Vient le moment où il faut dire assez. Assez des intimidations, des oppositions binaires, des affrontements dogmatiques. Autant d'impasses qui empêchent de penser le présent. Autant d'affaiblissements face aux assassins. Assez de juger islamophobe toute critique de l'islam ou de rendre complice du terrorisme quiconque ne met pas les musulmans dans le sac du fanatisme islamiste. Assez de voir dans les " issus de l'immigration " des menaces contre l'identité française ou de ne les regarder que comme des dominés et des victimes. Assez des concurrences identitaires, tandis que la peur de la différence (de religion, de culture) se conjugue avec la peur de l'indifférenciation (de sexe, de genre). Assez des confusions délibérément entretenues, qui transforment tout défenseur du libéralisme culturel en acteur de la financiarisation du monde. Ou qui font du féminisme tantôt l'autre nom du néocolonialisme, tantôt l'une des composantes de l'horreur sociétale, responsable de l'abandon du peuple et de la montée du Front national. Du pain et des roses, voilà ce que réclamaient des ouvrières de l'industrie textile au début du XXe siècle. Comparant le féminisme à du chocolat, voilà ce que certains, en ce début du XXIe siècle, veulent interdire au nom d'une prétendue loyauté religieuse ou communautaire. L'auteure nous propose un autre programme : respirer le parfum des roses et goûter la saveur du chocolat, c'est-à-dire réhabiliter l'émancipation, restaurer le collectif, retrouver l'universel. "
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Nombre de pages
150
Date de parution
03/03/2016
Poids
210g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782876236479
Titre
Sortir du manichéisme. Des roses et du chocolat
Auteur
Storti Martine
Editeur
MICHEL DE MAULE
Largeur
151
Poids
210
Date de parution
20160303
Nombre de pages
150,00 €
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Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
L'impression d'avoir eu deux vies, l'une avant 1981, l'autre après. Avant : l'enfance dans une famille ouvrière, le salut par l'école de la République, les études à la Sorbonne, l'engagement politique, le désir de révolution, le bonheur de Mai 68, l'enseignement de la philosophie dans une ville du nord, le Mouvement de libération des femmes, le journalisme à Libération. Après : la gauche au pouvoir, la pesante décennie quatre-vingt, les années des gagnants et des gagneurs... Un récit singulier, un échantillon d'une génération. De l'après-guerre à la fin du siècle, peut-titre une histoire banale, celle d'une formidable aspiration à un monde meilleur, d'enthousiasmes et de combats collectifs, d'illusions perdues, de blessures politiques et morales. Récit d'un chagrin de privilégiée, quand la peine et la misère sont toujours si grandes sur cette terre pour tant d'hommes et de femmes. Un chagrin cependant.
De 1974 à 1979, Martine Storti est journaliste à Libération. Jour après jour, elle suit l'évolution des idées et des revendications féministes et participe à leur diffusion dans la société française. Rassemblés ici, ses articles racontent l'histoire d'une émancipation, d'une libération, en restituent les tumultes et l'insolence. Ils disent les manifestations, les luttes, les victoires et les défaites... Ils disent les combats pour la liberté de l'avortement, contre le viol ou pour l'égalité dans le travail... Ils disent les polémiques, les résistances, les injures et les ripostes... Ils disent aussi la quête d'une autre manière d'être et de vivre... Ces années folles et fondatrices sont notre héritage.
Résumé : Ce roman entrelace trois récits : celui, au jour le jour, des journées devenues historiques, de mai à juin 68, à travers le coup de foudre de Jeanne et de Louise ; celui de la rencontre entre Nietzsche et Lou Salomé, en Italie, un autre mois de mai dans un autre siècle ; celui des années ultérieures de Jeanne, à la fois années de déniaisement et du refus de l'acquiescement. L'éblouissement amoureux comme métaphore de l'éblouissement de Mai 68, l'enchantement d'une nouvelle naissance, d'un monde nouveau, la fête de Mai, non dans " l'interdit d'interdire " mais comme grève générale, désir et attente de la révolution, comme mise en ?uvre d'une autre manière de vivre...
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.