Histoires de nuages présente un récit inédit de l'histoire de la photographie des nuages depuis l'invention du médium, au début du XIXe siècle, à aujourd'hui. Phénomènes par nature éphémère, les masses nuageuses fascinent le monde de l'art depuis l'Antiquité : comment saisir ces nuées ? que signifient-elles ? qu'annoncent-elles ? leurs formes sont-elles identiques à travers le monde ? sont-elles le miroir de notre psyché ? peut-on les reproduire artificiellement ? Artistes et scientifiques se passionnent pour le ciel et ses manifestations depuis des siècles, aussi quand paraît le procédé de la photographie et ses possibles pour capturer le réel, inventeurs, chimistes, astronomes, météorologistes, ingénieurs et surtout pionniers de la photographie vont mettre en place des procédés techniques innovants, qui offrent désormais de nouvelles manières de voir et de comprendre le monde. Réalisé à partir de la prestigieuse collection Archive of Modern Conflict, conservée à Londres, le livre offre une immersion dans un corpus photographique rare, augmenté d'images extraites de fonds de renom, parmi lesquels ceux de la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie. Organisé de manière thématique, Histoires de nuages se déploie comme un grand album photographique ponctué de portfolios et essais. Reconnue pour la mise en valeur de collections méconnues, Luce Lebart souligne ici les apports tant documentaires, qu'esthétiques et scientifiques de la photographie de nuages à l'histoire du médium. Cette photographie a ainsi participé à la mise en place d'une classification internationale des nuages et à l'établissement d'une nomenclature, car autrefois les nuages n'avaient pas de nom.
Date de parution
08/10/2026
Poids
300g
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EAN
9782365114158
Titre
Nuages - version française
Auteur
Lebart Luce
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
0
Poids
300
Date de parution
20261008
Nombre de pages
0,00 €
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Comment ne pas être fasciné par la vie et l'oeuvre d'Albert Kahn (1860-1940), qui, au tournant du XXe siècle, voua sa fortune à un projet humaniste fait de paix et d'entente entre les peuples ? Amoureux de la diversité des cultures comme de la nature, il se saisit des inventions techniques du moment - le cinématographe, la photographie en relief et le procédé autochrome - pour dresser un inventaire en images d'un monde alors en pleine transformation : les Archives de la Planète. Ces images remarquables, conservées au musée départemental Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt, forment une collection unique au monde. Le passé rejaillit sous nos yeux dans les couleurs lumineuses des autochromes et le mouvement des films, tandis que le jardin aux multiples espèces offre un écrin végétal exceptionnel pour partager ce rêve d'harmonie.
Ils s'appellent Walker Evans, Dorothea Lange, Henri Cartier-Bresson, Philippe Halsman, Robert Mapplethorpe, Seydou Keyta ou Raymond Depardon. Ils ont conclu le xixe siècle et ont ouvert le xxe en en fixant les couleurs désormais immuables. En saisissant un instant, un moment, un regard, ils ont bouleversé l'art photographique et changé à jamais la vision portée sur le monde et les choses. Leurs clichés, témoins de l'Histoire, des révolutions sociales, de la misère, de la souffrance ou des drames humains, mais aussi de la beauté des êtres et des éléments, sont devenus des icônes. Retrouvez pour chacun des grands photographes, de Man Ray à Nan Goldin, leur parcours personnel et artistique ainsi que des explications sur une de leurs oeuvres les plus emblématiques et les techniques qu'ils utilisaient. Découvrez leurs combats, leurs audaces, et l'oeil neuf qu'ils posèrent sur les hommes et le paysage pour en renouveler à jamais les images. Luce Lebart est historienne de la photographie et commissaire d'exposition, auteur de nombreux livres et articles parmi lesquels Les Silences d'Atget et Lady Liberty. Directrice depuis 2016 de l'Institut canadien de la Photographie du Musée des Beaux-Arts du Canada, elle dirigeait auparavant les collections de la Société française de photographie à Paris.
Au fil du XXe siècle, poètes, écrivains, artistes, photographes, collectionneurs, conservateurs et historiens ont contribué à inscrire l'oeuvre d'Eugène Atget (1857-1927) dans l'histoire de l'art. Photographe des petits métiers, des devantures de boutiques, des cours d'immeubles, Atget ne s'est jamais engagé dans aucun mouvement artistique, se retranchant derrière une pratique documentaire. Alors qu'il a laissé au monde des milliers d'images, il n'a livré aucun écrit sur sa conception de la photographie, son esthétique, son passé ou son avenir. Ce silence a paradoxalement produit quantité de discours. Découvert par Man Ray et dévoilé par Berenice Abbott, il est perçu comme annonciateur du surréalisme, mais aussi comme précurseur de la nouvelle objectivité et de la photographie documentaire, ou assimilé aux avant-gardes. Atget fait parler et suscite de nombreuses questions : art versus artisanat, photographie versus document, oeuvre versus archive. Son oeuvre pose magistralement la question du concept d'auteur. Luce Lebart réunit pour la première fois une quarantaine de textes passionnants, qui tous participent à la reconnaissance atypique parce que posthume du "photographe des photographes" dont ceux de Man Ray, Robert Desnos, Walter Benjamin, Pierre Mac Orlan, Berenice Abbott, Walker Evans, Manuel Alvarez Bravo, Edward Weston, Robert Doisneau, Takuma Nakahira, Robert Adams, Peter Galassi, Clement Greenberg, Rosalind Krauss et Abigail Solomon-Godeau.
Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Replaced, de Diana Markosian, explore les séquelles de l'amour à travers des reconstitutions et une narration visuelle à plusieurs niveaux, utilisant la caméra comme un outil d'expression pour revisiter le passé tout en le façonnant activement dans le présent. Ce qui s'était autrefois déroulé hors de son contrôle est désormais mis en scène, cadré et rejoué, brouillant la frontière entre documentaire et fiction, tandis que Markosian prolonge encore un peu cette relation, oscillant entre l'envie de lâcher prise et le désir de s'accrocher. Dans la suite logique de ses précédents travaux qui questionnent à la fois l'intime et les sujets universels de la famille, notamment par l'utilisation de la mise en scène et d'une forme d'auto-fiction, la photographe s'interroge dans ce nouveau livre sur le deuil d'un relation amoureuse. La narration déploie toutes les étapes de la vie de couple à travers des images qui rejouent le passé de son point de vue, pour finalement se réapproprier des souvenirs qui ont pourtant disparus.
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation :il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite.Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes.Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines œuvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
Inaugurée en 1938, l'ensemble de Târgu Jiu de Constantin Brancusi et situé dans le sud-ouest de la Roumanie, se déploie en trois volets : la Table du silence, la Porte du baiser et la Colonne sans fin. Depuis de longues années, le sculpteur rêvait d'installer dans l'espace publique une oeuvre monumentale. Lorsque la commande arrive en 1937 du gouvernement roumain, qui souhaite célébrer la mémoire des soldats morts durant la Première Guerre mondiale, Brancusi retourne dans son pays natal après trente années de voyages en Europe qui le mènent à Paris où il finit par s'installer en 1905. Ses oeuvres s'organisent par séries et pour le site l'artiste va peu à peu choisir des pièces en gestation dans l'atelier, notamment le célèbre Baiser. Depuis les années 1930, le complexe de Targû Jiu incarne à la fois la quintessence de l'oeuvre d'une figure majeure de la modernité, ainsi qu'un site hautement symbolique dans l'histoire roumaine contemporaine. Fasciné par la puissance allégorique du site, son compatriote roumain Mircea Cantor a photographié au fil des heures de la journée les trois ponctuations sculpturales, jouant avec les ombres portées, le grain de la pierre, les lignes profilées. Obsédé par le motif, comme Brancusi, Cantor saisit les noeuds qui se succèdent et se perdent dans l'infini du ciel de la Colonne sans fin, s'approche au plus près des yeux accolés du couple du Baiser, souligne l'alignement des formes géométriques de l'ensemble. Dans un geste de miroitement, Cantor revisite à travers son langage un site iconique de la culture autant roumaine qu'universelle.