Tintoret sous le regard de John Ruskin. Anthologie vénitienne
Sdegno Emma ; Hélard André ; Wilmer Clive
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9788831743488
Certaines dates constituent un tournant dans la vie et l'oeuvre d'un écrivain. Pour Ruskin, le 23 septembre 1845, est l'une de ces dates. Dans la lettre qu'il adresse ce jour-là de Venise à son père, il se déclare "submergé" par la puissance de Tintoret, et proclame qu'il se sent appelé à sauver non seulement ses peintures mais aussi la cité elle-même. Sa rencontre avec Tintoret tient une place centrale dans son esthétique, et va inspirer certaines des plus belles pages de ses oeuvres majeures, Modern Painters et Les Pierres de Venise. Cet ouvrage conduit le lecteur devant les peintures de TIntoret dans dix-neuf églises de Venise, et tout particulièrement à la Scuola di San Rocco qu'il met sur le même plan que la Chapelle Sixtine et qui est l'objet d'un traitement aussi étendu qu'approfondi. Dans ce guide, méconnu par la critique ruskinienne, Ruskin appréhende l'oeuvre de Tintoret comme une totalité, tout en offrant un examen minutieux de chaque peinture. Profondément ruskinien par sa recherche d'un langage propre à l'iconographie du sacré et par sa quête des origines de la peinture de paysage, ce guide des peintures de Tintoret propose des interprétations que les historiens d'art trouveront stimulantes, mais il éclairera aussi les lecteurs qui, sans être des spécialistes, souhaitent découvrir un grand peintre à travers la sensibilité du critique qui l'a fait connaître à l'Angleterre.
Nombre de pages
175
Date de parution
11/10/2018
Poids
660g
Largeur
172mm
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EAN
9788831743488
Titre
Tintoret sous le regard de John Ruskin. Anthologie vénitienne
Auteur
Sdegno Emma ; Hélard André ; Wilmer Clive
Editeur
PU RENNES
Largeur
172
Poids
660
Date de parution
20181011
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175,00 €
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Ruskin John ; Sdegno Emma ; Reichler Claude ; Héla
La réflexion sur les Alpes est indissociable des thèmes fondamentaux de la pensée de John Ruskin : la peinture, l'histoire de la Terre, la religion, l'expansion du tourisme et les menaces qu'elle fait peser sur la nature, le monde social et l'éducation. Dispersés au fil d'une oeuvre protéiforme, encore mal connue dans les pays de langue française, ses textes sur la montagne n'ont jamais été réunis comme tels, bien qu'ils offrent la matière d'un grand et beau livre. Donnant à lire quelques textes autobiographiques tirés des séjours à Chamonix ou à Genève, l'ouvrage comporte dans sa partie principale les chapitres de Modern Painters consacrés à la montagne - qui sont aussi des méditations sur l'art de Turner et sur le paysage. A travers ces pages, mais aussi dans la très riche illustration qui les accompagne, Ruskin apparaît comme l'un des grands penseurs du paysage au XIXe siècle. Philosophe attentif à la qualité de la relation de l'homme avec son environnement naturel, sa réflexion et ses prises de position influenceront profondément les courants de ce qu'on appelle aujourd'hui l'écocritique. Les Ecrits sur les Alpes de Ruskin sont présentés ici pour la première fois en français, dans une traduction qui se tient au plus près de la prose dynamique, éloquente et poétique, mais sachant aussi être exacte, du grand écrivain que fut Ruskin.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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