Les inscriptions de visiteurs dans les tombes thébaines
Ragazzoli Chloé
IFAO
149,00 €
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EAN :9782724711059
S'inscrire dans le monument : ce que disent les témoignages des scribes visiteurs des tombes thébaines du Nouvel Empire. Au Nouvel Empire, il était courant pour les scribes de laisser un témoignage écrit de leur passage dans les chapelles de tombe, au sein même de la décoration. Cet ouvrage rassemble l'ensemble de ces inscriptions de visiteurs pour la nécropole thébaine, après dix années de travail sur le terrain et dans les archives. Il peut s'agir de simples signatures, mais aussi d'offrandes funéraires sous forme de textes littéraires tout comme de biographies clandestines. D'autres graffiti mettent en scène l'identité des signataires et comprennent des prières à leur propre bénéfice. Souvent omises dans les publications, ou considérées ponctuellement pour les données historiques qu'elles peuvent contenir (dates, éléments de prosopographie), ces inscriptions permettent d'aborder des pratiques manuscrites dans leur contexte social, matériel et local. Majoritairement inscrits en hiératique très soigné, ces dipinti constituent l'ostentation d'une identité lettrée et d'un usage particulier de l'écriture habituellement réservée aux manuscrits littéraires. L'ouvrage présente l'édition et le commentaire philologique de près de deux cents inscriptions secondaires inédites, données en photographie, fac-similé, transcription hiéroglyphique, translittération et traduction. Une vaste introduction synthétique établit une cartographie matérielle et textuelle de ce corpus qui fait partie intégrante de la scripturalité de son temps et exploite les données sociales, culturelles et religieuses qu'il renferme. Le lecteur part ainsi à la suite de ces scribes, membres de l'administration des complexes funéraires royaux de la rive ouest thébaine, qui circulent dans la montagne au gré de leurs tâches et liens professionnels et privés, de leurs intérêts intellectuels ou de leur religiosité. Ces scribes négocient au sein même de la décoration des tombes une place pour développer leur identité corporative et bénéficier de l'efficacité rituelle du lieu. Les pratiques dont ces inscriptions sont la trace dévoilent un large volet de ce qu'on peut appeler la culture de scribe du Nouvel Empire.
Nombre de pages
700
Date de parution
29/05/2026
Poids
3 170g
Largeur
248mm
Plus d'informations
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EAN
9782724711059
Auteur
Ragazzoli Chloé
Editeur
IFAO
Largeur
248
Date de parution
20260529
Nombre de pages
700,00 €
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La tombe MMA 504 se trouve dans la nécropole de la XIe dynastie située sur le flanc nord du ouadi menant au cirque de Deir el-Bahari. Les difficultés d'accès au site conduisirent les carriers du Moyen Empire à abandonner rapidement le creusement de la tombe qui, inachevée et inusitée, prit davantage l'apparence d'une grotte rupestre que d'un monument funéraire. Quelque cinq cents ans plus tard, au début de la XVIIIe dynastie, le lieu reçut la visite des membres du personnel de construction et du clergé des temples mémoriaux établis dans le voisinage de Deir el-Bahari. Leur passage est signalé par près de quatre-vingt graffiti textuels et figuratifs. Ces inscriptions renvoient à un ensemble de pratiques lettrées, sociales et culturelles spécifiques aux scribes et membres de l'élite intermédiaire du Nouvel Empire. Fondé sur la publication des inscriptions et l'étude archéologique du site, le présent ouvrage offre une étude complète du monument et de ses graffiti, considérés en tant que pratique créatrice d'espace et de dynamiques sociales.
Les Égyptiens ont-ils inventé la bureaucratie ? Difficile de répondre tant le rituel, les réseaux de patronage et l'oralité devaient jouer un rôle au moins aussi important que les procédures formelles écrites. Ce qui est sûr en revanche, c'est qu'au Nouvel Empire, entre 1500 et 1070 avant Jésus-Christ, l'Égypte prend les dimensions d'un empire. De la Nubie à la Syrie, les ressources à exploiter et à administrer sont immenses. Ce n'est donc pas un hasard si cette époque est aussi celle d'une révolution du statut de l'écrit. Dépositaires du contrôle institutionnel des activités, les scribes occupent le devant de la scène et forment un monde social avec ses valeurs et son discours propres.Pour dresser l'histoire intégrale de ce milieu et de ces hommes, Chloé Ragazzoli a recours à des sources ? archéologiques et textuelles ? encore largement inexploitées : les florilèges, ces manuscrits de miscellanées où les scribes faisaient montre de leurs compétences et de leurs savoirs lettrés. Au ras du manuscrit, suivant la main du scribe, l'enquête commence par la manière même d'écrire, à l'encre, sur papyrus, où la variation et la compilation de mémoire jouent un grand rôle. Les scribes s'approprient l'archive lettrée de leur temps et jouent de mille variations pour produire de nouveaux genres littéraires qui nous font voir tant le scribe dissipé que le maître couvert d'honneurs. Le tableau dépeint est celui d'une élite intermédiaire qui seule est à même de mettre en branle et de faire fonctionner la machine politique et étatique. En un mot : comment un savoir lettré tient un empire, et plus encore, sa mémoire.
Les grandes capitales égyptiennes, Thèbes, Memphis, Perramsès (le Pi-Ramsès de la Bible) ont marqué les descriptions des géographes grecs, qui en ont assuré la pérennité dans la mémoire culturelle occidentale. Mais la littérature égyptienne ancienne avait déjà pris la cité pour objet, au point de produire un genre littéraire propre au Nouvel Empire, l'Eloge de la ville. Ces poèmes adressés à Dieu ou à Pharaon louent une ville que l'on regrette de quitter ou que l'on s'émerveille de découvrir. Oeuvres de piété personnelle, eulogies royales ou amusements de lettrés, ces textes révèlent un lien particulier de l'Egyptien à sa "ville" et nous offrent un pan entier de la culture égyptienne. Nous donnons l'intégralité de ces textes dans une édition philologique et une traduction littéraire. Le commentaire analyse la structure interne du genre et ses qualités stylistiques. L'étude des représentations contextualise ces ?uvres dans une perspective idéologique et historique. Le tableau de la ville égyptienne en ressort comme la réalisation royale du plan divin, tout autant que comme le reflet du cosmos ou une métaphore de l'organisation sociale. Sur le plan de l'urbanisme, certaines métropoles s'affirment dans une association historique entre la ville-temple et la capitale administrative.
Une autre manière de découvrir Le Caire. Structuré autour de 3 itinéraires, ce guide nous invite à découvrir Le Caire, l'une des plus belles villes médiévales du monde. Ses quartiers, ses rues, ses places et ses monuments sont les témoins de l'histoire extraordinaire de cette capitale pluriséculaire. Le guide entend rendre ses lettres de noblesse à ce patrimoine urbain majeur. De nombreux récits et anecdotes en ponctuent la lecture. Ils poussent les visiteurs à se plonger dans des séquences historiques où la poésie se mêle à l'humour et aux coups de sang des puissants et des habitants qui ont peu à peu façonné des lieux et des monuments emblématiques. Chaque itinéraire est richement illustré afin d'accompagner les lecteurs dans cette exploration urbaine, et ainsi ancrer ces récits du passé dans le présent tour à tour bouillonnant et secret de la ville. Une rubrique "pour aller plus loin" permet de prolonger ces itinéraires et de disposer d'outils (repères chronologiques, glossaires lexicaux, visuels et architecturaux) pensés pour rendre le guide lisible et compréhensif pour tous. Ne reste qu'aux amateurs d'un tourisme éclairé par l'histoire à ouvrir grand les yeux !
La chapelle d'Osiris Ounnefer maître des aliments, reposoir du "fétiche" d'Abydos à Karnak : un témoignage exceptionnel du développement du culte osirien dans l'Egypte tardive. La chapelle d'Osiris Ounnefer Neb djefaou est l'un des multiples édifices osiriens construits en périphérie du temple d'Amon-Rê de Karnak au Ier millénaire avant J. -C. Ses riches décors révèlent sa fonction de reposoir du "fétiche" abydénien à la fin de la XXVIe dynastie, sous le pontificat de la Divine Adoratrice Ankhnesnéferibrê (VIe s. av. J. -C.). Le présent volume comporte la publication épigraphique du monument incluant une traduction, un commentaire perpétuel et une paléographie hiéroglyphique. Le travail de reconstitution des parois s'est appuyé sur des documents d'archives comme sur les travaux archéologiques menés parallèlement aux relevés, qui ont livré des blocs complétant les élévations. L'édition des textes est associée à une analyse approfondie du programme décoratif. L'étude consacrée à la forme spécifique du dieu Osiris "Ounnefer Maître des aliments" permet d'aborder la question des nombreuses épiclèses accordées au dieu dans les multiples édifices qui lui sont dédiés à Karnak. Quant à la théologie d'Abydos et au culte du "fétiche" , ils sont replacés dans une tradition qui remonte au début du IIe millénaire av. J. -C. pour mettre en évidence la manière dont elle a été acclimatée à Thèbes et fait l'objet d'une élaboration érudite par le grand intendant Sheshonq (A), concepteur de la chapelle.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.