Kobryn Olga ; Ovtchinnikova Macha ; Soulez Guillau
SORBONNE PSN
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EAN :9782379061219
Issues d'une recherche collective menée depuis 2018 dans le cadre du programme international "Les lieux du virtuel" (IRCAV, Sorbonne Nouvelle, France / Université de Gérone, Espagne / Université de Chicago, Etats-Unis), les études ici réunies proposent une réflexion autour du concept de virtuel dans les champs disciplinaires variés (esthétique, histoire et sociologie du cinéma et des formes filmiques et médiatiques contemporaines, philosophie, histoire des techniques, théories des nouveaux médias) à partir de la question de son ancrage dans les lieux aussi bien concrets (dispositif technologique, corps, site, réseau son spatialisé) que conceptuels (théories et esthétique). Sans vouloir réduire le virtuel au "digital", il s'agit de rendre compte du potentiel d'action et de pensée que porte cette notion. Ainsi ce recueil retrace en premier lieu la généalogie du concept de virtuel appréhendé comme un outil théorique de l'analyse filmique, propose de l'historiciser à travers les études du cinéma des premiers temps et "expérimental", pour l'appliquer ensuite à l'analyse des formes actuelles : cinéma numérique, réalité virtuelle, mixte et augmentée, performance, alternate reality games, jeux vidéo, le cyberspace, le streaming, le web, le réseau.
Nombre de pages
272
Date de parution
23/10/2025
Poids
300g
Largeur
192mm
Plus d'informations
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EAN
9782379061219
Titre
Qu'est-ce que le virtuel ? Lieux d'ancrage
Auteur
Kobryn Olga ; Ovtchinnikova Macha ; Soulez Guillau
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
192
Poids
300
Date de parution
20251023
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
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Kobryn Olga ; Ovtchinnikova Macha ; Zvonkine Eugén
Chantal Akerman est une cinéaste radicale et complète. Des films de fiction et essais documentaires aux installations d’images en mouvement, son art est celui d’une intrépide expérimentation formelle. Cette esthétique du geste expérimental a pour départ un engagement éthique fort. À l’encontre de tout voyeurisme, d’un regard opposé à un autre, Akerman accueille l’autre à l’intérieur de son propre « logis », le loge au sein de sa propre intimité. Le travail sur l’intime du point de vue des expressions formelles, visuelles et sonores, devient un espace possible à partager et à vivre en commun. Ainsi les notions d’intérieur et d’intériorité sont intimement liées dans l’oeuvre d’Akerman à la notion de passage : passages d’un extérieur fixe à une mobilité interne mitigée, d’un espace public à l’espace intime, d’une neutralité factice du cadre aux bouleversements profonds des corps. Le passage du film à l’installation est caractérisé par la même perméabilité des frontières. Comment habiter un espace, l’investir de soi tout en préservant aussi bien sa propre intimité que celle de l’espace lui-même, et celle de l’Autre – d’une autre identité, que ce soit la mère de la réalisatrice dans son dernier film No Home Movie (2015) ou encore ses personnages : de Jeanne Dielman à ceux de Je, tu, il, elle (1974), Toute une nuit (1982) et Histoires d’Amérique (1989) ?
Le récit de voyage comme compte rendu d'une expérience de l'Autre et de l'ailleurs pose te problème à la fois des capacités d'appréhension et des moyens de construction de cette altérité. Le voyageur ou la voyageuse est cette figure paradoxale qui se fait l'intermédiaire entre deux mondes : au coeur des récits de voyage, dans les descriptions comme dans la narration, se trouve cette tension constante vers l'expression du nouveau ou du différent qui, toutefois. passe généralement par le recours à des outils linguistiques et culturels familiers. En cela, l'écriture et le récit viatiques sont souvent plus révélateurs de l'identité des voyageurs, des voyageuses et de leurs destinataires que des altérités que l'ailleurs embrasse et incarne dans leurs textes. Etudier d'un point de vue stylistique, culturel et politique Les récits de voyage permet d'analyser ces assignations à l'altérité. Il s'agit de fournir des clés de lecture sur la négociation, dans les textes, des enjeux que les modalités discursives et idéologiques de ces constructions recoupent. La prise en compte d'un vaste corpus allant du Moyen Age à l'époque contemporaine amène à questionner ces mises en altérité dans un temps long et à identifier la manière dont elles évoluent, se consolident ou volent en éclats à travers les siècles. L'hybridité même des ouvrages étudiés invite à une approche interdisciplinaire mêlant littérature, histoire littéraire, stylistique, histoire des idées et des représentations voire, dans le dernier chapitre, analyse audiovisuelle.
Vidua. La veuve, à la différence du veuf, génère immédiatement des représentations dans l'imaginaire collectif, oscillant constamment entre deux pôles extrêmes, la bonne veuve et la mauvaise veuve. L'étau des attentes sociales, morales et familiales se referme sur celles qui vivent une situation commune mais rarement identique. L'ouvrage propose un panorama des représentations des veuves dans la littérature italienne, du début du XVe siècle aux années soixante du XVIe siècle, afin d'analyser les enjeux économiques, moraux et sociaux qui pèsent sur cette figure de femme seule, et qui conditionnent la façon dont celle-ci est mise en mots. Les discours des moralistes et des religieux, les nouvelles, toujours écrites par des hommes, et les textes littéraires écrits par des autrices veuves dialoguent ici avec les connaissances historiques sur les conditions de vie réelles des veuves. Ces différentes perspectives constituent un système de représentations qui tente de fixer par l'écriture l'essence du veuvage, comme pour mieux canaliser un statut insaisissable, échappant au contrôle masculin, en le fixant sur le papier. La veuve littéraire est toujours fictive, tout en restant en contact avec les veuves réelles. Si les stéréotypes alimentent les discours et les textes littéraires, ces derniers sont également influencés par la réalité - et peuvent, à leur tour, influencer la vie concrète et la pensée des femmes et des hommes qui constituent cette réalité.
Découvrez comment la réception et l'interprétation différenciées de la variation linguistique résulte des - et nourrit les - discriminations sociales. Cette étude profondément originale combine les méthodes et apports de la linguistique énactive, de l'anthropologie linguistique et de la sociophonétique pour montrer que ce que l'on nomme communément "l'accent" des uns est différemment perçu en fonction des stéréotypes sociaux en vigueur chez les autres et comment ces différentes interprétations contribuent à ces stéréotypes. Mené dans un contexte de "contact linguistique" qui compte très peu d'études - celui de la Caraïbe colombienne -, ce travail constitue une contribution importante au champ de la sociophonétique mais aussi du "contact linguistique" , dans la mesure où, au-delà des conséquences typologiques du contact de langues, on voit combien ces changements sont réinterprétés et réutilisés au crible des dynamiques discriminatoires en vigueur.
Dans les dernières décennies du XIXe siècle, Zola et ses romans sont au coeur de l'actualité littéraire française. La popularité du naturalisme franchit même les limites de l'Hexagone, donnant lieu à une circulation inédite de la littérature et de tout ce qui l'entoure alors (livres, journaux, revues, critiques, illustrations, photographies et autres objets). Ancien chef de publicité, Zola sait prendre appui sur un marché du livre en expansion et une presse de plus en plus internationale pour diffuser ses idées novatrices. Il peut aussi compter sur ses nombreux disciples à l'étranger qui s'approprient le naturalisme, ainsi que sur les éditeurs qui promeuvent cette littérature, parfois de façon clandestine, sachant que le scandale fait vendre. En somme, ce mouvement littéraire s'insère dans un nouveau régime médiatique et contribue en même temps à l'établir sur un plan transnational. Dans ce volume, une équipe internationale de spécialistes de l'histoire du livre et de la littérature du XIXe siècle examine les moyens par lesquels le naturalisme a pu se répandre en Europe et traverser l'Atlantique pour trouver des adeptes du nord au sud de l'Amérique.