Croire en Dieu est-il d'une autre époque?Pierre GardeilPour les Occidentaux l'homme est une évidence, mais qu'en est-il de Dieu? Telle est la question. L'ère du soupçon s'est généralisée. Nous serions tous devenus des saint Thomas: on ne croit que ce que l'on voit, et, comme on ne voit pas, alors on ne croit plus. «Croire» appartiendrait-il donc à une autre époque?E.P.: Serions-nous devenus des saint Thomas?P.G.: Oui, cependant je récuse la référence car saint Thomas est emporté par un grand élan de foi, et quand le Christ lui dit: «Mets tes mains là, touche-moi, touche mes plaies», il ne le fait pas, il tombe à genoux et dit: «Mon Seigneur et mon Dieu», ce qui va au-delà de la preuve qu'on lui offrait. Donc, laissons la foi de saint Thomas, et considérons ce que l'on appelle de ce nom comme «ne croire que ce qu'on touche, que ce qui peut être prouvé». Cela revient à ne croire qu'à la science, elle qui promet de nous apporter tant de bienfaits, tant de pouvoirs et tellement plus pour demain. Le paradoxe est que, d'une part, le christianisme fonde une telle position mais d'autre part, elle est radicalement insuffisante à combler ce pour quoi nous sommes faits.E.P.: En quoi le christianisme fonde-t-il la science?P.G.: Parce que la religion a beau exprimer un désir, un amour de l'être infini, une révérence, quelque chose comme le sentiment de ce qui nous dépasse et que nous devons adorer, elle est quand même d'une manière générale, associée dans le monde à toutes sortes d'idolâtries dont les origines sont obscures et souvent mauvaises. Elle est sacrificielle au mauvais sens du mot et elle répand à cause de cela sur le monde des superstitions qui nous empêchent d'en prendre possession.Or quand le Christ dit qu'il n'y a plus de race, qu'il n'y a plus d'objet pur et impur, qu'il n'y a plus de lieu, qu'il n'y a plus de temps, que tout cela n'est à considérer que relativement au bien de l'homme et que ce bien c'est de connaître le vrai Dieu, alors du coup il révèle la nature du christianisme... Historiquement et en profondeur, malgré toute querelle de surface, il donne le fondement même de la science.(...)
Nombre de pages
148
Date de parution
04/09/2012
Poids
176g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782360401024
Titre
100 QUESTIONS SUR DIEU
Auteur
Pisani Emmanuel
Editeur
ARTEGE
Largeur
130
Poids
176
Date de parution
20120904
Nombre de pages
148,00 €
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Aux controverses et polémiques du Moyen-Age, le dialogue islamo-chrétien connaît sous l'impulsion du Concile Vatican II un tournant heureux. Ce dialogue n'en demeure pas moins exigeant et difficile. Ses prophètes et artisans doivent parfois s'affronter à des oppositions ou des critiques émanant tout aussi bien de leurs coreligionnaires que des penseurs de l'autre religion. L'histoire que retrace dans cet ouvrage le dominicain Emmanuel Pisani est celle de la position théologique du Père Anawati, personnalité éminente et expert au Concile sur les questions relatives à l'islam. S'il a cherché à justifier dans une conférence donnée au Caire le Il septembre 1978 le dialogue et la rencontre inter-religieuse sur la base d'une foi commune entre christianisme et islam, sa position suscita les foudres d'un enseignant de la prestigieuse Université d'al-Azhar, le Dr. al-Baraka. Dans sa réponse, celui-ci semble renouer avec les heures les plus vives des controverses théologiques. La traduction et la présentation des textes est donc une contribution notoire à l'histoire contemporaine de ce dialogue. Dans son commentaire, l'auteur offre par ailleurs des clefs précieuses de discernement et de méthodologie afin d'éviter les confusions sémantiques et théologiques pour ceux qui s'intéressent à la connaissance de l'une et l'autre religion ou qui s'impliquent dans le dialogue islamo-chrétien.
Ce premier numéro est axé sur les recherches actuelles conduites sur le Coran et la pluralité des herméneutiques proposées. Michel Cuypers signe un article où il répond à un des contempteurs de l?analyse rhétorique appliquée au Coran. El-Sayed Amin, enseignant à l?université al-Azhar, propose une mise au point exégétique à frais nouveau sur la question de la violence dans le Coran. Jean-Louis Déclais présente une traduction de la sourate al-A?raf et montre l?existence de procédés midrashiques. Mohammad-Ali Amir-Moezzi rend compte de l?apport de l?enseignement des imams à propos de la sourate al-Qadr. Geneviève Gobillot, en suivant la méthode inductive de lecture du Coran, traite de la question de l?histoire et de la géographie sacrée dans le Coran à partir de l?exemple de Sodome. Enfin, Mehdi Azaiez propose une analyse de la présence d?une figure rhétorique décisive dans le Coran, celle de l?allocutaire coranique. Le Mideo reste des Mélanges et l?on trouvera dans ce numéro un article important de Philippe Vallat dont la recherche sur Abu Bakr al-Razi entre dans un dialogue et un débat soutenu de recherche et d?interprétation avec ses collègues.
On connaît ces expressions car on les entend sans cesse, elles font partie du langage courant : "Une bible", "Pauvre comme Job", "A Pâques ou à la Trinité", "Jeter la première pierre", "Etre aux anges", "Pleurer comme une Madeleine", "Oeil pour oeil, dent pour dent", "Crier sur les toits","Une période de vaches maigres", "Un travail de bénédictin", etc, ... mais sait-on qu'elle proviennent de la Bible et de la culture chrétienne ? Voici réunies une centaine d'expressions de la vie de tous les jours qui sont issues d'épisodes de la Bible ou de la tradition chrétienne, L'auteur raconte leur origine et les situe dans le cadre biblique, Ces expressions retrouvent alors toute leur saveur et leur profondeur. Une découverte de la foi à travers un parcours culturel et spirituel qui enrichira les enfants et les plus grands.
Résumé : "La crise de l'Eglise ne fait que commencer ! " affirmait déjà en 1969 Joseph Ratzinger, alors professeur de théologie. A plus de 50 ans de distance, ces paroles sont devenues prophétiques : derrière la crise des abus sexuels, existe une grave crise de la foi et de la morale qui affecte particulièrement le Peuple de Dieu. Cet ouvrage, sous la plume d'un successeur des Apôtres, soucieux, en communion avec le Pape et tous les évêques, de "garder fidèlement la foi catholique reçue des Apôtres" , a pour objet de donner une parole d'autorité pour fortifier la foi des fidèles, parfois ébranlée, sur le mystère de l'Eglise, le sacerdoce, la formation de laïcs et la mission prophétique de l'Eglise. La conviction qui traverse cet essai est d'abord que les vrais réformateurs de l'Eglise, ce sont les saints ! Parce que l'Eglise est un mystère de communion missionnaire, son avenir passera, non par une préoccupation excessive de ses structures et de son fonctionnement, ni par le souci de s'adapter aux évolutions du monde, mais par une pastorale renouvelée de la sainteté qui trouve son expression achevée dans le témoignage rendu à la Vérité. Mgr Marc Aillet est évêque du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron.
L'Anthologie part de l'acquis du Nouveau Manuel de Patristique (Artège, 2024) qu'elle vient compléter sans le reprendre, en proposant les textes-clefs des différents Pères. Rien ne remplace, en effet, la lecture directe des textes, dont l'interprétation est parfois infinie, comme celle des Confessions d'Augustin. Il n'est cependant pas toujours possible d'avoir une bibliothèque à sa disposition et une introduction est précieuse et sert de table d'orientation afin de lire les textes de référence. C'est aussi une chance d'avoir des spécialistes de chaque Père qui ouvrent les trésors de leurs oeuvres au lecteur, en allant d'emblée à l'essentiel, ce qui évite, par exemple, de se perdre dans le dédale des polémiques, qui étaient utiles à l'époque, mais qui ne nous concernent plus directement. Pour aider le lecteur, chaque spécialiste, ayant réalisé une présentation, tant dans le Nouveau Manuel que dans l'Anthologie, rend compte de son choix de textes et introduit des titres pour chaque passage, ainsi qu'une brève présentation, afin de les situer dans leur époque et dans l'oeuvre de chaque Père. Loin d'opter pour des morceaux choisis, nous proposons des textes envisagés dans toute leur ampleur. En lisant les différents passages de l'Anthologie, on pourra mesurer à quel point les Pères de l'Eglise sont nos Pères dans la foi et nos frères dans la vie de l'Esprit. Sous la direction de Marie-Anne Vannier, professeur de Théologie à l'université de Lorraine. Membre de l'Institut universitaire de France. Rédactrice en chef de Connaissance des Pères de l'Eglise. Elle a écrit de nombreuses publications sur S. Augustin, Jean Cassien, Maître Eckhart et les mystiques rhénans. Ont contribué à cet ouvrage : Elie Ayroulet, Agnès Bastit-Kalinowska, Laurence Brottier, Aline Canellis, Régis Courtray, Denis Dupont-Fauville, Jacques Elfassi, Cécile Faivre, Job Getcha, Philippe Henne, Philippe Molac, Paul Mattei, Gérard Nauroy, Colette Pasquet, Lorenzo Perrone, Jean-Marc Vercruysse, Ugo Zanetti .