Discours et fragments. Edition bilingue français-grec ancien
PROCOPE DE GAZA
BELLES LETTRES
155,00 €
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EAN :9782251005874
Carrefour de peuples et de cultures différentes, la cité de Gaza, à la veille de la conquête arabe (634), abrita une vie intellectuelle raffinée et créative, ouverte au dialogue entre traditions littéraires et religieuses hétérogènes. Premier d'une série dédiée à la redécouverte de ce phénomène culturel riche et complexe qu'on désigne sous le nom d' "Ecole de Gaza", le présent volume rassemble la production profane (trois dialexeis, quatre éthopées, deux descriptions d'oeuvres d'art, les restes d'un discours de bienvenue, un épithalame et sa probable prolalia, un panégyrique impérial, deux monodies et tous les fragments de tradition indirecte) de Procope de Gaza (470 ca. -530 ca.), l'un des représentants les plus illustres de la cité palestinienne dans l'Antiquité Tardive, connu aussi par ses commentaires exégétiques aux Ecritures. Par rapport aux précédentes éditions, notre édition est enrichie de deux nouveaux textes, l'Epithalame pour Mélès et Antonina (op. XIII dans l'édition présente) et la courte dialexis introductive (op. XII), découverts en automne de 2011 respectivement par E. Amato et A. Corcella et jusqu'ici jamais commentées et traduits en français. La paternité procopienne de deux monodies anonymes (op. XIV et XV), autrefois attribuées à Choricios de Gaza, a fait en même temps l'objet d'une solide démonstration. On ajoutera la découverte exceptionnelle, en 2012, par E. Amato, dans le Vat. Lat. 9781, d'une copie du Vat. gr. 1898, le seul manuscrit transmettant les op. I à X de Procope. Malgré sa date très récente (il a été copié, entre 1804 et 1834, par le paléographe et érudit italien Girolamo Amati), il apporte davantage à l'établissement du texte des opuscules de Procope que son antigraphe, fort abîmé non seulement par l'usure du temps mais aussi par les réactifs chimiques (la teinture de galle) utilisés par le Cardinal Angelo Mai. Voilà qui justifie pleinement une nouvelle édition des discours et des fragments de Procope d'autant plus que la traduction qu'on présente ici est, pour l'ensemble, la première en français.
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Nombre de pages
617
Date de parution
29/03/2014
Poids
815g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251005874
Titre
Discours et fragments. Edition bilingue français-grec ancien
Auteur
PROCOPE DE GAZA
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
815
Date de parution
20140329
Nombre de pages
617,00 €
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Résumé : "L'imagination la plus féconde ne saurait dépasser les sombres horreurs du tableau que nous offre l'Histoire secrète. Qu'on se figure une société dénuée de sens moral, où la grossière avidité de natures perverses soit l'unique loi, un enfer, où deux funestes génies (Justinien et Théodora) règnent en vue du mal, le cultivent avec art, l'aiment pour lui-même et pour le plaisir qu'ils trouvent à le faire, une vénalité inouïe, une dégradation de moeurs à peine croyable, le vol organisé, nulle sûreté pour les personnes, le bon sens même atteint et la raison menacée, Byzance transformée tantôt en une cage de fous, tantôt en un épouvantable coupe-gorge où l'assassinat de milliers de personnes se commettait de gaieté de coeur et en plein jour, un monde d'empoisonneurs et d'assassins, de frénétiques et de fous ; voilà l'effroyable cauchemar que déroule en deux cents pages cet écrit singulier". C'est ainsi qu'Ernest Renan présentait, en 1856, dans un texte reproduit intégralement dans ce volume, l'une des oeuvres les plus extraordinaires de tous les temps : l'Histoire secrète du règne de Justinien (Vie siècle), écrit clandestin dans lequel son auteur, Procope, historiographe officiel de la Cour, révèle les effroyables turpitudes de ses maîtres. Pierre Maraval, professeur émérite à l'Université de Paris IV - Sorbonne, nous donne une traduction entièrement nouvelle de l'Histoire secrète, la première en français depuis 1856.
Résumé : Les Guerres gothiques livrées au VIe siècle après J. -C. par l'empereur Justinien et mises à l'écrit par Procope de Césarée en quatre livres exigeaient une traduction et un commentaire nouveaux, d'autant plus que le regard traditionnel que les historiens portent sur les Goths s'est radicalement renouvelé depuis quelques décennies. L'ouvrage éclaire l'histoire du vie siècle et les tensions entre les Goths, les populations barbares entre elles, le pouvoir byzantin et les Romains d'Italie, et il révèle la manière dont Procope de Césarée, qui est la source essentielle pour cette époque, rend compte des événements avec, vraisemblablement, ses choix personnels qui trahissent ses idées et révèlent les tensions entre les différentes cultures qui sont en train de mettre un terme à ce que la périodisation nomme, un peu artificiellement, l'Antiquité. Cet ouvrage complète la traduction commentée de l'Histoire secrète de Procope, parue dans cette même collection en 1990 (Pierre Maraval), La Guerre contre les Vandales, parue en 1990 (Denis Roques) et les Constructions, en 2011 (Denis Roques).
La Guerre contre les vandales raconte l'affrontement de trois cultures différentes aux Ve et Vie siècles ap. J. -C. : la société vandale établie en Afrique du Nord, les Byzantins à la reconquête de l'Afrique romaine, les tribus berbères d'Algérie, de Tunisie et de Libye. Source historique essentielle, le récit de Procope est aussi une remarquable oeuvre littéraire. Chronique historique, journal de guerre, roman d'aventures, témoignage sur l'insolite et le surnaturel, galerie de portraits (les Vandales Geiseric et Gélimer, les Byzantins Bélisaire et Solomon, les Berbères Kabaon, Antalas et Koutzinas...) toutes les formes d'expression sont mises à contribution pour recréer, avec véracité et vivacité, l'atmosphère de l'Afrique byzantine de Justinien. Denis Roques, docteur ès lettres, est maître de conférences à l'Université de Metz.
Résumé : A l'époque où, dans la partie occidentale de l'Empire romain, régnait Honorius, des Barbares s'emparèrent de son territoire. Qui étaient-ils ? Comment s'y prirent-ils ? C'est ce que je vais dire. I, 2, 1
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.