
C'est ici
Daniel Simon fait partie de ces auteurs profondément attachants et son dernier livre vient encore le confirmer. Au-delà de la tendresse même de sa langue, il y mène une réflexion profonde et lucide sur le peu qu'il nous reste une fois le chemin parcouru. Nostalgique, oui, mais pas seulement. Même si "le temps s'est pris les pieds dans le tapis de l'impuissance" , ce qui nous touche ici, au lieu de nous faire miroiter un passé qui aurait été meilleur, c'est le besoin de refaire union avec ce qui vit encore, s'éloigner doucement des lumières avec le souci permanent de "ne pas esquiver ce qui meurt, ne plus séparer le monde qui s'en va" . "C'est ici" est un livre ouvert qui ne se referme pas sur lui-même et qui ne veut surtout rien empêcher de ce qui viendra. Un livre bienveillant. Emouvant. Et un bel hommage rendu à la vie, avec délicatesse et modestie.
| Nombre de pages | 86 |
|---|---|
| Date de parution | 10/04/2025 |
| Poids | 410g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782390550495 |
|---|---|
| Auteur | Simon Daniel |
| Editeur | DESSERT DE LUNE |
| Largeur | 140 |
| Date de parution | 20250410 |
| Nombre de pages | 86,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Ce n'est pas rien
Simon DanielCe n'est pas rien poursuit l'écriture de l'auteur dans le bref, les "choses vues", l'ironie du monde, pour ne pas dire le burlesque des situations instables que vivent les hommes aujourd'hui. Un assemblage de textes brefs, de fictions, d'histoires d'amour, de réflexions sur l'écriture et la lecture, qui se rêve comme un livre de promenade, de chevet ou de rêverie…Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 € -

La carrière de Mauthausen. Accommoder le vide
Simon DanielCe livre investit un lieu très circonscrit: la carrière de granit qui jouxte le camp nazi de Mauthausen, en Autriche. Le site industriel détermina l'implantation du camp et en fut l'un des chantiers les plus tragiques. Déambuler dans un espace désaffecté depuis soixante-cinq ans n'a pas pour objet de servir la connaissance historique. Les postures mémorielles méritent analyse: le site passe pour l'un des plus éloquents de la galaxie concentrationnaire nazie - que le sinistre " escalier de la mort" emblématise. Assembler des fragments de récits de rescapés, interroger des photos SS, le discours historique, la rémanence de l'exploitation de la carrière dans le tissu local, la symbolique du granit: autant de repères qui attestent que le site s'est inscrit dans notre culture, ambiguïtés et contradictions incluses - tel cet extravagant concert voulu en 2000, sur le site, par les autorités autrichiennes. Les exigences et les productions de la mémoire sont subjectives et contingentes. Pour autant, les représentations qu'elles projettent font partie du sens et, à ce titre, interpellent les sciences sociales - au-delà de l'histoire stricto sensu. Cette conviction, qui n'est pas universellement admise, tend l'écriture de ce livre, s'il le faut, jusqu'au pamphlet.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

Dans le parc. Textes brefs
Simon DanielDans le parc des gens marchent sur des sentiers décomposés et lèvent les yeux vers les arbres qui se détournent de la nuit que chacun tente de chasser en poussant ses enfants devant soi. Des canards flottent lentement sur l'eau verte qui se ferme sur des plis impeccables. Ils vont le bec ouvert dans la fange qui les porte et plongent le cou jusqu'à la belle indifférence des matières. Ces traces qu'ils emmêlent en de rares sillages n'existent que pour nous qui passons comme des rêves de futurs si vite enfermés dans un présent qui folâtre sur le bord d'un étang.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Anita Conti poète, océanographe
Conti Anita ; Verschueren PatrickPoète ? Oui et définitivement oui. Poète, elle l'est, Anita Conti. Poète, bien avant que d'être océanographe et bien après l'avoir été. Poète par son regard, son appréhension du monde, sa modestie face à la science et son ironie face aux hommes qui prétendent tout maîtriser en faisant souvent le choix du pire. Et pourtant, elle n'a cessé de nous alerter sur la petitesse de nos connaissances scientifiques qu'elle considérait comme encore balbutiantes et a bien souvent préféré rire de la bêtise humaine, de la prétention masculine à se penser immortel alors que tous les signes de la nature lui indiquaient le contraire. Sa parole était sans doute en avance sur son temps. Aujourd'hui, elle est d'une terrible actualité. Il est donc urgent de la lire. De la faire entendre. De l'apprécier dans sa force et dans sa lucidité. D'autant qu'elle est à la fois la parole d'une poète et d'une scientifique : la parole d'une femme.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

L'imposture
Belleveaux Jean-ChristopheImposture. Dès le titre on est jeté sans ménagement dansl'univers "lyrico-décadent" de Jean-Christophe Belleveaux. Trèsvite, il en fixe le décor : "Cendrier : cormoran qui dégueule son trop plein depoisson. Mauvais whisky. "... On s'attend à retrouver un Bukowski échoué dans unvieux divan fatigué, revenu de tout, même de lui-même. Mais peu à peutransparait au fil des mots une rage, une soif inextinguible de liberté qui neveut ou ne peut se taire. En clamant l'imposture, l'auteur nousinvite à tracer, comme le fou de l'échiquier, des diagonales. Il nous invite àflirter avec la normalité "sur le bord ébréché du monde" et à repousser lesbarbelés qui marquent les frontières du dicible. Un défi qui mérite grandementd'être relevé. L'imposture est son quatrième livre publié auxCarnets du Dessert de Lune.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Qui va avec ailes
Guilbaud LuceRésumé : Ça vibre et vibrionne, ca pique trompe et suce, ça cocoone, larve, se transforme et ça s'envole, les insectes. Ça passe, perche, nid et plume, jour et nuit, ça siffle, chante et crie, ça gazouille, ça glousse et ça s'envole les oiseaux. Volants, pas voleurs, dans l'eau, l'air ou l'imaginaire, de conte et d'histoire, toujours avec ailes ne volent pas forcément. Et les autres qui ont aussi des ailes. Réel ou imaginaire, animal ou objet, il faut deviner qui va avec ailes.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

Hauts lieux de vivre
Veronique Joyaux ; Pierre RosinLa justesse d'un poème tient parfois à son naturel, et il y a des vers si bien venus que, avec une apparente facilité, la mer y bleuit mieux que dans la réalité même. L?écriture de Véronique Joyaux est comme une invitation à la nage parmi ces paysages affirmés. Le mot convoque avec intensité les formes simples de la nature. Les premières pages se tournent vite, jouissives, parcourues en dos crawlé, escapade sur une mer d'huile et tempérée. On se promène, on se démène par jeu, on respire. A chaque vers, toujours un peu d'embruns pour vous décaper les bronches, des branchages bruissant ou quelques galets doux roulant sous vos pieds. Pourtant, ces poèmes sont aussi autant de baïnes, pieges d'eau trop calme : des tourbillons se forment, des vagues se brisent, des échos se portent, des courants se répètent et nous voici bientôt toutes voiles dehors, en quête. Les saisons perdent leurs logiques et se confondent sous l'effet déformant de nostalgies profondes. On ne discerne peut-être pas tout tout de suite, mais jamais l'on ne se perd vraiment. L'auteur tient la barre d'une main ferme, sa détermination sans faille pour boussole. Des mots, des images reviennent. Insatisfaisants, ils retournent dans l'ombre avant qu'on ne les convoque à nouveau. Le paysage, lui, est sûr, ennobli, quintessencié. L'arbre, la feuille, l?île, le soleil, le rivage, le village. Le marchepied est là pour une élévation spirituelle, sans que nulle part le divin ne brille : ce qui existe ici porte en soi un suffisamment ample mystère. Puis enfin, une tentative de plus et l?écriture aboutit à Lui. Cet autre. Personnage. Voyageur sans bagage, un peu perdu, perclus de silences, aux aguets derrière la vitre. Mais qui est-il ? Vous lirez avec avidité ces poèmes pour le savoir et vous laisserez balloter dans l'après, dans l'avant, dans l'amour, dans le comment faire pour garder, pour revenir, pour ne pas se taire, ni chercher à ne plus être ni jouer à mourir. Ainsi Véronique Joyaux vous entraînera au coeur du sanctuaire, de l?énigme que portent en eux ces plus hauts lieux de vivre. Norman WarnbergNotes Biographiques : Véronique Joyaux est née en 1953 à Nantes, elle vit à Poitiers où elle a enseigné. Auteure de poèmes, de textes d'exposition, de livres d'artistes, elle a également écrit des nouvelles et un roman, et réalisé des broderies calligraphiques à partir de calligraphies-papier d'Hassan Massoudy qui ont fait l'objet de plusieurs expositions. Véronique Joyaux figure dans l'Anthologie de la Poésie française 2007 (Seghers) et co-anime la Maison de la Poésie de Poitiers. Certains de ses texes ont été publiés en arabe et Sillages improbables (2015) en américain. Hauts lieux de vivre est son dixième recueil.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 €
De la même catégorie
-

Combat toujours perdant
Houellebecq MichelNon, cette vie n'est pas suffisante, elle ne peut contenir la millième partie de nos rêves".EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

Des mots à ton adresse pour te dire merci. 8 poèmes intemporels
Sans doute cela paraît simple De dire une chose aussi simple. Chaque fois pourtant je sens bien Que je ne le dis pas très bien Et qu'il me faudrait d'autres mots Bien plus émouvants que mes mots... POESIES DE : Paul Verlaine Maurice Carême Victor Hugo Jules Barbey D'Aurevilly Jean Richepin Leconte de Lisle Emily DickinsonEN STOCKCOMMANDER7,95 €



