La grotte des scribes à Deir el-Bahari. La tombe MMA 504 et ses graffiti
Ragazzoli Chloé
IFAO
41,00 €
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EAN :9782724707045
La tombe MMA 504 se trouve dans la nécropole de la XIe dynastie située sur le flanc nord du ouadi menant au cirque de Deir el-Bahari. Les difficultés d'accès au site conduisirent les carriers du Moyen Empire à abandonner rapidement le creusement de la tombe qui, inachevée et inusitée, prit davantage l'apparence d'une grotte rupestre que d'un monument funéraire. Quelque cinq cents ans plus tard, au début de la XVIIIe dynastie, le lieu reçut la visite des membres du personnel de construction et du clergé des temples mémoriaux établis dans le voisinage de Deir el-Bahari. Leur passage est signalé par près de quatre-vingt graffiti textuels et figuratifs. Ces inscriptions renvoient à un ensemble de pratiques lettrées, sociales et culturelles spécifiques aux scribes et membres de l'élite intermédiaire du Nouvel Empire. Fondé sur la publication des inscriptions et l'étude archéologique du site, le présent ouvrage offre une étude complète du monument et de ses graffiti, considérés en tant que pratique créatrice d'espace et de dynamiques sociales.
Nombre de pages
278
Date de parution
08/02/2018
Poids
1 657g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9782724707045
Titre
La grotte des scribes à Deir el-Bahari. La tombe MMA 504 et ses graffiti
Auteur
Ragazzoli Chloé
Editeur
IFAO
Largeur
246
Poids
1657
Date de parution
20180208
Nombre de pages
278,00 €
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Les grandes capitales égyptiennes, Thèbes, Memphis, Perramsès (le Pi-Ramsès de la Bible) ont marqué les descriptions des géographes grecs, qui en ont assuré la pérennité dans la mémoire culturelle occidentale. Mais la littérature égyptienne ancienne avait déjà pris la cité pour objet, au point de produire un genre littéraire propre au Nouvel Empire, l'Eloge de la ville. Ces poèmes adressés à Dieu ou à Pharaon louent une ville que l'on regrette de quitter ou que l'on s'émerveille de découvrir. Oeuvres de piété personnelle, eulogies royales ou amusements de lettrés, ces textes révèlent un lien particulier de l'Egyptien à sa "ville" et nous offrent un pan entier de la culture égyptienne. Nous donnons l'intégralité de ces textes dans une édition philologique et une traduction littéraire. Le commentaire analyse la structure interne du genre et ses qualités stylistiques. L'étude des représentations contextualise ces ?uvres dans une perspective idéologique et historique. Le tableau de la ville égyptienne en ressort comme la réalisation royale du plan divin, tout autant que comme le reflet du cosmos ou une métaphore de l'organisation sociale. Sur le plan de l'urbanisme, certaines métropoles s'affirment dans une association historique entre la ville-temple et la capitale administrative.
Dans la vallée du Nil émerge au terme d'un processus culturel complexe l'un des plus anciens Etats territoriaux du monde, dirigé par une royauté sacrée et une administration qui se développe et évolue durant les presque 3000 ans qui séparent la Ire dynastie de la conquête romaine. Au-delà de l'image d'une Egypte des pyramides immobile dirigée par un despote tout puissant, les recherches les plus récentes, issues de l'analyse de la documentation écrite et iconographique autant que des dernières découvertes archéologiques, amènent au contraire à peindre un tableau beaucoup plus nuancé. Du rôle essentiel de l'échelle locale aux jeux de pouvoir entre grandes familles de la Cour, de l'économie vivrière aux échanges internationaux, de l'exploitation des déserts entourant l'Egypte aux expéditions au long cours vers le Sinaï, Pount, le Soudan ou le Proche-Orient, c'est un royaume en constante évolution qui est ici dépeint. Au-delà du résumé de la trame chronologique essentielle à la compréhension de l'histoire égyptienne, l'ouvrage aborde les problématiques historiques propres à chacune de ses grandes périodes, touchant à l'histoire, mais aussi à la société et à la culture, en présentant également les débats historiographiques en cours.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
A Dendara, le domaine d'Horus est indépendant de celui d'Hathor ; diverses processions reliaient cependant les deux espaces sacrés. Horus était le maître de Dendara, époux d'Hathor maîtresse de Dendara, et Edfou et Dendara ne forment qu'un seul nome. Les deux divinités incarnent la royauté, masculine et féminine, transmise par Rê d'Héliopolis. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire.