Ruskin John ; Sdegno Emma ; Reichler Claude ; Héla
SUP
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EAN :9782840508717
La réflexion sur les Alpes est indissociable des thèmes fondamentaux de la pensée de John Ruskin : la peinture, l'histoire de la Terre, la religion, l'expansion du tourisme et les menaces qu'elle fait peser sur la nature, le monde social et l'éducation. Dispersés au fil d'une oeuvre protéiforme, encore mal connue dans les pays de langue française, ses textes sur la montagne n'ont jamais été réunis comme tels, bien qu'ils offrent la matière d'un grand et beau livre. Donnant à lire quelques textes autobiographiques tirés des séjours à Chamonix ou à Genève, l'ouvrage comporte dans sa partie principale les chapitres de Modern Painters consacrés à la montagne - qui sont aussi des méditations sur l'art de Turner et sur le paysage. A travers ces pages, mais aussi dans la très riche illustration qui les accompagne, Ruskin apparaît comme l'un des grands penseurs du paysage au XIXe siècle. Philosophe attentif à la qualité de la relation de l'homme avec son environnement naturel, sa réflexion et ses prises de position influenceront profondément les courants de ce qu'on appelle aujourd'hui l'écocritique. Les Ecrits sur les Alpes de Ruskin sont présentés ici pour la première fois en français, dans une traduction qui se tient au plus près de la prose dynamique, éloquente et poétique, mais sachant aussi être exacte, du grand écrivain que fut Ruskin.
Nombre de pages
288
Date de parution
07/02/2013
Poids
738g
Largeur
223mm
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EAN
9782840508717
Titre
Ecrits sur les Alpes
Auteur
Ruskin John ; Sdegno Emma ; Reichler Claude ; Héla
Editeur
SUP
Largeur
223
Poids
738
Date de parution
20130207
Nombre de pages
288,00 €
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Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.