Pourquoi se soigne-t-on ? Une esquisse philosophique de l'observance
Reach Gérard ; Engel Pascal
BORD DE L EAU
18,30 €
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EAN :9782915651041
Comment décidons-nous de suivre, ou non, des recommandations médicales, par exemple de prendre les médicaments prescrits, de suivre un régime, d'avoir une activité physique régulière ou d'arrêter de fumer ? Pour la première fois ici, le problème crucial de l'observance thérapeutique est abordé au fond, en essayant d'en comprendre les mécanismes. Ceci revient à se demander comment nos croyances, nos désirs et nos émotions interviennent dans nos choix. En faisant appel à la philosophie analytique de l'esprit, dont c'est une des ambitions, il devient possible de décrire ce que nous faisons vraiment quand nous nous soignons : nous préférons une solution dont la récompense est lointaine à un plaisir immédiat. Cette réflexion conduit à proposer qu'un tel choix " intertemporel " peut être orienté par l'existence d'un principe de prévoyance qui nous conduit, lorsque nous l'avons, à accepter de nous soigner, nous enjoignant de donner la priorité à la vie. Dans la dernière partie de cet essai, l'observance est considérée dans un cadre général dépassant le strict domaine médical. Cet essai se conclut sur l'hypothèse d'une apparition progressive, dans l'histoire de la vie, de la capacité d'observance, présentant un avantage d'un point de vue évolutionniste. Le développement d'un principe de prévoyance, devenu non seulement possible, mais aussi nécessaire du fait de l'émergence de la rationalité, en serait l'aboutissement et représenterait ainsi un trait essentiellement humain.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
271
Date de parution
01/01/2005
Poids
400g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782915651041
Titre
Pourquoi se soigne-t-on ? Une esquisse philosophique de l'observance
Auteur
Reach Gérard ; Engel Pascal
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
141
Poids
400
Date de parution
20050101
Nombre de pages
271,00 €
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Comment pouvons-nous accepter d'arrêter de fumer, de suivre un régime, d'avoir une activité physique régulière, de prendre les médicaments qui nous sont prescrits ? Le but de ce livre est de décrire les mécanismes de l'observance thérapeutique, dont l'Organisation Mondiale de la Santé dit que l'amélioration serait plus bénéfique que n'importe quel progrès médical. Cela revient à se demander comment nos croyances, nos désirs et nos émotions interviennent dans nos choix. Il s'agit donc d'une investigation sur la rationalité morale de l'observance qui fait appel aux concepts modernes développés dans le cadre de la philosophie de l'esprit. En particulier, elle tente d'expliquer comment nous pouvons choisir entre un plaisir immédiat et une récompense lointaine : conserver sa santé. Elle conduit à postuler qu'un tel choix " intertemporel " peut être orienté par un principe de prévoyance qui nous incite, lorsque nous l'avons, à accepter de nous soigner, nous enjoignant de donner la priorité à la vie. Cette réflexion, au départ médicale, prend une signification plus large : elle propose que l'observance, avantageuse d'un point de vue évolutionniste, est apparue tardivement dans l'histoire de la vie. Son développement est devenu non seulement possible, mais aussi nécessaire, du fait de l'émergence de la rationalité dont elle serait l'aboutissement : l'observance représenterait ainsi un trait essentiellement humain. Dans cette 2e édition, l'auteur aborde l'observance d'un point de vue éthique ; il clarifie les rapports qui existent entre la notion de principe de rationalité et les concepts de volonté et de personne, permettant d'intégrer le fait d'accepter de se soigner dans un véritable souci, voire un véritable amour de soi.
La médecine se trouve actuellement à une croisée des chemins : on peut craindre que le développement extraordinaire de sa technicité, qui en permet les prouesses, se fasse au détriment de son humanité. Ce livre tente de montrer comment une médecine humaine est possible en analysant, pour en décrire la singularité, ce phénomène qu'est la rencontre, véritable face-à-face entre deux personnes, un soigné et un soignant. Il montre comment, dans la conversation que permet cette rencontre, ceux-ci peuvent créer une relation de réciprocité dans laquelle ils s'engagent ensemble tout en conservant leur identité personnelle. Ecrit par un médecin, ce texte est un aller-retour entre philosophie et médecine. Partant d'une question médicale, se promenant sur divers chemins de la philosophie, il définit les conditions d'une pratique humaine du soin. Il vise à poser ainsi les fondements d'une Médecine de la Personne, nouveau paradigme qui apparaît au terme de cette réflexion comme nécessaire pour l'avènement d'une médecine humaine. Il devrait intéresser l'ensemble des professionnels de santé, futurs et actuels, mais aussi le grand public pour qui la santé et donc la médecine sont devenues des questions sociétales majeures.
Entre la personne devenue malade et le médecin qui la soigne se noue une relation singulière, dont l'éthique médicale contemporaine, mettant fin au paternalisme, suggère qu'il devrait s'agir d'une relation d'égal à égal. Ce livre analyse la double signification du concept de soin: soin de soi du point de vue de la personne malade, soin du malade par le médecin. Son but est de montrer comment ces deux aspects du soin ne cessent de se correspondre dans une relation certes égalitaire, mais aussi asymétrique. Soin et souci de soi s'apparentent car tous deux mettent en jeu une relation profonde à la temporalité: le malade se soigne s'il a le souci de son devenir, dont la forme la plus haute est l'amour de soi. Chez certaines personnes, l'entrée dans la maladie conduit à une ambivalence de l'esprit qui les en empêche, et ceci est source d'angoisse. Le médecin soigne: ce livre suggère qu'il ne s'agit pas seulement pour le médecin d'apporter un traitement, mais aussi d'aider le patient à mettre fin à cette ambivalence. Pour cela, il met en oeuvre vis-à-vis du patient dont il a le souci une forme d'amour compatible avec le respect de son autonomie. Ainsi se construit pas à pas une théorie du soin dans laquelle les concepts d'empathie, de sympathie, d'autonomie, de respect, de confiance et, finalement, de personne humaine trouvent leur véritable place.
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.
Les repas de famille ! Un doux mélange de bons petits plats, de retrouvailles et de débats. Entre la tante convaincue que " c'était mieux avant ", votre cousin qui a un avis sur tout et votre beau-frère spécialiste de l'économie mondiale après avoir rejoint un groupe Facebook, difficile d'échapper aux fausses vérités et clichés éculés. Ce livre sera votre arme secrète pour traverser les discussions des repas de famille avec panache. Rédigé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales, ce guide tente de démêler le vrai du faux, vous offre des réponses éclairées et déconstruis les idées reçues. " Les LGBT sont une mode " ? ! " Les jeunes sont de plus en plus violents " ? ! " Depuis #metoo on ne peut plus rien dire " ? ! En quelques pages nous venons à votre secours tant pour offrir des outils de réflexion que pour calmer des débats houleux. A glisser entre la bûche et le café ou à garder sous le coude pour frapper un grand coup (métaphorique, bien sûr) face aux discours les plus récalcitrants. Une lecture aussi instructive que nécessaire pour, enfin, survivre aux repas de famille sans indigestion (intellectuelle).
Les "Redux" aspirent à l'absolu de la vie "naturelle". Leur expérience alternative s'inscrit dans le sillage des micro-sociétés du passé : communautés de Levellers, de Mormons, de socialistes primitifs, utopie de la "Tribu" Ecoovie ou de Twin Oaks... mais plus rigoureusement encore et sans concession d'aucune sorte. Leur choix : se développer dans la séparation, sans contact avec la société établie. Jusqu'à ce point, se rendre "anthropophobiques" - ne plus accorder le moindre crédit à l'humanité telle que nous la connaissons, l'incarnons et en reproduisons les manières d'être. L'enquête présentée en ces pages, menée au fil du temps par l'autorité locale et le Renseignement, offre un témoignage de première main sur cette inflexion typique de notre période pétrie d'éco-anxiété : le désir d'inventer une Vita Nova où fusionneraient de façon définitive l'humain et son environnement.