Palimpsestes N° 26 : La cohérence discursive à l'épreuve : traduction et homogénéisation
Sardin Pascale
SORBONNE PSN
16,80 €
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EAN :9782878546132
Recréer l'équilibre d'un texte littéraire en traduction suppose de prendre en compte l'ensemble de l'espace discursif et de poser la question de l'homogénéisation qui, selon Antoine Berman, "plonge ses racines dans l'être du traducteur" et accompagne selon lui tout processus traductif. Cet ouvrage étudie cette question de l'homogénéisation à partir de cas précis couvrant prose (XIXe-XXIe siècles), poésie et cinéma. La première partie du volume, intitulée "Figures de l'homogénéisation" s'applique à vérifier, explorer et illustrer l'hypothèse bermanienne. La deuxième partie de ce numéro prend comme objet d'étude des romans où prédominent les formes de dialogisme liées à la coprésence de deux ou plusieurs langues. Elle est intitulée "Hétéroglossie et stratégies d'hétérogénéisation". Plusieurs auteurs s'interrogent sur les raisons éditoriales derrière ces processus d'homogénéisation textuels et stylistiques. Dans la troisième partie du volume, qui porte sur "Les voix de la résistance", les auteurs s'intéressent aux stratégies de traduction utilisées par les traducteurs pour rendre dans une autre langue des voix narratives ou auctoriales hétérogènes ou ressenties comme telles. Plusieurs contributions se posent la question de la mise en oeuvre de l'approche hétérogénéisante prônée par Lawrence Venuti et visant à réduire l'ethnocentrisme du processus traductif.
Nombre de pages
253
Date de parution
26/10/2013
Poids
413g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782878546132
Titre
Palimpsestes N° 26 : La cohérence discursive à l'épreuve : traduction et homogénéisation
Auteur
Sardin Pascale
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
160
Poids
413
Date de parution
20131026
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253,00 €
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Lauréat du prix Nobel de littérature en 1969, Samuel Beckett (né à Dublin en 1906 et mort à Paris en 1989), certainement le plus français des écrivains irlandais, a modifié notre façon d'envisager l'art de raconter des histoires, et celui de montrer les corps au théâtre. Ce petit livre revient sur sa carrière étonnante comme romancier et dramaturge, mais aussi comme essayiste, traducteur et auto-traducteur, et sur une oeuvre qui a jalonné toutes les grandes crises du XXe siècle. Il prend le parti de suivre au plus près l'imaginaire d'un auteur réputé difficile, depuis ses romans les plus foisonnants écrits dans le sillage de Joyce, jusqu'aux textes très austères et minimalistes des dernières décennies.
On ne retient souvent d'une oeuvre que quelques mots d'ouverture, un monologue, une phrase, un moment philosophique ou poétique. Ces fragments constituent une forme de mémoire du monde, que la collection "Translations" voudrait contribuer à maintenir vivante en faisant éprouver, à travers la présentation simultanée d'un texte et de ses traductions en des temps et des langues multiples, la force de rayonnement du monde écrit.
Ce numéro de Cycnos s'inscrit dans le cadre des célébrations qui ont marqué le centenaire de la naissance de Dylan Thomas (1914-1953) en 2014. Il propose des lectures originales des textes du poète gallois à la lumière d'approches critiques diverses allant de la sociocritique à la traductologie en passant par l'historicisme ou la stylistique. Font surface dans ces analyses une poésie dialectique et dissonante, en même temps qu'un poète versatile et dionysiaque, figure tutélaire de la postmodernité. S'y inscrit également une poétique de l'excès comprise comme expression formelle de la violence et de la vulnérabilité humaines, poétique qui se manifeste dans un amour immodéré de la langue, un goût outrancier pour la formule, le drame et la voix, mais aussi dans une révolte précoce contre l'ordre établi et la finitude de l'homme.
Kobryn Olga ; Ovtchinnikova Macha ; Soulez Guillau
Issues d'une recherche collective menée depuis 2018 dans le cadre du programme international "Les lieux du virtuel" (IRCAV, Sorbonne Nouvelle, France / Université de Gérone, Espagne / Université de Chicago, Etats-Unis), les études ici réunies proposent une réflexion autour du concept de virtuel dans les champs disciplinaires variés (esthétique, histoire et sociologie du cinéma et des formes filmiques et médiatiques contemporaines, philosophie, histoire des techniques, théories des nouveaux médias) à partir de la question de son ancrage dans les lieux aussi bien concrets (dispositif technologique, corps, site, réseau son spatialisé) que conceptuels (théories et esthétique). Sans vouloir réduire le virtuel au "digital", il s'agit de rendre compte du potentiel d'action et de pensée que porte cette notion. Ainsi ce recueil retrace en premier lieu la généalogie du concept de virtuel appréhendé comme un outil théorique de l'analyse filmique, propose de l'historiciser à travers les études du cinéma des premiers temps et "expérimental", pour l'appliquer ensuite à l'analyse des formes actuelles : cinéma numérique, réalité virtuelle, mixte et augmentée, performance, alternate reality games, jeux vidéo, le cyberspace, le streaming, le web, le réseau.
Le récit de voyage comme compte rendu d'une expérience de l'Autre et de l'ailleurs pose te problème à la fois des capacités d'appréhension et des moyens de construction de cette altérité. Le voyageur ou la voyageuse est cette figure paradoxale qui se fait l'intermédiaire entre deux mondes : au coeur des récits de voyage, dans les descriptions comme dans la narration, se trouve cette tension constante vers l'expression du nouveau ou du différent qui, toutefois. passe généralement par le recours à des outils linguistiques et culturels familiers. En cela, l'écriture et le récit viatiques sont souvent plus révélateurs de l'identité des voyageurs, des voyageuses et de leurs destinataires que des altérités que l'ailleurs embrasse et incarne dans leurs textes. Etudier d'un point de vue stylistique, culturel et politique Les récits de voyage permet d'analyser ces assignations à l'altérité. Il s'agit de fournir des clés de lecture sur la négociation, dans les textes, des enjeux que les modalités discursives et idéologiques de ces constructions recoupent. La prise en compte d'un vaste corpus allant du Moyen Age à l'époque contemporaine amène à questionner ces mises en altérité dans un temps long et à identifier la manière dont elles évoluent, se consolident ou volent en éclats à travers les siècles. L'hybridité même des ouvrages étudiés invite à une approche interdisciplinaire mêlant littérature, histoire littéraire, stylistique, histoire des idées et des représentations voire, dans le dernier chapitre, analyse audiovisuelle.
Vidua. La veuve, à la différence du veuf, génère immédiatement des représentations dans l'imaginaire collectif, oscillant constamment entre deux pôles extrêmes, la bonne veuve et la mauvaise veuve. L'étau des attentes sociales, morales et familiales se referme sur celles qui vivent une situation commune mais rarement identique. L'ouvrage propose un panorama des représentations des veuves dans la littérature italienne, du début du XVe siècle aux années soixante du XVIe siècle, afin d'analyser les enjeux économiques, moraux et sociaux qui pèsent sur cette figure de femme seule, et qui conditionnent la façon dont celle-ci est mise en mots. Les discours des moralistes et des religieux, les nouvelles, toujours écrites par des hommes, et les textes littéraires écrits par des autrices veuves dialoguent ici avec les connaissances historiques sur les conditions de vie réelles des veuves. Ces différentes perspectives constituent un système de représentations qui tente de fixer par l'écriture l'essence du veuvage, comme pour mieux canaliser un statut insaisissable, échappant au contrôle masculin, en le fixant sur le papier. La veuve littéraire est toujours fictive, tout en restant en contact avec les veuves réelles. Si les stéréotypes alimentent les discours et les textes littéraires, ces derniers sont également influencés par la réalité - et peuvent, à leur tour, influencer la vie concrète et la pensée des femmes et des hommes qui constituent cette réalité.
Découvrez comment la réception et l'interprétation différenciées de la variation linguistique résulte des - et nourrit les - discriminations sociales. Cette étude profondément originale combine les méthodes et apports de la linguistique énactive, de l'anthropologie linguistique et de la sociophonétique pour montrer que ce que l'on nomme communément "l'accent" des uns est différemment perçu en fonction des stéréotypes sociaux en vigueur chez les autres et comment ces différentes interprétations contribuent à ces stéréotypes. Mené dans un contexte de "contact linguistique" qui compte très peu d'études - celui de la Caraïbe colombienne -, ce travail constitue une contribution importante au champ de la sociophonétique mais aussi du "contact linguistique" , dans la mesure où, au-delà des conséquences typologiques du contact de langues, on voit combien ces changements sont réinterprétés et réutilisés au crible des dynamiques discriminatoires en vigueur.