Extrait Extrait de l'avant-propos de Marc Ferro Voici un texte qui, à lire le bel essai historiographique d'Antoine Prost et Jay Winter, ne peut qu'appartenir à la première strate des histoires de la Grande Guerre. Y dominent les événements diplomatiques et militaires. Ici, la part de la diplomatie ressort de la portion congrue : les causes de la guerre occupent une page, pas deux, sur 351 du manuscrit. Quant à l'histoire militaire, elle comporte la description des plans de guerre et un déroulé exhaustif de toutes les batailles, avec 77 croquis soigneusement dessinés. Cette «histoire-bataille» est, au vrai, une suite d'affrontements entre les chefs qui les ordonnancent. Dès la page 22, notre lanterne est éclairée : lre armée, général Dubail contre général von Kluck ; 2e armée, général de Castelnau contre général von Biilovv, etc. Chaque bataille est décrite avec la sécheresse d'un rapport d'huissier : marches et contre-marches, offensives et retraites, contre-offensives et manoeuvres d'enveloppement, etc. Aucun ouvrage de cette époque, même celui d'Henry Bidou dans la grande Histoire d'Ernest Lavisse, n'est aussi précis. «Précis-le-Sec», disait-on à l'époque du général Pétain. Alors qu'aujourd'hui, dans les manuels scolaires, ont pratiquement disparu les noms de tous les chefs militaires de la Grande Guerre, on les trouve ici. Ce texte est une stèle à la mémoire des généraux inconnus... Autre constatation associée à notre temps : partout et chaque jour on entend et lit dans les médias qu'en France l'Histoire est trop tournée vers soi, pas assez vers le monde extérieur. Or, ce texte sur la Guerre mondiale 1914-1918 ne corrobore pas ce jugement. La guerre sur les fronts français et belge occupe tout juste la moitié de l'ouvrage, les opérations au Tanganyika mobilisant autant de pages que la bataille de la Somme... Pareil équilibre interpelle quelque peu - on y reviendra. Si aucune bataille ne manque à l'appel, ni aucun général, les soldats par contre sont quasiment absents de ce texte. Sans doute cela tient-il en partie au fait que, comme dans la majorité des ouvrages écrits durant ces années d'après-guerre, on juge que, dans sa tranchée, le poilu n'est pas à même de donner un point de vue informé sur le déroulement du conflit. Il reste que sont complètement ignorées la vie et la souffrance des combattants, les violences de la guerre de tranchées comme de la guerre de mouvement. Surtout, ce type d'histoire ignore les affres et sentiments de ceux qui dominent leur colère contre «les planqués qui, à l'arrière, se la coulent douce pendant que nous on crève». Sans parler du soupçon qui taraude les combattants et qui concerne la fidélité de leur compagne... Avant Jacques Meyer, André Ducasse et Gabriel Perreux en 1959, nul historien civil ou militaire n'a abordé ces problèmes. C'est le roman et le cinéma qui s'en sont emparés : Erich Maria Remarque et Georg Wilhelm Pabst en Allemagne, Raymond Radiguet et Claude Autant-Lara en France, John Wilson et Joseph Losey chez les Anglo-Saxons, d'autres à leur suite... Inversement, cette Guerre mondiale évoque les mutineries et le refus de se battre, quitte, pour l'auteur, à tirer son képi à celui qui sut y mettre fin : Malgré nos victoires locales et malgré l'usure des forces ennemies il fallait bien reconnaître que notre grande offensive du printemps [1917] n'avait pas réalisé toutes les espérances escomptées [...]. À l'arrière, et même sur le front, une propagande "pacifiste" et même "défaitiste" se fit jour. Dans quelques régiments se produisirent des mutineries et des crises de discipline. Le général Pétain, nommé le 17 mai [...] en remplacement du général Nivelle, eut le mérite de conjurer ces crises passagères par son souci d'améliorer les conditions matérielles et morales du soldat.
Résumé : Publié en 1929, La Bataille de Verdun est un ouvrage de circonstance ; pour entrer à l'Académie française, le maréchal Pétain doit avoir au moins un livre à son actif. Le sujet s'impose : Philippe Pétain a pris le commande-ment des troupes de Verdun le 26 février 1916. II a été désigné et considéré par l'opinion comme le "vainqueur" de la bataille mythique de la Grande Guerre, l'incarnation du sacrifice des combattants. Si l'on trouve naturellement dans ce récit le tableau chronologique de la bataille, les faits, leur déroulement et leurs conséquences, Philippe Pétain y exprime aussi ses conceptions tactiques et stratégiques. Les lecteurs d'aujourd'hui, s'ils ne peuvent rester insensibles à la somme des souffrances évoquée avec force, y reconnaîtront la trace essentielle de la communion nationale personnifiée en un homme.
Résumé : Les interrogatoires du maréchal Pétain lors de l'instruction de son procès, avec des notes de Pétain préparées à l'annonce de son procès par contumace, suivis de son audition en 1947 par une commission parlementaire. Des documents exceptionnels, peu connus du public, présentés par un spécialiste de l'Occupation et préfacés par l'historien Marc Ferro. Des documents rares sur une page majeure de notre Histoire Le maréchal Pétain fut interrogé à dix reprises avant l'ouverture de son procès, le 23 juillet 1945. Les pièces de l'accusation sont présentées à l'accusé : dépositions de témoins, correspondances, ses propres déclarations... Pétain répond, successivement abattu, indigné, combatif, assumant son action ou se défaussant sur son entourage. Sa défense s'ébauche, élémentaire, puis s'échafaude avec ses avocats. Restés inédits dans leur intégralité pendant des décennies, ces procès-verbaux d'audition saisissent par l'incroyable désordre des questions. L'impression est celle d'un exercice imposé, quasi improvisé. Leur objet principal n'en est pas moins saisissant : l'armistice " criminel ", la collaboration ? Pas du tout ! Le socle de l'accusation, c'est le complot : le supposé cagoulard en chef Pétain aurait tramé la défaite pour renverser la République. Sommaire et radicale, la charge convient à l'urgence judiciaire, mais aussi à l'opinion : elle disculpe l'immense majorité des Français et ceux de leurs représentants qui ont souscrit à l'armistice et aux pleins pouvoirs. Ces documents donnent la parole au principal accusé de l'épuration, qui assistera muet à son procès et à sa condamnation, le 15 août 1945. Ils sont suivis de l'audition de l'Ile d'Yeu, où les représentants de la commission parlementaire chargée d'étudier les événements survenus de 1933 à 1945 viendront entendre Philippe Pétain une dernière fois en 1947.
Résumé : Entre nature et patrimoine, du Pays basque à la Catalogne, ce très beau livre photo dévoile d'est en ouest les 100 plus beaux sites coups de coeur des Pyrénées : leurs sommets mythiques, leurs plus belles cascades et leurs lacs étincelants, leurs villages authentiques, leurs châteaux remplis d'histoires, leurs abbayes riches de mystères, leurs grottes secrètes et splendides... Du toit des Pyrénées, l'Aneto, aux gorges d'Holzarté, de l'abbaye de Fontfroide au château de Quéribus, du lac d'Oô au parc naturel de Gorbeia, d'Oloron-Sainte-Marie aux chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce ne sont pas moins de 100 idées de randonnées pédestres, avec des indications pratiques pour arpenter les Pyrénées seul ou en famille, le temps d'une escapade ou d'un plus long séjour. Une balade éblouissante et unique au coeur des Pyrénées, à travers des photos exceptionnelles et des textes signés par un spécialiste du monde pyrénéen.
Résumé : Croyante, agnostique ou athée, toute personne est influencée par ses traditions religieuses et culturelles. Celles-ci sont profondément enracinées dans le psychisme humain et dans la mémoire collective. Elles impactent notre manière penser, de vivre et de travailler. La compréhension de l'autre passe par la découverte de sa religion, qui fonde ses traditions et sa culture. Le défi actuel consiste a` accepter de repenser les choses différemment, de prendre du recul face aux préjuges auxquels nous sommes confrontés, notamment a` cause d'évènements tragiques dans le monde. Si l'intégrisme occupe de nos jours le devant de la scène, il ne doit pas devenir l'arbre qui cache la forêt. Regardons d'abord l'autre visage des religions, leurs cimes et non leurs abîmes. Cet essai, fruit d'une longue expérience de terrain, montre le lien indissociable entre religion, culture, mentalité et comportement : à travers la rencontre des sept grandes religions qui perdurent aujourd'hui, il ouvre les portes tant d'une meilleure compréhension du monde actuel que d'une nouvelle façon de penser celui-ci.
Saviez-vous que se faire plaisir est un véritable moteur pour la santé de votre cerveau ? Grâce à de très récentes découvertes en neurosciences, on sait aujourd'hui que les plaisirs quotidiens aident à prévenir le déclin cognitif. augmentent la concentration, rendent plus créatif et améliorent la mémoire. En effet, les plaisirs stimulent et développent les connexions des neurones entre eux. Par exemple voir vos amis, écouter de la musique, vous promener dans la nature, déguster un bon plat, faire du sport, aimer, danser, rêver... . tous ces plaisirs boostent votre cerveau. Après avoir lu ce livre, vous allez prendre conscience de votre cerveau et chercher à vous faire plaisir, pour son bien et surtout pour le vôtre !
Entre terre et mer, des rivages méditerranéens à ceux de l'Atlantique en passant par les hauteurs pyrénéennes, ce très beau livre photo invite à la découverte des soixante plus beaux sites coups de coeur du Grand Sud, dans un voyage dans le temps, entre passé et présent. Découvrez des lieux emblématiques comme Le Mas-d'Azil et ses vestiges préhistoriques, Cordes-sur-Ciel, joyau perché médiéval, ou encore Toulouse, l'incontournable ville rose, jusqu'à Bordeaux et la cité romaine qui l'a vu naître. Laissez-vous surprendre par Luchon et sa faste Belle Epoque ou par le Pays basque, dans le charme des ruelles de Saint-Jean-de-Luz. Une balade éblouissante et unique dans les trésors du Grand Sud, au gré des siècles passés et de souvenirs encore vivaces, à travers des textes signés par un auteur passionné d'histoire et des photos exceptionnelles.
Dès la première année de la Grande Guerre, l'idée se répand chez les Français qu'une odeur nauséabonde accompagne l'ennemi. Présente dans le sillage des troupes, elle imprégnerait les lieux occupés par les Allemands et, pour certains, elle infesterait même leurs cadavres. Aberrante au premier abord, la dénonciation olfactive de l'ennemi est trop présente pour être mise sur le compte de l'égarement de quelques-uns. On mesure à la lecture d'écrits intimes, de correspondances et de la presse que la puanteur allemande n'est pas un objet de propagande, mais un préjugé ancré auquel le monde scientifique apporte sa caution. En effet, s'appuyant sur des enquêtes et des comparaisons de prélèvements, le Docteur Edgar Bérillon interprète le mystère de la mauvaise odeur allemande comme le résultat d'une absence de contrôle des affects entraînant une sudation surabondante. Il s'agit, selon ce médecin reconnu, d'un caractère de race qui trahit l'essence animale de l'adversaire. Une "racialisation" du conflit se met en place dont la rhétorique va prospérer pendant tout le XXe siècle. Ce livre original apporte ainsi une contribution importante à une anthropologie historique de l'altérité, voire de la haine.
Le traité de Versailles est accusé d'être à l'origine de la Deuxième Guerre mondiale. C'est oublier que les mentalités de l'époque ont rendu toute autre politique impossible et que ce traité a créé un organisme de conciliation entre les nations. À partir d'une analyse de la conférence de la paix durant laquelle les traités ayant mis fin juridiquement à cette Grande Guerre furent élaborés, puis de la période des armistices et de celle de l'application des traités, cet ouvrage propose une vision moderne du traité de Versailles en donnant à voir le rôle des peuples dans l'élaboration de la paix.Table des matières : Introduction Chapitre premier - La surprise de l'armistice I. La détérioration de la situation de l'Allemagne II. La demande d'armistice III. Les réactions face à la demande d'armistice IV. La correspondance germano-américaine V. Résister à outrance ? VI. Les conditions de l'armistice VII. La signature de l'armistice VIII. L'armistice fut-il prématuré ? Chapitre II - La conférence des vainqueurs I. Les vainqueurs seulement II. L'organisation de la Conférence III. Les Trois IV. Wilson et Clemenceau Chapitre III - L'Allemagne au ban des nations I. La responsabilité de l'Allemagne II. Les clauses pénales III. Les réparations IV. Faut-il détruire l'Allemagne ? V. La question de l'Autriche VI. Les mesures discriminatoires Chapitre IV - Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes I. Les revendications belges II. Les revendications danoises III. La question polonaise IV. L'Europe centrale et balkanique V. Les divergences entre les Alliés VI. La question de Teschen VII. Les revendications italiennes VIII. Le problème des minorités Chapitre V - La question russe I. L'intervention II. Négociations avec les bolcheviks III. Les hésitations des Alliés IV. Le « cordon sanitaire » Chapitre VI - La Société des Nations I. La grande idée de Wilson II. La question du désarmement III. L'organisation de la SDN IV. Désaccords sur l'organisation de la SDN V. Les moyens d'action VI. Le Bureau international du travail Chapitre VII - La signature du traité de Versailles I. La procédure de signature II. La réaction allemande III. Les Alliés face à la réaction allemande IV. La signature du traité de Versailles V. Les « traités de la banlieue parisienne » VI. La ratification des traités VII. La non-ratification par les États-Unis Chapitre VIII - L'échec de Versailles I. La chute d'Orlando II. La retraite de Clemenceau III. Le départ de Wilson IV. La démission de Lloyd George Conclusion Bibliographie
Résumé : La Première Guerre mondiale ouvre tragiquement le XXe siècle. Sondant les mentalités, l'action des chefs comme des humbles, des civils comme des militaires, interrogeant les attitudes de ceux qui décident, autant que de ceux qui vivent la guerre dans le froid des usines ou dans la boue des tranchées, François Cochet englobe toutes les dimensions de ce conflit total. Synthèse d'ampleur refusant de céder à une lecture partisane et exclusivement hexagonale, l'ouvrage répond ainsi à toutes les questions sur cet affrontement dantesque.
A la fin de sa vie, se sentant devenir aveugle, Louis Maufrais avait enregistré ses souvenirs pour sesenfants. Il savait son témoignage d'une importance exceptionnelle; il ne voulait pas qu'il meure avec lui. Peu s'en est fallu, pourtant: la boîte à chaussures est restée close jusqu'à ce jour de 2001 où Martine Veillet, sa petite-fille, a découvert, écouté et transcrit l'histoire qui y était cachée...En 1914, Louis Maufrais est étudiant en médecine à Paris. Cultivé, curieux, joyeux, il pense présenterl'internat. Mais la guerre infléchit son destin: pendant quatre ans, il côtoie la mort les pieds dansla boue et les mains dans le sang, jour et nuit enterré au fond de postes de secours secoués par lesouffle des obus. Jamais il ne perd ni le pouvoir de s'émouvoir ni le sens de l'humour. Un témoignage à hauteur d'homme...