Un recueil de récits et nouvelles pour partie inédits où Leïla Sebbar nomadise avec Isabelle, son héroïne, sa muse, Isabelle Eberhardt. La jeune Russe devenue Isabelle l'Algérien connaît l'arabe, se convertit à l'Islam, se marie avec le spahi Slimène, chevauche dans le désert, fréquente les lieux des hommes - la mosquée, le café maure, parfois le bordel - et disparaît à vingt-sept ans dans la crue d'un oued... Isabelle relie les deux rives de la Méditerranée, les deux versants de l'identité croisée de Leïla Sebbar qui ne parle pas la langue de [son] père ? ; elle la révèle à elle-même au fil de ses livres, elle lui redonne son Algérie perdue. Leïla Sebbar & Isabelle Eberhardt, c'est toute une histoire, comme un roman sans fin que décrypte une troisième lettrée, Manon Paillot. Leïla Sebbar, née outre-mer d'un père algérien et d'une mère française, vit en France depuis l'âge de vingt ans. Elle y est arrivée en 1961 pour suivre ses études de lettres à Aix-en-Provence puis à Paris, où elle a été professeure de français, productrice à France Culture et critique littéraire. Parallèlement, elle a construit une oeuvre de romancière, de nouvelliste, d'essayiste et d'éditrice. Derniers livres parus, aux éditions Bleu autour ? : Dans la chambre (nouvelles, 2019), L'Algérie en héritage (collectif codirigé avec Martine Mathieu-Job, 2020) et Lettre à mon père (2021), dernier volet de sa trilogie autobiographique ? ; les deux premiers, Je ne parle pas la langue de mon père et L'arabe comme un chant secret, sont réunis dans un recueil préfacé par Marie-Hélène Lafon.
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Nombre de pages
192
Date de parution
16/09/2021
Poids
292g
Largeur
140mm
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EAN
9782358481540
Titre
Leïla Sebbar & Isabelle Eberhardt
Auteur
Sebbar Leïla ; Paillot Manon ; Pignon Sébastien
Editeur
BLEU AUTOUR
Largeur
140
Poids
292
Date de parution
20210916
Nombre de pages
192,00 €
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Paris, 13e, 19 Juin 2010. Brocante boulevard Blanqui. Le couple a abandonné sa place aux brocanteurs. 11 heures. Elle me demande une cigarette près de la BNP Paribas. Je ne fume pas. Elle se dirige vers le passant suivant. 17 heures. Ils dorment tête-bêche contre la bâche de la brocante. Elle, la jambe gauche repliée couverte d'un bas résille, l'autre non. Lui, couché sur le côté droit, la main gauche glissée dans son jean à elle, au creux des fesses. 21 Juin 2011, 11 heures. C'est l'été. L'un est assis en tailleur. L'autre, allongée en odalisque, sa position favorite. Il roule une cigarette, longuement. Elle s'impatiente. Il l'allume, la lui donne. 10 Septembre 2011. Seul sous le viaduc, agenouillé devant une canette strong, comme en prière, il ne bouge pas. Où est-elle ?
Alger, aujourd'hui. Que sait la jeune fille au balcon? Que tout est interdit, dangereux, suspect... Elle rêve d'amour, mais ne quittera pas son refuge. Dehors, c'est l'heure de tous les dangers, imaginaires ou réels. En six nouvelles, Leïla Sebbar raconte les liens passionnels entre l'Algérie et la France, les conflits d'identité, les affrontements entre tradition et modernité. Biographie: Née en Algérie, Leïla Sebbar vit en France. Journaliste, elle est aussi l'auteur de nombreux romans et recueils de nouvelles dont Lettres parisiennes avec Nancy Huston.
Le métro. Paris. Une Babel souterraine au-delà des mers, où se croisent les visages et les corps, les accents et les langues. Des instantanés, notés à la vitesse du métro, ironiques et tendres. Saynètes, dialogues, portraits. Des histoires furtives, éphémères, qui racontent deux minutes trente-cinq de bonheur ou de malheur.
Extrait La Bien-aimée Je l'ai aimé, oui. Je l'ai aimé. Je ne voulais pas qu'on l'enferme. Je n'ai pas porté plainte. Il ne m'a pas violée. Mes frères ont dit «pour l'honneur», l'honneur du clan des hommes. Je n'appartiens pas à la tribu, elle a disparu depuis longtemps, la tribu, dispersée, dégénérée, mon honneur n'est pas le sien. Ils ne me possèdent pas, ils croient que je suis à eux, les femmes qui obéissent racontent que je suis comme elles, fidèle à nos hommes, quels hommes ? Ainsi, je serais l'honneur de la tribu, fidèle à la loi de Dieu. Je ne l'ai pas toujours su, je sais désormais que la loi de Dieu, c'est la loi des hommes, des savants peut-être. On les dit sages, des érudits capables de citer de mémoire, au mot près, le Livre et les commentaires des transmetteurs, du premier au dernier, ayant passé des années de leurs jeunes et vieilles vies penchés sur les livres qui disent Dieu, la vie et la mort, le bien et le mal, le licite et l'illicite. Les sciences de la religion habitent le coeur, l'âme et le corps de ces hommes pieux. Je les ai lus, je les ai entendus, je sais ce qu'ils disent et ce qu'ils se disent lors des controverses où on les invite. Je ne veux pas les écouter, ils n'aiment pas la vie, ils n'aiment pas les femmes. Et les femmes les aiment. Où sont les hommes dans ces hommes-là ? Où est l'esprit, où est la grâce ? Et la générosité, où est-elle ? --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Zia Bey Koubanine / Ancien contrôleur financier de l'Empire ottoman / 1872-19243". Intrigué par cette épitaphe gravée sur une tombe du cimetière de Fribourg, l'historien Patrick Minder est parti à la recherche de ce Zia Bey (Ziya, en turc), né sur les bords de la Volga et difficile à suivre... Il relate ici cette filature au long cours qui tiendrait du roman policier si elle ne procédait pas de la méthode historique. Jalonnée d'indices enfouis dans maintes archives, elle le mène d'Istanbul à la Suisse, via la Grande-Bretagne et la France. Et il découvre que cet obscur fonctionnaire ottoman, de mèche avec un riche Arménien traître aux siens, est devenu un espion à la solde de l'Allemagne à l'époque de la Grande Guerre. Un récit haletant. Et la recherche historique en action.
Ce livre n'est pas comme les autres. Son auteur non plus, d'une exubérance folle face à son clavier, ici plus que jamais. Ecrire lui est une fête baroque : courbes en tout genre, surtout féminin ; facétieuses et érudites notes de bas de page ; citations à gogo, littéraires, cinématographiques, publicitaires : "Seigneur, prie saint Augustin, donne-moi la chasteté et la continence, mais ne le fais pas tout de suite. " Alain Ferry : "La mort a trop sale gueule. Donc, s'en détourner. Et entrer dans la danse des mots qui, Jabès l'a dit, sont de la mort sans en avoir l'R." Tout part de la rue Desaix ("de Sexe") à Bône, en Algérie, où il s'est épris du français. Dans cette langue amie du grave, de l'hilare et même des perles qui affriandent les cochons, il dit mille et une choses de la vie, et c'est un plaisir sans fin.
Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.4e de couverture : Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.
Camus Albert ; Bénisti Jean-pierre ; Mathieu-Job M
Voici une cinquantaine de lettres d'Albert Camus à des proches d'Alger rencontrés quand il avait vingt ans : le sculpteur et peintre Louis Bénisti (1903-1995), son frère Lucien et leurs épouses respectives. Aux lettres et fac-similés sont associées, comme autant de traces d'un univers sensible et partagé, des reproductions d'oeuvres de Louis Bénisti, de photographies et d'autres documents. A la faveur de ce dialogue amical, intellectuel et artistique, Camus exprime son idée et sa pédagogie de la philosophie ou ses exigences et scrupules d'éditeur. Surtout, il se livre en toute confiance et simplicité. Confronté à la maladie et aux difficultés de sa vie affective, il aborde la carrière littéraire à la fois inquiet et empli d'espoir, jusqu'à l'arrivée du tourbillon de la célébrité. Exceptionnelle par la précocité et la longévité des amitiés qui la fondent, cette correspondance inédite affine notre vision de l'écrivain. Elle éclaire aussi l'effervescence créatrice d'une jeune génération dans l'Algérie des années 1930.