Je plumerai les canards en rentrant paraît à l'occasion d'une invitation lancée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon, qui a proposé à Eric Poitevin "d'entrer en conversation" avec ses collections (exposition fin avril - fin août 2022). Cet ouvrage n'est toutefois pas pensé comme un catalogue d'exposition, mais nous ouvre au parcours et à l'univers passionnant du photographe. Comment naît une image ? Que se passe-t-il avant qu'une photographie sorte de l'atelier de l'artiste ? Souvent fantasmé, l'atelier est un lieu entouré d'une aura de mystère. Tel un alchimiste, l'artiste doserait différentes potions pour faire advenir une image. Avec Je plumerai les canards en rentrant, allusion à son amour pour la cuisine, Eric Poitevin introduit le lecteur avec générosité dans l'univers de son atelier en proposant une sorte de journal, résultat de deux ans d'un travail intérieur qui documente, par le texte et par l'image, le processus de création. Il y dévoile les influences qu'ont pu avoir sur son travail ses lectures ou les images des autres. Le livre s'ouvre par un entretien entre Eric Poitevin et Jean-Christophe Bailly, qui permet de saisir son cheminement vers l'art, son parcours de photographe autant que ses intentions artistiques. L'artiste a ensuite sélectionné des extraits de sa correspondance, qui mettent en lumière ses rapports avec les galeries et les musées, ses relations avec ses contemporains (intellectuels et critiques), les affinités avec le territoire qui l'entoure, son rôle de professeur. L'ouvrage contient aussi une large sélection de photographies de sa collection personnelle, qui laissent entrevoir à la fois son intérêt historique pour le médium et une attention généreuse envers ses contemporains. Enfin, sont reproduites huit nouvelles séries de photographies inédites de l'artiste. Cet ouvrage s'adresse à tous les lecteurs curieux et particulièrement aux amateurs d'ouvrages qui ont trait à la photographie, à la démarche artistique, à l'importance du lien avec la nature et des animaux. En parallèle de l'exposition au Musée des Beaux-Arts de Lyon, le travail de l'artiste est largement présenté dans une exposition de la collection particulière d'Anne-Marie et Marc Robelin au Musée d'art contemporain de Lyon (printemps 2022).
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Nombre de pages
288
Date de parution
22/04/2022
Poids
1 286g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782865891382
Titre
Je plumerai les canards en rentrant
Auteur
Poitevin Eric ; Ramond Sylvie ; Le Bacon Céline ;
Editeur
MACULA
Largeur
225
Poids
1286
Date de parution
20220422
Nombre de pages
288,00 €
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Poitevin Eric ; Lebensztejn Jean-Claude ; Troigros
Le livre de cuisine est aujourd'hui largement répandu et certains laissent croire que cet art n'a aucun mystère. Servez citron, invite pour sa part à une expérience différente des ingrédients, des couleurs et des restes de table. Dans ce beau libre, Michel Troisgros, chef triplement étoilé, offre au lecteur plus de 35 nouvelles recettes aux noms poétiques et évocateurs - dont Tomber la neige, Rouge aux lèvres ou Cervelle "de peur d'oublier" . De celles-ci, le photographe Eric Poitevin a entrepris une série de photographies inédites et surprenantes, préférant, plutôt que de figer les plats, saisir les assiettes au sortir de table : dégustées, vidées, saucées... Parfois il reste un os, parfois une coquille... Se dessinent alors des géographies abstraites et colorées, des paysages lunaires d'une beauté transcendante. Pour accompagner recettes et photographies, un texte de Jean-Claude Lebensztejn détaille les manières de table qui, au fil des siècles, ont déterminé les convenances afin de séparer l'animal de l'homme. Son texte est entrelardé de vingt-cinq recettes, elles aussi aux noms poétiques et évocateurs, tirées du premier ouvrage moderne sur la cuisine et son organisation, Le Cuisinier françois (1651) de François Pierre de la Varenne.
Plus de soixante-dix ans après sa mort, les propos de Cézanne restaient dispersés dans des publications inaccessibles : journaux d'époque, mémoires, plaquettes épuisées.Propos tenus devant des visiteurs français ou étrangers, peintres, poètes, critiques. Il y est question de Poussin et d'Holbein, de Véronèse et de Chardin, de Monet, Renoir, Pissarro et Gauguin. Mais surtout nous saisissons sur le vif les opinions de Cézanne sur sa propre peinture : éclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant, dans sa brièveté, le mouvement de la touche.Ces textes sont rassemblés pour la première fois dans ce volume. Ils sont présentés et annotés par Michael Doran, bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres, et spécialiste de la littérature cézannienne.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
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Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.