Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937), l'écrivain malgache le plus célèbre, est considéré comme le maître de la littérature francophone de Madagascar. Issu d'une famille noble de l'Imerina, aux environs de la capitale Antananarivo, il subit l'humiliation de la colonisation française tout en accédant à la maîtrise de la langue e aux trésors des littératures mondiales. Nourri de nombreuses lectures, il élabore une ?uvre poétique mais aussi romanesque et critique fondée sur le croisement des langues, des cultures et des mémoires. Son suicide, ses dernières pensées pour Baudelaire, sa célébration de la culture ancestrale, fascinèrent ses contemporains puis Senghor et tous les écrivains aux carrefours des langues et des cultures. Ce recueil, publié en 1934, repris en 1990 (Hatier), est ici présenté par une jeune chercheuse française, Claire Riffard, qui a eu en main les manuscrits du poète. Elle peut donc proposer une édition dont les multiples détails mettront le lecteur attentif sur de nouveaux chemins d'interprétation de cette écriture à la fois limpide et mystérieuse, harmonieuse et tragique, française et tellement malgache.
Ecrit en même temps que "Presque-Songes", "Traduit de la nuit" en est une suite composée d'une trentaine de poèmes écrits directement en français et en malgache.
Sélectionnés à l'occasion du Sommet de la Francophonie de Kinshasa d'octobre 2012, ces dix-neuf textes attestent de la vitalité de la langue française en République Démocratique du Congo. Issus de diverses régions de ce vaste territoire, leurs auteurs veulent être à la fois les témoins d'une réalité complexe et douloureuse et hérauts d'une langue qui permet d'entrer en relation.
Fall Abdallahi ; Cormillot André ; Adnan Ould Beyr
Ce guide est le premier d'une collection qui constitue d'abord une invitation au voyage dans un des derniers pays où le tourisme n'est pas devenu une industrie et où voyager garde son sens authentique de découverte. Si l'on trouve dans ce premier volume, consacré à la région ouest de l'Adrar, une multitude de renseignements pratiques, on y retrouve surtout un art de voyager qui réconcilie tourisme et liberté, sécurité et découverte. Toujours à mi-chemin entre une érudition de bon goût et un sens pratique indispensable dans cette région peu connue, les auteurs nous conduisent en effet par dunes et par oueds à la croisée d'une histoire qui reste encore à écrire et d'une géographie dont les approximations laissent une large part au rêve. Les itinéraires ne sont pas encore balisés et le voyageur conserve des chances de se perdre en suivant le chemin de Gouraud ou en prenant le temps de déguster un thé sous une tente pour mieux regarder passer une longue caravane imprévue. Dans l'Adrar, le voyageur n'est pas encore un touriste ; c'est pourquoi ce guide, tout en proposant des itinéraires et en fixant quelques règles indispensables, n'impose rien. Il est le vrai compagnon de route pour une région qui permet de redécouvrir des plaisirs oubliés : celui de la rencontre avec un autre radicalement différent, celui de perdre son temps pour mieux découvrir l'essentiel, celui de découvrir en toute liberté une nature exceptionnelle et pas encore habillée par l'homme. Jean-Luc Laithier
En 1681, Job Ludolf, orientaliste allemand, publie sous le titre d?Historia Aethiopica, un ouvrage sur l?Ethiopie qui deviendra fondamental. Le livre est rédigé en latin. Ludolf ne se contente pas d?y traiter de l?histoire mais de bien d?autres sujets et aspects de la culture éthiopienne : qu?il s?agisse de géographie ou des ressources naturelles, des langues et de la population, du régime politique, de l?Eglise et de la religion, de la littérature et de l?économie ou encore de la vie quotidienne des Ethiopiens.
Un choix de recettes d'un pays où la table est lieu de plaisir de rencontre et de discussion. Du tarama au halva, de la moussaka aux gâteaux de Noël en passant par le caviar d'aubergines ou les artichauts à la Polita, des couleurs, des odeurs et des saveurs de légumes frais, d'huile d'olive, d'herbes et d'épices qui regorgent du soleil grec...