TRANSMISSION DE BIENS MARIAGE ET REPUDIATION A UQLUL VILLAGE DU FAYYOUM AU VE/XI
RAGIB YUSUF
IFAO
19,00 €
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EAN :9782724706819
La papyrologie arabe, discipline jeune, s?attache patiemment à publier des documents dispersés dans les collections du monde entier. Ces documents trouvés pour la plupart au hasard de fouilles clandestines, doivent être soumis à une exploration rigoureuse afin d?en restituer l?origine, le sens et le contexte. Ils éclairent vivement la vie matérielle et mentale des gens ordinaires, citadins et ruraux, qui habitaient en Egypte dans les premiers siècles de l?époque arabe ; individus négligés par les autres sources, car ces dernières émanaient pour la plupart des milieux dirigeants ou des cercles proches de ceux-ci. Yusuf Ragib, papyrologue arabe réputé, édite, traduit et commente ici huit papiers et parchemins découverts à la fin du XIXe siècle, conservés à Londres et Berlin, et provenant d?un village du sud de l?oasis du Fayyum. La moitié de ces documents sont inédits ; les autres devaient être rassemblés et vérifiés minutieusement pour améliorer la compréhension de l?ensemble. Cinq d?entre eux concernent les biens d?une famille musulmane, les Banu Barmuda, les trois autres sont des contrats de mariage et de répudiation, rédigés durant la même période : le XIe siècle. Ils enrichissent notre connaissance de la vie matérielle et des conditions économiques de petits propriétaires fonciers, ainsi que du cadre juridique dans lequel s?inscrivait leur existence : règles de droit et formules notariales, suivies pour les ventes d?immeubles comme pour les mariages et répudiations. Le dernier acte de mariage révèle l?opulence d?un émir bédouin, qui prospérait grâce à la protection tarifée qu?il imposait au village.
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Date de parution
11/03/2016
Poids
440g
Largeur
240mm
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EAN
9782724706819
Titre
TRANSMISSION DE BIENS MARIAGE ET REPUDIATION A UQLUL VILLAGE DU FAYYOUM AU VE/XI
Auteur
RAGIB YUSUF
Editeur
IFAO
Largeur
240
Poids
440
Date de parution
20160311
Nombre de pages
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A la différence des Archives du monde arabe, les chancelleries européennes ont conservé de nombreux traités de paix et de commerce passés au Moyen Age avec les Etats musulmans. La Bibliothèque nationale de Paris renferme en particulier un document particulièrement riche et éclairant, le traité de paix passé le 15 avril 1339 à Tlemcen entre le souverain mérinide Abû I-Hasan Ali, alors au faîte de sa puissance militaire, et les ambassadeurs de Jacques III, roi de Majorque. Le traité jette une vive lumière sur les relations politiques et économiques entre les Etats riverains de la Méditerranée occidentale et sur le discours diplomatique qui les traduit. Le Maroc mérinide constituait pour le roi de Majorque un recours et un allié contre son suzerain, son parent et ennemi Pierre IV d'Aragon. l'alliance projetée ne sera pas conclue, et le royaume de Majorque annexé en 1343 à l'Aragon.
Un tissu associatif dynamique s'est développé autour des questions liées à l'intégration des populations immigrées et issues de l'immigration. Nombre de ces associations ont mis en place des pratiques éducatives dans un cadre scolaire ou périscolaire et sont profondément enracinées dans les quartiers ; leur action s'appuie désormais sur des équipes d'animateurs. Certaines de ces structures défendent un projet dit interculturel ou sont concernées à divers titres par ce thème : sont étudiés dans cet ouvrage les objectifs de leurs démarches et les conditions dans lesquelles elles sont mises en œuvre. Quel poids le projet associatif garde-t-il alors que l'activité quotidienne est soumise à des contraintes aussi diverses que nombreuses ? Comment s'inscrivent ces approches dans l'espace social, quelles relations sont entretenues avec les populations, les administrations et les partenaires ? Dans la dernière partie de ce livre, des responsables d'associations indiquent la façon dont ils conçoivent leur intervention dans le champ des relations interculturelles.
Quelles stratégies les populations qui ont vécu des migrations mettent-elles en oeuvre pour s'approprier leur espace de vie ? Quelles relations entretiennent-elles avec les autres populations ? Quel jeu la mémoire, individuelle et collective, vient-elle déployer dans la construction identitaire qui s'opère alors chez les individus ?
Le site du Ouadi el-Jarf, fouillé depuis 2011, est un port sur la mer Rouge qui a été utilisé au début de la IVe dynastie pour se rendre par voie maritime aux mines de turquoises et de cuivre du sud-ouest de la péninsule du Sinaï. Lors de la campagne de 2013, un important lot de papyrus daté de la fin du règne de Chéops a été mis au jour à l'entrée de l'une des galeries-magasins qui sont l'un des traits caractéristiques du site. Ces documents sont à ce jour les plus anciens papyrus hiératiques jamais découverts. Ils constituent les archives d'une équipe de marins et se subdivisent en deux grandes catégories : des comptabilités enregistrant des livraisons de différents produits, et des journaux de bord qui couvrent plusieurs mois d'activité de cette équipe. Ces derniers décrivent des missions effectuées sous la direction de l'inspecteur Merer, et concernent pour l'essentiel le transport par voie fluviale de blocs de calcaire des carrières de Toura vers le chantier de la grande pyramide de Chéops, alors en construction sur l'autre rive du Nil. Cet ouvrage est la publication des deux journaux de bord les mieux préservés de ce lot.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
A Dendara, le domaine d'Horus est indépendant de celui d'Hathor ; diverses processions reliaient cependant les deux espaces sacrés. Horus était le maître de Dendara, époux d'Hathor maîtresse de Dendara, et Edfou et Dendara ne forment qu'un seul nome. Les deux divinités incarnent la royauté, masculine et féminine, transmise par Rê d'Héliopolis. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire.