Au lendemain de son indépendance, le Ghana devient le laboratoire d'un puissant récit visuel tourné vers l'avenir. Livres de photographies, imprimés et créations artistiques participent alors à l'élaboration d'une nouvelle représentation du pays, affranchie des regards coloniaux. L'ouvrage accompagne l'exposition éponyme présentée aux Rencontres d'Arles du 6 juillet au 4 octobre 2026. Après plus d'un siècle passé sous domination britannique, le Ghana, ancienne Côte-de-l'Or, célèbre son indépendance le 6 mars 1957, porté par la détermination des groupes politiques ghanéens, et notamment de Kwame Nkrumah, qui deviendra le premier président en 1960. Artisan du projet panafricaniste, le pays ouvre ainsi au reste de l'Afrique subsaharienne la voie vers l'émancipation politique. À l'aube d'une liberté nouvelle s'annoncent des temps complexes, où le Ghana doit à la fois construire les structures de son État, renforcer son autorité politique dans le contexte de la guerre froide et se forger une identité nationale. Parmi les multiples défis d'ordres économique, social et politique, la refonte d'une identité propre tant culturelle qu'intellectuelle est au coeur du projet d'émancipation du Ghana. Musique, théâtre, danse, littérature et arts visuels participent de cet élan en prolongeant de manière sensible cette récente expérience de liberté. La photographie occupe alors une place cruciale dans l'élaboration de l'image de la jeune nation, au sein de son territoire comme à l'étranger. Billets de banque, brochures, magazines illustrés, cartes postales, timbres et même textiles sont les supports de cette nouvelle image nationale. Fier de ses premiers accomplissements et objet d'admiration hors de ses frontières, le Ghana suscite une effervescence éditoriale, au seuil de son indépendance dans les années 1960-1970. Le pays voit ainsi son image analysée, documentée et célébrée sous de multiples facettes dans de nombreux livres de photographies. À l'instar des désormais emblématiques Ghana : An African Portrait (1976) de Paul Strand ou encore The Roadmakers (1961) du photographe américain Willis E. Bell et de la dramaturge ghanéenne Efua Sutherland, ces ouvrages offrent de nouveaux espaces de représentation du pays et de son peuple, aux antipodes de l'iconographie coloniale. Ghana ! Rêver l'indépendance explore cet imaginaire visuel qui s'épanouit en particulier dans l'édition, et l'imprimé en général, durant les premières décennies de l'indépendance. En dialogue avec ces représentations historiques, les artistes contemporains Rita Mawuena Benissan et Carlos Idun-Tawiah interrogent et éclairent cet héritage visuel qui se vit ? entre doutes, espoir et nostalgie ? plus que jamais au présent.
Date de parution
09/07/2026
Poids
800g
Largeur
202mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782365114806
Auteur
Amao Damarice
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
202
Date de parution
20260709
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
À l'occasion de l'exposition " Eli Lotar " qui se tiendra au Jeu de Paume de février à mai, retour sur le parcours méconnu de ce photographe cinéphile majeur (1905-1969). Un éclairage attendu sur une figure opaque et complexe, pourtant emblématique du surréalisme, du cinéma d'avant-garde et de la Nouvelle Vision. Un livre en réponse au vide éditorial constaté à ce jour : aucun livre n'est paru sur Eli Lotar depuis le catalogue de sa première exposition il y a 23 ans.
Qui était vraiment Dora Maar ? C'est a cette question que la rétrospective du Centre Pompidou souhaite répondre en dévoilant l'une des artistes les plus singulières de la première moitié du XXe siècle. Photographe et peintre, incontournable figure du surréalisme, Dora Maar (1907-1997) a côtoyé et influencé de nombreuses personnalités du milieu artistique et littéraire parisien : Nusch et Paul Eluard, Pablo Picasso ? dont elle fut la muse ?, André Breton et Jacqueline Lamba, Man Ray ou encore Georges Bataille. L'exposition et l'ouvrage qui l'accompagne mettent l'accent, au-delà de ses célèbres photomontages surréalistes, sur le travail de Dora Maar pour la mode et le portrait, sur son engagement social et politique à travers le reportage, et montrent ses oeuvres peintes souvent inédites.
Ne visitez pas l'exposition coloniale", ce tract de mai 1931 donne le ton de la vive dénonciation par le groupe surréaliste de la politique impérialiste de la France. Alors que l'exposition coloniale est inaugurée en grande pompe est organisée la contre- exposition intitulée "La vérité sur les colonies". Cet ouvrage met en lumière un chapitre mal connu du combat des avant-gardes à travers une iconographie subversive.
Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Replaced, de Diana Markosian, explore les séquelles de l'amour à travers des reconstitutions et une narration visuelle à plusieurs niveaux, utilisant la caméra comme un outil d'expression pour revisiter le passé tout en le façonnant activement dans le présent. Ce qui s'était autrefois déroulé hors de son contrôle est désormais mis en scène, cadré et rejoué, brouillant la frontière entre documentaire et fiction, tandis que Markosian prolonge encore un peu cette relation, oscillant entre l'envie de lâcher prise et le désir de s'accrocher. Dans la suite logique de ses précédents travaux qui questionnent à la fois l'intime et les sujets universels de la famille, notamment par l'utilisation de la mise en scène et d'une forme d'auto-fiction, la photographe s'interroge dans ce nouveau livre sur le deuil d'un relation amoureuse. La narration déploie toutes les étapes de la vie de couple à travers des images qui rejouent le passé de son point de vue, pour finalement se réapproprier des souvenirs qui ont pourtant disparus.
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation :il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite.Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes.Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines œuvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
Histoires de nuages présente un récit inédit de l'histoire de la photographie des nuages depuis l'invention du médium, au début du XIXe siècle, à aujourd'hui. Phénomènes par nature éphémère, les masses nuageuses fascinent le monde de l'art depuis l'Antiquité : comment saisir ces nuées ? que signifient-elles ? qu'annoncent-elles ? leurs formes sont-elles identiques à travers le monde ? sont-elles le miroir de notre psyché ? peut-on les reproduire artificiellement ? Artistes et scientifiques se passionnent pour le ciel et ses manifestations depuis des siècles, aussi quand paraît le procédé de la photographie et ses possibles pour capturer le réel, inventeurs, chimistes, astronomes, météorologistes, ingénieurs et surtout pionniers de la photographie vont mettre en place des procédés techniques innovants, qui offrent désormais de nouvelles manières de voir et de comprendre le monde. Réalisé à partir de la prestigieuse collection Archive of Modern Conflict, conservée à Londres, le livre offre une immersion dans un corpus photographique rare, augmenté d'images extraites de fonds de renom, parmi lesquels ceux de la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie. Organisé de manière thématique, Histoires de nuages se déploie comme un grand album photographique ponctué de portfolios et essais. Reconnue pour la mise en valeur de collections méconnues, Luce Lebart souligne ici les apports tant documentaires, qu'esthétiques et scientifiques de la photographie de nuages à l'histoire du médium. Cette photographie a ainsi participé à la mise en place d'une classification internationale des nuages et à l'établissement d'une nomenclature, car autrefois les nuages n'avaient pas de nom.
Cloud Stories presents a fresh account of the history of cloud photography, from the invention of the medium in the early 19th century to the present day. Naturally ephemeral phenomena, cloud formations have fascinated the art world since antiquity: how can these clouds be captured? What do they signify? What do they foretell? Are their shapes identical across the globe? Are they a mirror of our psyche? Can they be artificially reproduced? Artists and scientists have been fascinated by the sky and its manifestations for centuries, so when the process of photography emerged?;along with its potential to capture reality?;inventors, chemists, astronomers, meteorologists, engineers, and above all, pioneers of photography, set about developing innovative technical processes that now offer new ways of seeing and understanding the world. Drawing on the prestigious Archive of Modern Conflict collection, housed in London, the book offers an immersive exploration of a rare body of photographic work, enriched with images from renowned collections, including those of the Bibliothèque nationale de France and the Société française de photographie. Organized thematically, Cloud stories unfolds like a grand photographic album punctuated by portfolios and essays. Renowned for bringing lesser-known collections to light, Luce Lebart highlights here the documentary, aesthetic, and scientific contributions of cloud photography to the history of the medium. This photography thus played a role in the development of an international cloud classification system and the establishment of a nomenclature, as clouds once had no names.