Rabaté Marie-Rose ; Goldenberg André ; Vivier Mari
ACR
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EAN :9782867701627
Outre l'architecture de ses monuments religieux, de ses palais, de ses casbahs, le Maroc recèle une immense quantité d'oeuvres de dimensions plus modestes, certes, mais où le sens artistique a toujours trouvé le champ d'une expression approfondie et diversifiée. Il s'agit d'objets usuels dont la forme ou le décor, particulièrement élaborés, constituent des messages esthétiques accessibles à tous. Jusqu'à une période très récente, les objets nécessaires à la vie domestique, au travail, à la vie religieuse et artistique étaient pratiquement tous des productions artisanales ; dans leur élaboration intervenaient conjointement - dans des rapports variables selon leur nature - le respect de traditions souvent pointilleuses et le sens artistique des créateurs. C'était pour ceux-ci leur véritable mode d'expression, en l'absence d'"objets d'art" à but exclusivement décoratif dans la civilisation maghrébine traditionnelle.
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Nombre de pages
370
Date de parution
16/10/2003
Poids
2 900g
Largeur
262mm
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EAN
9782867701627
Titre
Arts et cultures du Maroc. Un jardin d'objets
Auteur
Rabaté Marie-Rose ; Goldenberg André ; Vivier Mari
Editeur
ACR
Largeur
262
Poids
2900
Date de parution
20031016
Nombre de pages
370,00 €
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Les qualités du cuir travaillé au Maroc lui ont conféré une très large renommée qui a imprimé durablement sa marque dans la langue française : la maroquinerie désigne encore de nos jours l'industrie des cuirs fins. A Fès, à Marrakech, à Tétouan, les artisans ont conservé des procédés immémoriaux de tannage, qui étaient les seuls connus en Occident à la fin du XIXe siècle et qu'on découvre ici avec surprise. Ils sont fascinants pour les traditions qu'ils représentent, autant que pour les croyances occultes qui entouraient leur mise en oeuvre...Le cuir est d'abord utilisé pour la réalisation de nombreux objets utilitaires marocains mais, dans beaucoup de cas, l'observateur est séduit par le sens artistique raffiné des artisans anonymes qui les ont créés et ornementés. La peau a fourni aussi des parchemins où, depuis l'Antiquité, les arts merveilleux de la calligraphie et de l'enluminure se sont exprimés avec un talent incomparable, et elle reste au Maroc la membrane vibrante d'une floraison d'instruments de musique. Marie-Rose Rabaté, dont les ouvrages sur les bijoux et les textiles traditionnels marocains font autorité, nous conduit ici sur les chemins des métamorphoses des peaux et des cuirs, depuis les tanneries séculaires jusqu'aux objets les plus précieux dont s'enorgueillissent à juste titre les musées et les collectionneurs.
Résumé : Marie-Rose Rabaté, docteur en ethnologie, a vécu trois ans en Tunisie, voyagé en Algérie et résidé en continu pendant quatorze ans au Maroc. Dans ce pays, de nombreux séjours sur le terrain entre 1964 et 1977 lui ont permis d'acquérir une connaissance approfondie des modes de vie et des objets traditionnels locaux. Elle s'est intéressée particulièrement aux bijoux, à la fois dans leur diversité, leur localisation et leur environnement socioculturel. Installée à Paris depuis 1980, l'auteure a poursuivi et étendu ses recherches, par la continuation de ses voyages d'étude, l'élargissement de ses explorations bibliographiques et l'exploitation de plusieurs importantes collections publiques ou privées. Sa pratique de la photographie d'objets lui a permis de réunir patiemment une très large documentation iconographique personnelle, et elle a publié depuis 1996 six ouvrages d'art et de référence sur des sujets éclectiques concernant la culture matérielle du Maroc, que modifie la modernisation progressive du pays.
Nous ne sommes pas nés pour travailler, nous sommes nés pour vivre" Constant Malva, mineur et écrivain. Ceci n'est ni un manifeste ni un présentoir de mots d'ordre. C'est tout au plus un jardin d'aphorismes où l'invite à se promener autorise le lecteur à cueillir et à cultiver ce qui lui paraît propice à son émancipation existentielle et sociale. J'ai le sentiment que la débâcle de l'avoir et de la prédation ravive l'entraide et restitue sa primauté à l'être, fondement de notre existence. Je réitère le pari originel de l'espèce humaine en misant sur un renversement de perspective où le projet de vivre nous tienne quitte de l'emprise d'une mort dénaturée. L'intelligence de l'individu autonome viendra à bout de l'individualiste et de son calcul égoïste. Il ne s'agit en somme que de fonder une société sur l'adhésion de celles et de ceux qui souhaitent en faire partie. C'est à cette inspiration que toutes les insurrections du passé doivent leur souffle vivifiant. C'est à son inversion que sont dues les pires meurtrissures de l'histoire. Le génie créatif de quelques-uns est de nature à effacer la bêtise d'un grand nombre. La sottise assure ses assises en se chiffrant, l'intelligence sensible est une résonance qui ne se mesure pas et se propage sans fin. Raoul Vaneigem