Mélanges de l'Institut dominicain d'études orientales N° 31/2015 : Nouvelles lectures du Coran
Pisani Emmanuel
IFAO
37,00 €
Epuisé
EAN :9782724706888
Ce premier numéro est axé sur les recherches actuelles conduites sur le Coran et la pluralité des herméneutiques proposées. Michel Cuypers signe un article où il répond à un des contempteurs de l?analyse rhétorique appliquée au Coran. El-Sayed Amin, enseignant à l?université al-Azhar, propose une mise au point exégétique à frais nouveau sur la question de la violence dans le Coran. Jean-Louis Déclais présente une traduction de la sourate al-A?raf et montre l?existence de procédés midrashiques. Mohammad-Ali Amir-Moezzi rend compte de l?apport de l?enseignement des imams à propos de la sourate al-Qadr. Geneviève Gobillot, en suivant la méthode inductive de lecture du Coran, traite de la question de l?histoire et de la géographie sacrée dans le Coran à partir de l?exemple de Sodome. Enfin, Mehdi Azaiez propose une analyse de la présence d?une figure rhétorique décisive dans le Coran, celle de l?allocutaire coranique. Le Mideo reste des Mélanges et l?on trouvera dans ce numéro un article important de Philippe Vallat dont la recherche sur Abu Bakr al-Razi entre dans un dialogue et un débat soutenu de recherche et d?interprétation avec ses collègues.
Nombre de pages
295
Date de parution
26/04/2016
Poids
768g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782724706888
Titre
Mélanges de l'Institut dominicain d'études orientales N° 31/2015 : Nouvelles lectures du Coran
Auteur
Pisani Emmanuel
Editeur
IFAO
Largeur
165
Poids
768
Date de parution
20160426
Nombre de pages
295,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage retrace l'histoire de la position théologique du Père Anawati, expert au Concile Vatican II sur les questions relatives à l'islam, et sur la réponse que lui a opposé le Dr. al-Baraka, enseignant de la prestigieuse Université d'al-Azhar. La traduction et la présentation des textes est une contribution notoire à l'histoire contemporaine de ce dialogue. L'auteur offre par ailleurs des clefs précieuses de discernement et de méthodologie afin d'éviter les confusions sémantiques et théologiques.
Croire en Dieu est-il d'une autre époque?Pierre GardeilPour les Occidentaux l'homme est une évidence, mais qu'en est-il de Dieu? Telle est la question. L'ère du soupçon s'est généralisée. Nous serions tous devenus des saint Thomas: on ne croit que ce que l'on voit, et, comme on ne voit pas, alors on ne croit plus. «Croire» appartiendrait-il donc à une autre époque?E.P.: Serions-nous devenus des saint Thomas?P.G.: Oui, cependant je récuse la référence car saint Thomas est emporté par un grand élan de foi, et quand le Christ lui dit: «Mets tes mains là, touche-moi, touche mes plaies», il ne le fait pas, il tombe à genoux et dit: «Mon Seigneur et mon Dieu», ce qui va au-delà de la preuve qu'on lui offrait. Donc, laissons la foi de saint Thomas, et considérons ce que l'on appelle de ce nom comme «ne croire que ce qu'on touche, que ce qui peut être prouvé». Cela revient à ne croire qu'à la science, elle qui promet de nous apporter tant de bienfaits, tant de pouvoirs et tellement plus pour demain. Le paradoxe est que, d'une part, le christianisme fonde une telle position mais d'autre part, elle est radicalement insuffisante à combler ce pour quoi nous sommes faits.E.P.: En quoi le christianisme fonde-t-il la science?P.G.: Parce que la religion a beau exprimer un désir, un amour de l'être infini, une révérence, quelque chose comme le sentiment de ce qui nous dépasse et que nous devons adorer, elle est quand même d'une manière générale, associée dans le monde à toutes sortes d'idolâtries dont les origines sont obscures et souvent mauvaises. Elle est sacrificielle au mauvais sens du mot et elle répand à cause de cela sur le monde des superstitions qui nous empêchent d'en prendre possession.Or quand le Christ dit qu'il n'y a plus de race, qu'il n'y a plus d'objet pur et impur, qu'il n'y a plus de lieu, qu'il n'y a plus de temps, que tout cela n'est à considérer que relativement au bien de l'homme et que ce bien c'est de connaître le vrai Dieu, alors du coup il révèle la nature du christianisme... Historiquement et en profondeur, malgré toute querelle de surface, il donne le fondement même de la science.(...)
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.