Les Actes d'André, du Iie siècle, comptent parmi les Actes apocryphes d'apôtres les plus anciens. Leur lieu d'origine reste incertain. Jean-Marc Prieur traduit et commente dans ce volume tous les documents qui, en grec, en latin ou en copte, permettent encore d'accéder au texte primitif ou peuvent servir à sa reconstruction. Nous pouvons suivre les pérégrinations, les miracles et la prédication de l'apôtre André de l'Asie mineure jusqu'en Grèce où, à Patras, il convertit la femme du proconsul ; par conséquent, celle-ci se refuse à son mari. Il en résulte le martyre de l'apôtre : arrêté, André est crucifié (on connaît la " croix de saint André "...), tandis que son persécuteur, abandonné par sa femme, finit par se suicider. Comme dans les autres Actes apocryphes, l'apôtre apparaît ici d'après le modèle de l' " homme divin ", que le christianisme a repris des religions hellénistiques (et que l'apôtre Paul avait refusé...) : c'est le prédicateur qui dans sa parole et ses prodiges révèle la puissance du dieu qu'il annonce. Les discours missionnaires d'André occupent une place importante et véhiculent une lecture particulière du plan mis en ?uvre par Dieu en faveur du salut des humains, et de la manière dont ceux-ci y adhèrent ; cette lecture peut nous paraître singulière, mais elle témoigne d'une théologie qui a dû caractériser un milieu ecclésial donné.
Nombre de pages
253
Date de parution
31/12/1996
Poids
274g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782503504247
Titre
Actes de l'apôtre André
Auteur
Prieur Jean-Marc
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
119
Poids
274
Date de parution
19961231
Nombre de pages
253,00 €
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Dès le IIe siècle, un certain nombre de livres se trouvèrent peu à peu rassemblés en un recueil unique, le Nouveau Testament. De ce fait, d'autres livres, bien qu'attribués à des apôtres, furent laissés à l'écart. Ce sont les apocryphes, ou livres " cachés ". Or voici depuis quelques années qu'ils émergent de l'ombre et tiennent la vedette. Certaines découvertes sensationnelles en ont certainement été l'occasion, à commencer par celle de 1945, à Nag Hammadi (Haute-Egypte), de toute une bibliothèque copte sur papyrus. Les apocryphes font actuellement l'objet des travaux diligents d'un grand nombre de chercheurs qui s'emploient à en fixer le texte, à les traduire, à les commenter. Dans nos pays francophones, deux équipes sont principalement au travail, l'une en France, l'autre en Suisse romande. Jean-Marc Prieur fait partie de la seconde, et vient de publier les Actes d'André. C'est elfe sa compétence à nous offrir ici une vue d'ensemble sur cette littérature méconnue. Manière de découvrir avec lui des communautés qui, bien que marginales et très tôt suspectées d'hérésie, témoignent de nos origines chrétiennes. Fût-ce pour mesurer ce qui rapproche leurs écrits et les sépare tout à la fois du Nouveau Testament.
Depuis la Passion, quelles ont été les interprétations de la croix de jésus au cours des siècles ? Cela va des conceptions bibliques de Paul et Marc où la croix est appréhendée comme l'Instrument de supplice du Christ, à l'emblème de victoire, voire de pouvoir qu'elle peut représenter, comme pour l'empereur Constantin qui en fait un élément de la propagande impériale. Ce recueil rassemble une série d'articles de spécialistes du christianisme ancien au XVIIIème siècle en passant bien sûr par le Moyen Age. Ainsi, la forme même de la croix pour Grégoire de Nysse révèle la puissance universelle de celui qui soutient l'univers. Et pendant les Croisades, cette croix, qui donne son nom aux personnes et au mouvement, est tout à la fois celle qu'on porte sur soi et celle par laquelle la victoire est remportée.
Biographie de l'auteur Jean-Marc Prieur, est professeur d'histoire de l'Antiquité chrétienne à l'Université de Strasbourg. Avec un sens aigu de la vulgarisation, il a déjà publié dans cette collection Apocryphes chrétiens, un regard inattendu sur le christianisme ancien (1995).
À côté du Nouveau Testament, il y a une multitude de récits et de discours que l'on qualifie souvent d'« apocryphes ». Mais quoi de commun entre le souriant Protévangile de Jacques et le si difficile Évangile de judas ? C'est pour aider le lecteur à se repérer dans cette foisonnante littérature que ce Dossier a été élaboré. Après un aperçu des chemins par lesquels ces écrits nous sont parvenus, on tentera une définition précise avant de passer en revue, de manière chronologique, une cinquantaine de textes consacrés à Marie, à Jésus et aux apôtres.
Témoignage des contacts de culture dans l'Espagne d'Alphonse le Savant, le Picatrix se présente comme une traduction d'un original arabe (le Ghâyat Al-Hakîm), auquel le ou les traducteurs ont beaucoup retranché ou ajouté. L'ouvrage expose les connaissances de toute nature indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes : fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes - minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. La pratique magique s'inscrit ainsi dans un cadre philosophico-religieux très particulier où l'hermétisme et le néoplatonisme sont associés à l'orthodoxie religieuse. Le Picatrix illustre parfaitement l'idée selon laquelle la magie n'est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de savoir. Il a exercé une profonde et durable influence au Moyen Age et à la Renaissance.
Pourquoi le christianisme devint-il si important pour les communautés noires des Amériques ? la même religion que celle des asservisseurs de leurs ancêtres ... Les récits traditionnels réduisent la christianisation des Afro-Américains à un simple produit du colonialisme et de l'esclavage. Jeroen Dewulf propose une relecture novatrice en mettant en lumière les interactions transculturelles transatlantiques par lesquelles les Africains s'approprièrent le christianisme et l'intégrèrent au tissu socioculturel des Amériques.Dewulf montre comment, dans le cadre de l'expansion ultramarine portugaise, le christianisme s'entremêla aux croyances et pratiques locales de l'Afrique occidentale. Il révèle que des Africains originaires de ces régions s'identifièrent comme chrétiens bien avant leur déportation et qu'ils cultivèrent le christianisme de manière dynamique en Amérique latine, aux Caraïbes et en Amérique du Nord. L'auteur souligne la vitalité des confréries catholiques, et en montrant comment ces structures de solidarité jetèrent les bases du développement religieux, social et politique des communautés chrétiennes noires des Amériques, il en établit la portée fondatrice et durable.En mobilisant un large éventail de sources historiques et anthropologiques, Dewulf attire l'attention sur la créativité et la résilience des Afro-Américains, fiers à la fois de leur identité chrétienne et de leurs origines africaines.
A la fin du dix-huitième siècle, l'énigmatique Ba'al-Shem-Tov, mystique et thaumaturge, illumina de son charisme les communautés juives de Pologne et suscita le mouvement des Hassidim (les "pieux"). Malgré l'opposition de certains rabbins, le hassidisme gagna les coeurs des foules ashkénazes par sa piété chaleureuse et le rayonnement de ses maîtres spirituels, les rebbés, qui ont parfois formé de véritables dynasties. Décimés par le génocide hitlérien, les Hassidim perpétuent aujourd'hui à Jérusalem, New-York ou Anvers leur amour inconditionnel du judaïsme et bien des traditions des Juifs d'Europe centrale. Formé à Louvain-la-Neuve et Jérusalem, Edouard Robberechts s'est pris de passion pour cette branche souvent mal connue du judaïsme. Son livre aborde de manière nuancée toutes les facettes de l'univers hassidique, son histoire tragique, ses accents doctrinaux et la valeur mystique qu'il confère aux moindres instants et détails de l'existence de ses adeptes. Une anthologie de quelque cinquante textes permet d'entendre la voix de tous les grands rebbés hassidiques, qui furent de merveilleux exégètes, conteurs et poètes.