Eloges de la ville en Egypte ancienne. Histoire et littérature
Ragazzoli Chloé ; Parkinson Richard
SUP
26,00 €
Épuisé
EAN :9782840506041
Les grandes capitales égyptiennes, Thèbes, Memphis, Perramsès (le Pi-Ramsès de la Bible) ont marqué les descriptions des géographes grecs, qui en ont assuré la pérennité dans la mémoire culturelle occidentale. Mais la littérature égyptienne ancienne avait déjà pris la cité pour objet, au point de produire un genre littéraire propre au Nouvel Empire, l'Eloge de la ville. Ces poèmes adressés à Dieu ou à Pharaon louent une ville que l'on regrette de quitter ou que l'on s'émerveille de découvrir. Oeuvres de piété personnelle, eulogies royales ou amusements de lettrés, ces textes révèlent un lien particulier de l'Egyptien à sa "ville" et nous offrent un pan entier de la culture égyptienne. Nous donnons l'intégralité de ces textes dans une édition philologique et une traduction littéraire. Le commentaire analyse la structure interne du genre et ses qualités stylistiques. L'étude des représentations contextualise ces ?uvres dans une perspective idéologique et historique. Le tableau de la ville égyptienne en ressort comme la réalisation royale du plan divin, tout autant que comme le reflet du cosmos ou une métaphore de l'organisation sociale. Sur le plan de l'urbanisme, certaines métropoles s'affirment dans une association historique entre la ville-temple et la capitale administrative.
Nombre de pages
267
Date de parution
11/12/2008
Poids
500g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782840506041
Titre
Eloges de la ville en Egypte ancienne. Histoire et littérature
Auteur
Ragazzoli Chloé ; Parkinson Richard
Editeur
SUP
Largeur
157
Poids
500
Date de parution
20081211
Nombre de pages
267,00 €
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La tombe MMA 504 se trouve dans la nécropole de la XIe dynastie située sur le flanc nord du ouadi menant au cirque de Deir el-Bahari. Les difficultés d'accès au site conduisirent les carriers du Moyen Empire à abandonner rapidement le creusement de la tombe qui, inachevée et inusitée, prit davantage l'apparence d'une grotte rupestre que d'un monument funéraire. Quelque cinq cents ans plus tard, au début de la XVIIIe dynastie, le lieu reçut la visite des membres du personnel de construction et du clergé des temples mémoriaux établis dans le voisinage de Deir el-Bahari. Leur passage est signalé par près de quatre-vingt graffiti textuels et figuratifs. Ces inscriptions renvoient à un ensemble de pratiques lettrées, sociales et culturelles spécifiques aux scribes et membres de l'élite intermédiaire du Nouvel Empire. Fondé sur la publication des inscriptions et l'étude archéologique du site, le présent ouvrage offre une étude complète du monument et de ses graffiti, considérés en tant que pratique créatrice d'espace et de dynamiques sociales.
Dans la vallée du Nil émerge au terme d'un processus culturel complexe l'un des plus anciens Etats territoriaux du monde, dirigé par une royauté sacrée et une administration qui se développe et évolue durant les presque 3000 ans qui séparent la Ire dynastie de la conquête romaine. Au-delà de l'image d'une Egypte des pyramides immobile dirigée par un despote tout puissant, les recherches les plus récentes, issues de l'analyse de la documentation écrite et iconographique autant que des dernières découvertes archéologiques, amènent au contraire à peindre un tableau beaucoup plus nuancé. Du rôle essentiel de l'échelle locale aux jeux de pouvoir entre grandes familles de la Cour, de l'économie vivrière aux échanges internationaux, de l'exploitation des déserts entourant l'Egypte aux expéditions au long cours vers le Sinaï, Pount, le Soudan ou le Proche-Orient, c'est un royaume en constante évolution qui est ici dépeint. Au-delà du résumé de la trame chronologique essentielle à la compréhension de l'histoire égyptienne, l'ouvrage aborde les problématiques historiques propres à chacune de ses grandes périodes, touchant à l'histoire, mais aussi à la société et à la culture, en présentant également les débats historiographiques en cours.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.