
L'Acquittement
Mil neuf cent quarante-six. Un homme revient au bout de 20 ans dans le village où il a commencé sa vie d'adulte. Quelle est la faute dont cet homme cherche l'acquittement ? Peut-on jamais être absous de ce dont nous sommes coupables ? Mil neuf cent quarante-six. Un homme revient au bout de 20 ans dans le village où il a commencé sa vie d'adulte. Quelle est la faute dont cet homme cherche l'acquittement ? Peut-on jamais être absous de ce dont nous sommes coupables ? Petit bijou d'une netteté cristalline, qui vous laisse pourtant dans un trouble entêtant comme un parfum, à vous y faire replonger en finissant. Raymond Bertin, Voir Son second roman, L'Acquittement, poursuit le patient travail entrepris par Gaétan Soucy : celui de nous plonger, loin de tout fantastique ou merveilleux, dans une atmosphère d'étrangeté, et de nous faire passer, entre gravité et sobriété, de l'autre côté du miroir. Pour ce faire, l'auteur dispose d'atouts de poids, notamment son style, impeccable, qui sait par petites touches créer un espace où les questions sont plus importantes que les réponses. Blandine Campion, Lettres québécoises Prix du grand public La Presse/Salon du livre de Montréal 1999 Prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec 1999 Prix Nessim Habif de l'Académie royale de la langue et de la littérature françaises de Belgique pour l'ensemble de son oeuvre 2003
| Nombre de pages | 130 |
|---|---|
| Date de parution | 06/02/2009 |
| Poids | 155g |
| Largeur | 127mm |
| EAN | 9782764600689 |
|---|---|
| Titre | L'Acquittement |
| Auteur | Soucy Gaétan |
| Editeur | BOREAL |
| Largeur | 127 |
| Poids | 155 |
| Date de parution | 20090206 |
| Nombre de pages | 130,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
Music-Hall !
Soucy GaétanVoilà pourquoi, ayant débouché sur l?avenue de son logis, il fit un détour par les ruelles pour éviter de passer devant ce lieu de perdition. Cela l?obligeait à traverser la cour de l?abattoir Salaison Supreme, sans accent circonflexe. Par bonheur, la nuit, on n?y égorgeait pas de bêtes. Un placard dominait l?entrée cochère, représentant un homme à moustaches, couteau à la main, et le tablier cramoisi; au-dessus de lui, sur un ruban porté par des angelots à figure de cochonnets, la devise de la compagnie, rédigée en latin, et dont le sens était: Aux chrétiens l?extrême onction, aux bêtes du diable la salaison suprême. L?asphalte de la cour était gluant de sang coagulé, la semelle de ses baskets faisait scouik-scouik en marchant dessus. L?odeur qui faisait le fond de l?air était en harmonie avec le reste. Xavier arriva enfin à l?édifice à logements. Quelle heure pouvait-il être à présent? Il se dirigea vers la cage de l?ascenseur qui, comme de coutume, était sorry d?être out of order, disait la pancarte, et il dut monter à pied jusqu?à son réduit, huitième et dernier étage, qu?il atteignit à moitié mort. Dans le corridor ne luisait qu?une veilleuse. Il chercha sa porte à tâtons, mais il n?était plus jambé très solide et c?était aussi pour prendre appui aux murs. Il y eut tout à coup quelqu?un à ses côtés, une ombre, un climat, pas même à dix longueurs de pouce de son c?ur. Il la reconnut à la noirceur luisante de sa chevelure, à son odeur de femme aussi. Il tremblait quand il écrivait ce nom dans les lettres qu?il adressait à sa s?ur. Mademoiselle Ohara. ? Peggy Sue Ohara. Elle avait vingt-deux ans, et elle impressionnait Xavier, parce qu?elle connaissait les choses de la vie, qu?elle avait beaucoup vécues. Elle savait faire en outre des choses incroyables avec ses cheveux. Chaque jour, ce n?était pas pareil. Elle était coiffeuse, d?ailleurs. Certains soirs, pour arrondir, et par amour aussi, elle vendait des livres dans une librairie d?occasion (à ce qu?elle disait). Elle voulait toujours qu?il l?appelle Peggy, juste Peggy. Mais l?apprenti n?en était juste pas capable. Elle trouvait que Xavier rentrait tard et le lui fit remarquer gentiment. Comme d?habitude en sa présence, Xavier ne savait où mettre ses mains, ses pieds, son c?ur, ses genoux, son visage, ainsi de suite.Sur commandeCOMMANDER20,30 € -
Catoblépas
Soucy GaétanRésumé : Sur la place d'une petite ville de province, une femme monte la garde. C'est la Religieuse. Droite, fière, impérieuse, elle tente d'apercevoir, à la fenêtre d'une maison voisine, Robert, le Catoblépas, l'enfant qu'elle a élevé depuis sa naissance et qui est aujourd'hui un homme, l'enfant qu'elle a soigné comme une mère, mieux qu'une mère, peut-être... C'est à ce moment que paraît Alice, " l'âme délavée, écrapoutie " par vingt ans d'enfermement dans un hôpital psychiatrique. Elle dit être la véritable mère clé Robert, qu'on lui aurait arraché à la naissance. Dans l'affrontement qui s'engage alors, seule la mort sera victorieuse. Plus qu'une suite à La petite fille qui aimait trop les allumettes, ce premier texte dramatique de Gaétan Soucy forme, à côté du roman, comme le second volet d'un diptyque. Après l'implacable tyrannie du père, c'est l'empire terrible des mères que Soucy traduit dans une langue inoubliable. Car, encore une fois, l'auteur de La petite fille, invente une langue somptueuse pour dire le destin de ses personnages, une langue où résonnent les échos du Grand Siècle, mais, surtout, où bat le c?ur de l'humanité la plus nue. (Le texte de Catoblépas est suivi d'une entrevue accordée par Gaétan Soucy à Stéphanie Jasmin.)Sur commandeCOMMANDER11,50 € -
La Petite Fille qui aimait trop les allumettes
Soucy GaétanDeux enfants sont livrés à eux-mêmes après le suicide de leur père. La loi paternelle disparue, ils vont découvrir le monde et chercher à forger leur identité. Mais cette liberté nouvelle est une épreuve qu'il n'est pas toujours facile de négocier quand le réel côtoie chaque jour l'imaginaire et que le monde civilisé se comporte de bien étrange manière ...Sur commandeCOMMANDER6,95 €
Du même éditeur
-

Envoûtante Lhasa
Goodman Fred ; H. Arthur ; Calvé NicolasJ'adore la musique de Lhasa de Sela, avec ses influences mexicaines, gitanes, de soul, de rock, de Billie Holiday, le tout empreint d'une douce mélancolie. Lire sa biographie m'a permis de comprendre les sources de son inspiration, et depuis je me sens plus proche d'elle lorsque j'écoute sa musique.Sur commandeCOMMANDER20,00 € -

Enlève la nuit
Proulx MoniqueRésumé : On peut venir au monde à tout âge. Pour Markus, cela se passe au début de la vingtaine, quand il s'enfuit de la communauté fermée qui l'a vu naître et qui l'étouffe. Le voici donc plongé dans le " Frais Monde ", dans la jungle urbaine, au risque de se noyer. Je vous raconte tout ainsi en vrac, les cauchemars comme les petits morceaux ridicules, pardonnez-moi si je ne sais pas faire la différence et trier les mouvements de mon univers par ordre de grandeur, car tout me semble important à dire, la douleur déchirante qu'est ma mère tout autant que ma faim sans bon sens pour les Mignonnes, tout il me semble doit être livré par le menu, de peur d'oublier les pièces d'or peut-être dissimulées dans les poubelles de ma vie. On peut venir au monde à tout âge. Pour Markus, cela se passe au début de la vingtaine, quand il s'enfuit de la communauté fermée qui l'a vu naître et qui l'étouffe. Le voici donc plongé dans le " Frais Monde ", dans la jungle urbaine, au risque de se noyer. Ce n'est pas un hasard si Markus se retrouve à aider les plus mal pris de la ville. Car Markus est différent. Il est dévoré par une flamme qui le pousse à éclairer ceux qui semblent souffrir d'obscurité - et ils sont nombreux. Comment trouver sa place sans perdre son âme ? Où se terre la Mignonne ultime qui lui fait si cruellement défaut ? Et qui est cette ombre qui veille sur lui depuis le début, ce vieil homme mystérieux que Markus surnomme " Maître K ", et qui se dérobe chaque fois qu'il l'approche ? Ce sont les mots et les yeux candides de Markus qui nous dévoilent les désastres ambulants partout, et l'aveuglement du monde libre qui court, qui court pour se fuir lui-même.Sur commandeCOMMANDER24,00 € -

Vies parallèles
Côté BenoîtAvec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? Le protagoniste de ce roman se nomme Benoît Côté. Il est banquier, coordonnateur des clients en Europe de l'Est, surtout en Russie, à la HSBCQ. Il est l'exemple parfait de ces Québécois quarantenaires, affairistes, ambitieux, hédonistes, comme il y en a tant depuis que la nouvelle république est devenue un paradis fiscal. C'est entre deux red-eyes Montréal-Saint-Pétersbourg qu'il croise par hasard Mathieu Rancourt, ancien compagnon d'études qu'il n'a pas revu depuis ses vingt ans. Mathieu est président d'une organisation confidentielle, la Société d'histoire du Québec, et il fait à Benoît une proposition étonnante. Ecrirait-il, pour la feuille de chou de la société, un texte autour de la question suivante : que serait devenu le Québec si, par un accident de l'histoire tout à fait improbable, le Non l'avait emporté en 1995 ? Benoît osera-t-il accepter ? Une telle entreprise ne risque-t-elle pas de faire ressurgir des souvenirs qu'il préfère oublier ? Avec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, le vrai, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? L'héritage reçu des générations passées a-t-il fait de nous ce que nous sommes ? Qui serions-nous si la vie avait été différente ?Sur commandeCOMMANDER24,00 €

