Extrait La Bien-aimée Je l'ai aimé, oui. Je l'ai aimé. Je ne voulais pas qu'on l'enferme. Je n'ai pas porté plainte. Il ne m'a pas violée. Mes frères ont dit «pour l'honneur», l'honneur du clan des hommes. Je n'appartiens pas à la tribu, elle a disparu depuis longtemps, la tribu, dispersée, dégénérée, mon honneur n'est pas le sien. Ils ne me possèdent pas, ils croient que je suis à eux, les femmes qui obéissent racontent que je suis comme elles, fidèle à nos hommes, quels hommes ? Ainsi, je serais l'honneur de la tribu, fidèle à la loi de Dieu. Je ne l'ai pas toujours su, je sais désormais que la loi de Dieu, c'est la loi des hommes, des savants peut-être. On les dit sages, des érudits capables de citer de mémoire, au mot près, le Livre et les commentaires des transmetteurs, du premier au dernier, ayant passé des années de leurs jeunes et vieilles vies penchés sur les livres qui disent Dieu, la vie et la mort, le bien et le mal, le licite et l'illicite. Les sciences de la religion habitent le coeur, l'âme et le corps de ces hommes pieux. Je les ai lus, je les ai entendus, je sais ce qu'ils disent et ce qu'ils se disent lors des controverses où on les invite. Je ne veux pas les écouter, ils n'aiment pas la vie, ils n'aiment pas les femmes. Et les femmes les aiment. Où sont les hommes dans ces hommes-là ? Où est l'esprit, où est la grâce ? Et la générosité, où est-elle ? --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Date de parution
25/03/2009
Poids
130g
Largeur
131mm
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EAN
9782358480062
Titre
LES FEMMES AU BAIN
Auteur
SEBBAR LEILA
Editeur
BLEU AUTOUR
Largeur
131
Poids
130
Date de parution
20090325
Nombre de pages
0,00 €
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Le métro. Paris. Une Babel souterraine au-delà des mers, où se croisent les visages et les corps, les accents et les langues. Des instantanés, notés à la vitesse du métro, ironiques et tendres. Saynètes, dialogues, portraits. Des histoires furtives, éphémères, qui racontent deux minutes trente-cinq de bonheur ou de malheur.
Cest une conversation entre une mère et son fils. Le fils revient dans la maison natale, au pays de limmigration, dans une banlieue française. Comme lorsquil est parti, il na prévenu personne. Longtemps absent, il na pas donné signe de vie. La mère est seule dans la cuisine. Elle fait du café et du thé à la menthe pour le fils, sort les gâteaux au miel et aux amandes. Le fils ne dit presque rien. Cest la mère qui parle. Elle a beaucoup à dire dans sa langue où glissent des mots français. La mère a le langage dune mère méditerranéenne, généreux, subtil, insidieux. Elle lui parle de la maison, du père, des filles, de lui, son fils aîné... lépouse idéale, les femmes françaises. La religion, lIslam. Un livre sur loubli, loubli du nom, de la terre.
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Nourri des récits des croisés, des voyageurs et des marchands, l?Occident rêve depuis longtemps des mirages de l?Orient lorsqu?en 1704 Antoine Galland donne la première traduction des contes des Mille et une Nuits. L?Orient, dès lors, devient à la mode, et la mode se fait au théâtre. L?ouvrage, richement illustré (250 images en quadrichromie), passe en revue les somptueux costumes et décors qui, d?hier à aujourd?hui, ont installé l?Orient des Mille et une Nuits sur les scènes de nos théâtres. Des opéras de Rameau à la cérémonie turque du Bourgeois Gentilhomme, de La Péri de Théophile Gautier à la Shéhérazade des Ballets Russes, le lecteur plonge dans la voluptueuse ivresse de la féerie orientale.
Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.4e de couverture : Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.
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