L'imagination la plus féconde ne saurait dépasser les sombres horreurs du tableau que nous offre l'Histoire secrète. Qu'on se figure une société dénuée de sens moral, où la grossière avidité de natures perverses soit l'unique loi, un enfer, où deux funestes génies (Justinien et Théodora) règnent en vue du mal, le cultivent avec art, l'aiment pour lui-même et pour le plaisir qu'ils trouvent à le faire, une vénalité inouïe, une dégradation de moeurs à peine croyable, le vol organisé, nulle sûreté pour les personnes, le bon sens même atteint et la raison menacée, Byzance transformée tantôt en une cage de fous, tantôt en un épouvantable coupe-gorge où l'assassinat de milliers de personnes se commettait de gaieté de coeur et en plein jour, un monde d'empoisonneurs et d'assassins, de frénétiques et de fous ; voilà l'effroyable cauchemar que déroule en deux cents pages cet écrit singulier". C'est ainsi qu'Ernest Renan présentait, en 1856, dans un texte reproduit intégralement dans ce volume, l'une des oeuvres les plus extraordinaires de tous les temps : l'Histoire secrète du règne de Justinien (Vie siècle), écrit clandestin dans lequel son auteur, Procope, historiographe officiel de la Cour, révèle les effroyables turpitudes de ses maîtres. Pierre Maraval, professeur émérite à l'Université de Paris IV - Sorbonne, nous donne une traduction entièrement nouvelle de l'Histoire secrète, la première en français depuis 1856.
Nombre de pages
256
Date de parution
29/05/1990
Poids
280g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782251339047
Titre
Histoire secrète. Suivi de Anekdota
Auteur
PROCOPE
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
126
Poids
280
Date de parution
19900529
Nombre de pages
256,00 €
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Les Guerres gothiques livrées au VIe siècle après J. -C. par l'empereur Justinien et mises à l'écrit par Procope de Césarée en quatre livres exigeaient une traduction et un commentaire nouveaux, d'autant plus que le regard traditionnel que les historiens portent sur les Goths s'est radicalement renouvelé depuis quelques décennies. L'ouvrage éclaire l'histoire du vie siècle et les tensions entre les Goths, les populations barbares entre elles, le pouvoir byzantin et les Romains d'Italie, et il révèle la manière dont Procope de Césarée, qui est la source essentielle pour cette époque, rend compte des événements avec, vraisemblablement, ses choix personnels qui trahissent ses idées et révèlent les tensions entre les différentes cultures qui sont en train de mettre un terme à ce que la périodisation nomme, un peu artificiellement, l'Antiquité. Cet ouvrage complète la traduction commentée de l'Histoire secrète de Procope, parue dans cette même collection en 1990 (Pierre Maraval), La Guerre contre les Vandales, parue en 1990 (Denis Roques) et les Constructions, en 2011 (Denis Roques).
La Guerre contre les vandales raconte l'affrontement de trois cultures différentes aux Ve et Vie siècles ap. J.-C. : la société vandale établie en Afrique du Nord, les Byzantins à la reconquête de l'Afrique romaine, les tribus berbères d'Algérie, de Tunisie et de Libye. Source historique essentielle, le récit de Procope est aussi une remarquable ?uvre littéraire. Chronique historique, journal de guerre, roman d'aventures, témoignage sur l'insolite et le surnaturel, galerie de portraits (les Vandales Geiseric et Gélimer, les Byzantins Bélisaire et Solomon, les Berbères Kabaon, Antalas et Koutzinas?) toutes les formes d'expression sont mises à contribution pour recréer, avec véracité et vivacité, l'atmosphère de l'Afrique byzantine de Justinien. Denis Roques, docteur ès lettres, est maître de conférences à l'Université de Metz.
A l'époque où, dans la partie occidentale de l'Empire romain, régnait Honorius, des Barbares s'emparèrent de son territoire. Qui étaient-ils ? Comment s'y prirent-ils ? C'est ce que je vais dire. I, 2, 1
L'historien Procope constitue la source principale, parfois unique pour certains événements, de l'histoire du règne de Justinien (527-565) ; il est le Thucydide de son époque, le filtre qui permet d'appréhender la cour de Justinien et de Théodora. Il devenait urgent de faire paraître une nouvelle traduction commentée des Guerres contre les Perses, dont la traduction française remonte à F. Cousin, il y a plusieurs siècles. Des événements marquants eurent lieu pendant ces guerres, comme la révolte de Nika à Constantinople et la fameuse peste dite de Justinien, qui méritaient largement une publication telle que celle-ci. Cet ouvrage clôt l'ensemble des Guerres de Justinien telles que racontées par Procope, et présente de surcroît des textes complémentaires, ceux de Nonnose, de Théophane de Byzance, de Jean Malalas et de Jean d'Épiphanie, qui donnent un éclairage particulier au texte principal. Comme dans ses autres récits déjà publiés aux Belles Lettres (Guerre contre les Vandales, Histoire des Goths), le lecteur reconnaîtra le style si vivant de Procope, à la fois « classicisant » et véritable écrivain soucieux de varier les plaisirs du lecteur et laissant deviner son implication personnelle au c'ur des événements.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine