Croire, mais en quoi ? Quand Dieu ne dit plus rien
Rouet Albert
ATELIER
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EAN :9782708246003
Dans un climat où l'indifférence massive à l'égard de la religion suscite l'exaltation identitaire, Albert Rouet propose une voie singulière : vivre la foi chrétienne comme l'expérience d'un Dieu incarné dans des gestes quotidiens, désirable, c'est-à-dire bon pour vivre. Que signifie croire dans un monde qui n'est plus séparé en deux, d'un côté le profane et ses contingences matérielles et de l'autre le sacré et ses préoccupations spirituelles ? De quoi peut témoigner la foi chrétienne dans une société où "la Bourse est devenue un temple et le foot une grande messe" ? C'est à cette question essentielle que se confronte Albert Rouet. Au lieu de gémir sur l'état de la société actuelle en déplorant son indifférence massive à l'égard de la pratique religieuse, l'ancien archevêque de Poitiers propose un christianisme qui se déprend d'un sacré aliénant pour s'engager "dans les domaines où l'humanité joue les conditions de son existence : la justice et la paix, la dignité et le respect". En se démarquant de la volonté de constituer des citadelles chrétiennes pour faire face à l'indifférence, cet essai dessine les traits d'une foi chrétienne qui accepte de se laisser questionner par le désir. Aux antipodes de la figure d'un Dieu qui juge "d'en haut" les conduites des femmes et des hommes, Albert Rouet trace, en s'appuyant sur la tradition biblique, notamment les récits évangéliques, une voie autre : faire du dialogue avec Dieu, le lieu où l'existence se creuse, une expérience où l'insatisfaction du désir n'est pas comblée par la possession et la consommation toujours plus grandes d'objets. Loin de se limiter un nouveau discours, cet essai très argumenté invite à vivre le christianisme comme une expérience qui libère le désir car "quand des hommes disent ne plus croire à rien, il leur reste encore à mieux devenir humains... Ouvrir sa porte débouche sur l'inconnu de tous les possibles". En se mettant à l'écoute des récits que font les hommes de leur vie, la foi chrétienne peut se vivre au quotidien : elle devient alors cette "sortie de soi vers le bien de l'autre qui caractérise le lieu où Dieu peut être cité".
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Nombre de pages
298
Date de parution
21/03/2019
Poids
348g
Largeur
135mm
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EAN
9782708246003
Titre
Croire, mais en quoi ? Quand Dieu ne dit plus rien
Auteur
Rouet Albert
Editeur
ATELIER
Largeur
135
Poids
348
Date de parution
20190321
Nombre de pages
298,00 €
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Il y a un temps pour tout, nous dit l'Ancien Testament. Un temps pour naître et aimer, un temps pour recevoir et donner, un temps pour mourir aussi... Et la croissance, la vie, la foi de l'homme ne se réduisent pas à une ligne étale et sans histoire. Elles se déploient à travers des saisons aux couleurs différentes. Ce sont des saisons que l'Eglise rejoint et célèbre par les sacrements, ces signes, qui, comme le baptême ou la confirmation, éveillent à une vie nouvelle. Sans manier la langue de bois ni verser dans une approche abstraite, Mgr Albert Rouet, évêque de Poitiers, nous invite ici à méditer les sacrements, ces temps forts de la foi qui construisent peu à peu l'homme intérieur. Une méditation libre et fervente soutenue par le regard de ces artistes romans qui, voici plusieurs siècles, représentaient déjà les saisons de la foi chrétienne.
Résumé : Selon certains, l'ombre de la mondialisation menace l'Europe, la civilisation du fast-food et du dessin animé s'applique à soumettre nos sociétés aux lois implacables de l'horreur économique. Faut-il craindre cette évolution, se demande Mgr Albert Rouet ? N'est-ce pas la porte ouverte aux lois de la jungle, à une circulation sans régulation des capitaux, à une exploitation cynique des hommes et des emplois ? N'est-ce pas aussi le risque de voir apparaître une uniformisation des modes de vie, un appauvrissement culturel ? Sur ce phénomène inédit, l'évêque de Poitiers apporte un discernement acéré : tout en dénonçant l'injustice et le cynisme ambiants, il montre que l'humanité forme un tout et que les échanges économiques constituent des réalités indispensables. Et puis, la mondialisation autorise-t-elle l'homme à s'affranchir d'un supplément d'âme, d'une dimension spirituelle ? Par ailleurs, Mgr Rouet rappelle que l'Eglise et les chrétiens doivent s'engager davantage dans le débat social et politique. Car la simple peur face aux évolutions du monde est souvent mauvaise conseillère.
Albert Rouet est archevêque émérite de Poitiers. Il livre dans cet ouvrage analyses, réflexions et approfondissements dans le prolongement de son livre "Je voudrais vous dire" (Bayard Editions, 2009). Il est aussi l?auteur d?un témoignage sur ses dix-années d?épiscopat poitevin "Vous avez fait de moi un évêque heureux" (Editions de l?Atelier, 2011).
Résumé : De tous les moments de la vie de Jésus rapportés par les Evangiles, sa Passion est, croit-on, le plus connu. Les tableaux, récits et films les plus divers foisonnent, au point que tout paraît limpide dans cet épisode : accusé, jugé, mort sur la croix, mis au tombeau, Jésus serait apparu à ses disciples qui auraient proclamé sa résurrection. Que disent au juste les récits évangéliques de tout cela ? S'interrogeant sur les raisons de l'affirmation de saint Paul en échec dans sa mission à Antioche, "le fils de Dieu m'a aimé et s'est livré pour moi", Albert Rouet effectue une passionnante enquête à partir des récits évangéliques en laissant résonner de multiples questions : Jésus était-il menacé de mort dès le début de sa vie publique ? Quels sont les différents groupes qui voulaient l'assassiner et quels étaient leurs mobiles ? Le péché dont Jésus libèrerait l'humanité est-il de nature morale ou d'un autre ordre ? La foule qui l'acclame lors de son arrivée à Jérusalem est-elle la même que celle qui, quelques jours plus tard réclame sa mort ? Pourquoi est-il crucifié et pas lapidé ? Quel est la nature des événements relatés dans les Evangiles à propos de la résurrection de Jésus ? Dans cette fresque extraordinaire de précision et appuyée sur les sources évangéliques, l'événement de la Passion de Jésus prend une ampleur humaine et spirituelle inattendue.
« Fêlée », un récit vibrant sur la maladie mentale Isabelle Félix raconte son histoire, celle d’une femme en prise avec la maladie mentale et le silence qui grandit autour de ses « crises ». L’autrice raconte comment elle a nié, dénié sa maladie et comment ce déni, partagé par son environnement, a créé le terreau du drame. Elle nous livre aussi son parcours face aux institutions psychiatriques et les voies qu’elle a trouvées pour vivre plutôt que survivre.
Ce livre propose une histoire urbaine et sociale de Gaza, du premier conseil municipal sous l'Empire ottoman (1893) à la fin du "mandat britannique" (1948). S'appuyant sur une approche microsociologique, l'auteur retrace la fabrique de la ville, décrit la composition de la société, les différents centres de pouvoir, l'activité économique, éducative et culturelle ainsi que les sociabilités qui font le quotidien : religiosités populaires, alliances matrimoniales, cuisine... Sont également examinées les relations entre groupes confessionnels, les tensions avec l'administration britannique, l'augmentation du nombre d'immigrés juifs en particulier européens et la montée des organisations civiles et politiques, de la grève de 1936 à la Grande Révolte. En montrant comment la domination britannique - bien loin de l'idée de "mandat" - a reconfiguré l'espace, les pouvoirs et les liens sociaux, puis comment la Nakba a bouleversé la ville (afflux massif de réfugiés, confiscations foncières, raréfaction des ressources), l'ouvrage redonne à Gaza son épaisseur historique et rappelle sa centralité dans l'histoire palestinienne.
Un ouvrage essentiel pour comprendre l?héritage confucéen coréen. Un mot, étrange et faussement familier, sert à expliquer tout et son contraire en Corée : confucianisme. Considéré tour à tour comme une idéologie, une philosophie, une religion ou une tradition, le confucianisme sert d?argument d?autorité pour décrire une multitude de faits historiques et de traits culturels de la société coréenne d?hier comme d?aujourd?hui. Or la réalité bigarrée, évolutive et parfois contradictoire que ce mot recouvre reste mal connue, en raison de l?opacité dissimulant les enjeux d?une question qui se décline à des échelles variées et mobilise un langage savant difficile d?accès. Cet ouvrage est une invitation à partir à la découverte d?un monde empli de bruissements, de soubresauts et d?ambitions diverses, à travers trente chapitres thématiques proposant des synthèses et des réflexions critiques, accompagnées d?un glossaire des notions et de références. Il offre une introduction solide destinée à susciter l?envie d?aller flâner et, pourquoi pas, de s?attarder dans les chemins tracés par l?histoire du confucianisme en Corée, à la rencontre d?idées, de textes et de personnages éclairant les facettes saillantes d?un monde qui fut un temps plein de vitalité et qui constitue, aujourd?hui, un patrimoine à découvrir ou à redécouvrir. Isabelle Sancho est historienne au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Directrice du Centre de Recherches sur la Corée de l?École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), elle est l?auteur d?éditions critiques des oeuvres de Yulgok, Yi I (1536-1584) et de Hwadam, S? Ky?ngd?k (1489?1546), deux figures majeures du confucianisme coréen : "Principes essentiels pour éduquer les jeunes gens" (Bibliothèque chinoise, Les Belles Lettres, 2011), "The Master from Mountains and Fields" (Korean Classics Library, University of Hawaii Press, 2022). Spécialiste des textes coréens rédigés en chinois classique, elle consacre ses travaux de recherche à la pensée et à la biographie des lettrés confucéens du royaume coréen du Chos?n (XIVe-XIXe siècles).
Ce roman est considéré comme l'un des chefsâd'oeuvre de la littérature coréenne moderne. Offrant une représentation minutieuse et réaliste de la vie urbaine, l'auteur y dépeint les différentes couches d'un quartier de Séoul traversé par un ruisseau aujourd'hui devenu un haut lieu touristique. Son style réaliste, ses observations et ses descriptions sans artifices des personnages et de leur quotidien nous transportent au coeur de ce quartier populaire. Park Taewon a ouvert la voie à l'expérimentation littéraire, inspirant de nombreux écrivains coréens et contribuant à façonner le paysage littéraire moderne de la Corée. Ce roman est une plongée passionnante dans l'histoire de sa capitale et un hommage à l'écriture de Park Taewon, dont la contribution à la littérature coréenne est considérable. Park Taewon (1909-1986) a publié ses premières oeuvres dans les années 1930 au sein des Neuf, un groupe d'écrivains modernistes. Emigré au Nord en 1950, il y devient professeur de littérature à l'université de Pyongyang. Publiée sous forme de feuilleton en 1934 dans le quotidien Chosun Ilbo, sa nouvelle semi-autobiographique, "Une journée dans la vie du romancier Gubo" décrit ses observations au fil de ses promenades. "Chroniques au fil de l'eau" est souvent considéré comme le roman représentatif des années 1930. Avec Yi Sang, Park a rejeté la littérature didactique et a souligné l'importance d'apprécier la littérature en tant qu'art linguistique. En 1945, après la libération, il devient membre du Comité exécutif central de l'Alliance des écrivains coréens. Il est décédé en 1986 en Corée du Nord. Son petit-fils, Bong Joon-ho, est le réalisateur du film "Parasite" primé à Cannes.