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Espaces lointains, espaces rêvés dans la fiction romanesque du Grand Siècle
Pioffet Marie-Christine ; Cotelli Sara
SUP
32,00 €
Épuisé
EAN :9782840504948
L'importance du voyage dans la fiction romanesque à l'Âge baroque n'est plus à démontrer. Dans le sillage des héros grecs, les protagonistes des romans français s'aventurent de plus en plus nombreux au-delà des mers. Plusieurs d'entre eux aboutissent en Amérique, en Asie et même parfois en Afrique. L'horizon romanesque, faisant écho à la vogue des relations de séjour en pays éloignés, se dilate et investit des régions jusqu'alors méconnues. Toutefois, les pays étrangers sont loin de jouir d'une égale faveur de la part des écrivains. Alors que la Barbarie et l'Empire ottoman forment des terres de prédilection pour nouer des intrigues galantes, l'Afrique noire, l'Amérique septentrionale et la Scandinavie, le plus souvent boudées, restent des destinations aléatoires, où les héros de romans aboutissent malgré eux. Cet ouvrage de synthèse met ainsi au jour les disparités qui opposent les grandes aires géographiques de la planète dans l'imaginaire du temps. Miroir des préjugés de l'époque, l'exotisme romanesque n'est toutefois pas aussi fantaisiste que certains critiques ont voulu le faire croire. Bien au contraire, les descriptions des ailleurs lointains s'appuient le plus souvent sur des sources livresques de première ou de seconde main, qu'il s'agisse des écrits des cosmographes, des comptes rendus de missions, ou encore des récits de découverte. Cette étude met au jour la dette de ces auteurs envers la littérature viatique, comme on l'appelle le plus souvent maintenant. Loin de constituer des inventions purement originales, les êtres insolites que Gomberville, de Norsègue et Brémond imaginent dans les vastes étendues de l'Afrique ou de l'Amérique ont quelque ancêtre chez les historiens de l'Antiquité ou les compilateurs de la Renaissance. Cette exploration du lieu fictif s'inscrit donc dans une perspective archéologique remontant au fil des textes à travers les âges.
Nombre de pages
285
Date de parution
15/03/2007
Poids
520g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840504948
Titre
Espaces lointains, espaces rêvés dans la fiction romanesque du Grand Siècle
Auteur
Pioffet Marie-Christine ; Cotelli Sara
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
520
Date de parution
20070315
Nombre de pages
285,00 €
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Le XVIIe siècle donne naissance à une prolifération de lieux imaginaires. De nombreuses cartes allégoriques, utopies et dystopies y voient le jour. Mais les romans, les contes de fées, les pamphlets, les chroniques mondaines et même les récits de voyages n'échappent pas à cette vogue, à tel point qu'on peut appréhender la topographie fictive comme un mode d'expression privilégié du Grand Siècle. Le présent recueil se veut un guide des espaces sans référent, de leur configuration et de leurs enjeux symboliques ou idéologiques. Il permettra au lecteur de revisiter des lieux célèbres comme le pays de Tendre ou la mythique Terre Australe, ainsi que des territoires méconnus mais particulièrement riches de signification. La topographie métaphorique a également alimenté de nombreux débats. Les violentes polémiques suscitées autour de la publication de la Nouvelle allegorique ou Histoire des derniers troubles arrivez au Royaume d'Eloquence (1658) d'Antoine Furetière et de la Carte de Tendre (1654) esquissée par Madeleine de Scudéry montrent à quel point les représentations de pays imaginaires cristallisaient les passions. S'ensuivent également plusieurs discussions théoriques. Pour témoigner de la vivacité de ces échanges, figure en annexe une réédition critique de la Lettre d'Ariste à Cleonte contenant L'Apologie de l'Histoire du Temps ; ou La Defense du Royaume de Coqueterie par François Hédelin, dit l'abbé d'Aubignac. Ce remarquable traité, publié pour la première fois en 1659 puis réédité en 1660, dresse une véritable poétique du lieu imaginaire et une histoire de l'allégorie depuis l'Ancien Testament jusqu'à l'époque classique.
Résumé : Forme par excellence de l'activité créatrice, la fabrique de mondes imaginaires déborde les limites des genres : utopies, dystopies, romans, contes, nouvelles, épopées, pamphlets, prose d'idées, discours scientifiques, cartes, journaux mondains, satires, récits de voyage, poésie, théâtre n'échappent pas à ces fictions d'espaces qui imprègnent la littérature depuis l'Antiquité. Marquée par l'élargissement de l'atlas à la faveur des navigations intercontinentales et une plus grande circulation des oeuvres antérieures, la période retenue, allant de la fin du Moyen Age jusqu'aux Lumières, constitue une ère particulièrement faste pour l'exploration des géographies imaginaires. Les différentes enquêtes réunies s'interrogent sur la spécificité du lieu fictif ou mythique, scrutant non seulement ses rapports avec le monde réel mais aussi ses filiations littéraires, ses variables, ses constantes comme sa portée symbolique ou allégorique. Ce voyage dans l'espace se double d'une investigation textuelle visant à traquer les ruses des concepteurs de mondes, véritables démiurges, pour engager le lecteur vers des sentiers inconnus, situés dans les limbes de la carte.
A son retour de Port-Royal qu'il quitte à regret la fin de l'été 1607, Marc Lescarbot, avocat au Parlement de Paris, entreprend de faire la chronique des établissements français au Nouveau Monde. Son Histoire de la Nouvelle-France, publiée pour la première fois en 1609, puis rééditée en 1611-1612 et 1617-1618, constitue un plaidoyer en faveur de la colonisation française de l'Acadie et jette, plus de cent ans avant Lafitau, les bases d'une ethnologie comparée des peuples amérindiens. La présente réédition comprend ici les livres IV et VI, sans doute les plus célèbres de l'ouvrage, consacrés aux expéditions malheureuses de Du Gua de Monts et de Poutrincourt ainsi qu'à l'inventaire des m?urs souriquoises.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.