Le siècle le plus malade n'est pas celui qui se passionne pour l'erreur, mais le siècle qui néglige, qui dédaigne la vérité". A un siècle et demi de distance, ces fortes paroles de Lamennais nous interpellent : serions-nous malades à ce point ? En charge du dialogue avec l'incroyance de notre temps, le Secrétariat pour les non-croyants a fait appel aux meilleurs interprètes de l'indifférence religieuse : V. MIANO tente une approche théologique, cependant que G. COTTIER jette un regard sur les courants d'idées qui ont frayé le chemin dans l'histoire. W. KEILBACH analyse le phénomène du point de vue psychologique. Les causes sociologiques et historiques sont examinées par A. GRUMELLI et L. MEZZADRI, tandis que G. DE ROSA et G. MORRA réfléchissent sur les interférences entre la sécularisation, l'athéisme et l'indifférence religieuse. Dans une perspective pastorale, G. DEFOIS se demande : que faire lorsque le langage religieux, l'institution ecclésiale, l'éthique et la mystique chrétienne laissent indifférents ? Et de retourner la question à l'Eglise : est-ce qu'on n'a pas maintenu à tort un langage, des institutions, des valeurs et des expressions mystiques étrangères à l'homme contemporain ? La même question est posée, dans une autre perspective, par R. FARICY. Le livre se clôt sur une comparaison intéressante avec le phénomène de l'indifférence dans les religions non chrétiennes, Islam, Hindouisme. Bouddhisme. En notre société plurielle qui s'interroge sur ses convictions et titube sur ses certitudes, cet ensemble d'essais stimulants présentés par Mgr Paul POUPARD, responsable du dialogue de l'Eglise avec les non-croyants comme avec les cultures, nous incite à mettre en oeuvre le Concile réuni par Jean XXIII : "L'avenir est à ceux qui auront su donner aux générations de demain des raisons de vivre et d'espérer".
Nombre de pages
352
Date de parution
01/04/1997
Poids
1 101g
Plus d'informations
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EAN
9782701010618
Titre
L'indifférence religieuse
Auteur
SECRETARIAT POUR LES
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
1101
Date de parution
19970401
Nombre de pages
352,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage apporte un éclairage sur la Présidence française de l'Union européenne (PFUE) du 1er janvier au 30 juin 2022 et formule des propositions autour de trois grands axes de réflexion : la relance, la puissance et l'appartenance. Alors que la crise de la Covid-19 a mis les institutions de l'UE à rude épreuve, la Présidence française de l'Union européenne (PFUE) sera un moment crucial pour l'avenir de l'Europe. Elle s'ordonnancera autour d'un programme de travail législatif (publié le 1er décembre 2021) et portera une ambition de long terme pour le projet européen. Ce rapport est la synthèse de travaux et des auditions qui ont été réalisées sur différents sujets auprès de personnalités françaises de haut niveau. Il renouvelle l'exercice classique d'analyse des politiques européennes grâce à une approche plurielle et indépendante qui lui permet de prendre de la hauteur par rapport à ces sujets tout en gardant une perspective réaliste et opérationnelle. Les propositions et prises de position, rédigées sous forme de notes, s'articulent autour de cinq principaux chapitres.
L'objet de ce guide est de présenter l'ensemble des règles, principes et méthodes qui doivent être observés dans la préparation des textes normatifs : lois, ordonnances, décrets, arrêtés. Il permettra d'accompagner les rédacteurs au cours des différentes étapes de leur travail par des rappels théoriques, des conseils pratiques et des exemples. Se trouvent également ici rassemblées les principales réponses à leurs questions, qu'apportent la jurisprudence du Conseil constitutionnel, celle du Conseil d'Etat et les avis de ses formations administratives ainsi que les circulaires du Premier ministre. Cet ouvrage comprend une centaine de fiches regroupées ainsi : - Conception des textes : comprend quelques rappels sur la hiérarchie des normes et les différentes catégories de textes ; - Etapes de l'élaboration des textes : traite des questions de procédure en reprenant pour une large part des instructions du Premier ministre ; - Rédaction des textes : les règles ou bonnes pratiques de rédaction des textes recensées et organisées autour d'une dizaine de thèmes ; - Règles propres aux textes internationaux et communautaires et aux mesures individuelles : quelques développements portant sur les questions liées à l'élaboration, au suivi et à la transposition en droit interne des normes internationales et communautaires ; présentation des particularités procédurales des décisions individuelles, assorties du rappel des règles de compétence en la matière ; - Schémas logiques et cas pratiques : une synthèse des réponses aux principales questions - de fond, de forme, de procédure - que doit se poser l'administration au moment, où elle élabore un texte. Pour des catégories de textes - ou parties de textes - très fréquentes, des fiches présentent un vade-mecum : considérations juridiques, questions à résoudre et, dans toute la mesure du possible, modèles de rédaction. Cette troisième édition du Guide a été élaborée et actualisée par des membres du Conseil d'Etat et du Secrétariat général du Gouvernement.
A la demande du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques et sous l'égide du ministère de la Mer a été mis en place, après l'ouragan d'octobre 1987 qui a balayé bon nombre de ports de plaisance dans l'ouest de la France, un groupe de travail composé d'ingénieurs et de techniciens issus, de l'Administration, des entreprises, des bureaux d'études et de certification. Compte tenu de l'importance de la plaisance dans le marché du tourisme et des loisirs, du nombre de projets de ports connus sur le littoral français et de l'intérêt d'une spécification technique précise, ce groupe a élaboré sans apport de fonds particuliers, un guide à l'attention des maîtres d'ouvrages et bureaux d'études. Celui-ci donne les principaux éléments nécessaires aux techniciens dans le cadre de la réalisation, la gestion et l'exploitation d'un port de plaisance. La diffusion du présent document doit permettre, en étant accompagné du suivi par les concepteurs des indications qui y sont mentionnées, de mieux éclairer les maîtres d'oeuvre, d'améliorer l'économie globale des projets de plaisance pour les maîtres d'ouvrage, d'améliorer la qualité d'ensemble des prestations de la profession.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.