Cycnos Volume 31 N° 2/2015 : Lire et relire Dylan Thomas
Sardin Pascale ; Gutleben Christian
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782343079905
Ce numéro de Cycnos s'inscrit dans le cadre des célébrations qui ont marqué le centenaire de la naissance de Dylan Thomas (1914-1953) en 2014. Il propose des lectures originales des textes du poète gallois à la lumière d'approches critiques diverses allant de la sociocritique à la traductologie en passant par l'historicisme ou la stylistique. Font surface dans ces analyses une poésie dialectique et dissonante, en même temps qu'un poète versatile et dionysiaque, figure tutélaire de la postmodernité. S'y inscrit également une poétique de l'excès comprise comme expression formelle de la violence et de la vulnérabilité humaines, poétique qui se manifeste dans un amour immodéré de la langue, un goût outrancier pour la formule, le drame et la voix, mais aussi dans une révolte précoce contre l'ordre établi et la finitude de l'homme.
Nombre de pages
242
Date de parution
09/12/2015
Poids
355g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343079905
Titre
Cycnos Volume 31 N° 2/2015 : Lire et relire Dylan Thomas
Auteur
Sardin Pascale ; Gutleben Christian
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
355
Date de parution
20151209
Nombre de pages
242,00 €
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Lauréat du prix Nobel de littérature en 1969, Samuel Beckett (né à Dublin en 1906 et mort à Paris en 1989), certainement le plus français des écrivains irlandais, a modifié notre façon d'envisager l'art de raconter des histoires, et celui de montrer les corps au théâtre. Ce petit livre revient sur sa carrière étonnante comme romancier et dramaturge, mais aussi comme essayiste, traducteur et auto-traducteur, et sur une oeuvre qui a jalonné toutes les grandes crises du XXe siècle. Il prend le parti de suivre au plus près l'imaginaire d'un auteur réputé difficile, depuis ses romans les plus foisonnants écrits dans le sillage de Joyce, jusqu'aux textes très austères et minimalistes des dernières décennies.
On ne retient souvent d'une oeuvre que quelques mots d'ouverture, un monologue, une phrase, un moment philosophique ou poétique. Ces fragments constituent une forme de mémoire du monde, que la collection "Translations" voudrait contribuer à maintenir vivante en faisant éprouver, à travers la présentation simultanée d'un texte et de ses traductions en des temps et des langues multiples, la force de rayonnement du monde écrit.
Recréer l'équilibre d'un texte littéraire en traduction suppose de prendre en compte l'ensemble de l'espace discursif et de poser la question de l'homogénéisation qui, selon Antoine Berman, "plonge ses racines dans l'être du traducteur" et accompagne selon lui tout processus traductif. Cet ouvrage étudie cette question de l'homogénéisation à partir de cas précis couvrant prose (XIXe-XXIe siècles), poésie et cinéma. La première partie du volume, intitulée "Figures de l'homogénéisation" s'applique à vérifier, explorer et illustrer l'hypothèse bermanienne. La deuxième partie de ce numéro prend comme objet d'étude des romans où prédominent les formes de dialogisme liées à la coprésence de deux ou plusieurs langues. Elle est intitulée "Hétéroglossie et stratégies d'hétérogénéisation". Plusieurs auteurs s'interrogent sur les raisons éditoriales derrière ces processus d'homogénéisation textuels et stylistiques. Dans la troisième partie du volume, qui porte sur "Les voix de la résistance", les auteurs s'intéressent aux stratégies de traduction utilisées par les traducteurs pour rendre dans une autre langue des voix narratives ou auctoriales hétérogènes ou ressenties comme telles. Plusieurs contributions se posent la question de la mise en oeuvre de l'approche hétérogénéisante prônée par Lawrence Venuti et visant à réduire l'ethnocentrisme du processus traductif.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...