Pauvre Piennes ! Il va faire une grande perte, j'étais son amie, je serai sa femme, quelle différence ! " Dans ce roman épistolaire, plusieurs femmes échangent en toute liberté leurs vues sur l'amour et le mariage. Passionnées souvent, complices toujours, elles démêlent, avec acuité mais sans cynisme, les méandres de l'amour dans le labyrinthe du coeur. Inconstants, ambitieux, menteurs, les hommes font l'objet de toutes leurs préoccupations. L'art de madame Riccoboni est des plus subtils : par un savant jeu littéraire, l'héroïne trahit à un ami masculin ces confidences entre femmes, qui ne nous sont connues qu'à travers ce miroir. Il ne s'agit cependant pas d'un vain jeu ; l'auteur, par le biais de cette correspondance, développe des conceptions résolument modernes qui viennent s'inscrire dans le grand débat des Lumières sur la condition féminine.
Date de parution
24/11/2005
Poids
227g
Largeur
140mm
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EAN
9782843210808
Titre
LETTRES D'ADELAIDE DE DAMMARTIN
Auteur
RICCOBONI MADAME
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
140
Poids
227
Date de parution
20051124
Disponibilité
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Le marquis trouva le moyen de lever les faibles scrupules d'Hortense; elle se donna à lui; elle oublia la tendresse et les bontés d'une amie, pour jouir du goût passager d'un amant. Quelle différence! Quelle perte! Quoi qu'on en puisse penser dans l'égarement de son c'ur, un amant ne vaut pas une amie."
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c'ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.