Science auxiliaire traditionnelle de l'histoire et de l'archéologie, l'héraldique est une discipline en pleine renaissance. Profitant de l'éclatement des barrières au sein des sciences humaines, ainsi que du développement de l'anthropologie historique et de la sémiologie, elle a, depuis une vingtaine d'années, largement étendu le champ de ses investigations et profondément renouvelé ses méthodes. Le traité de Michel Pastoureau, dont la première édition est parue en 1979, propose un bilan de ces mutations et de ce renouveau des études héraldiques. Il comble dans la bibliographie une lacune importante, puisqu'il n'existait avant cette date aucun traité d'héraldique scientifique rédigé en langue française. Cette nouvelle édition, revue et augmentée, prend en compte les très nombreux travaux publiés en Europe depuis 1979. Une synthèse en est présentée dans une nouvelle quatrième partie, qui propose, en outre, des pistes pour les recherches à venir. Quant à la bibliographie, accrue de plusieurs centaines de titres, elle a entièrement été refondue. A la fois marques de possession et ornements décoratifs, les armoiries dont l'usage n'a jamais été réservé à la noblesse ont, du XIIe au XIXe siècle, pris place sur d'innombrables objets, documents et monuments, à qui elles ont, par-là même, donné une sorte d'état civil. Leur examen est bien souvent le seul moyen dont nous disposions pour situer ces objets et ces monuments dans l'espace et dans le temps, pour en retrouver les commanditaires ou les possesseurs, pour en retracer l'histoire et les vicissitudes. Sans négliger cet aspect traditionnel de l'étude des armoiries, largement exposé dans l'ouvrage et dont on ne dira jamais assez l'utilité, l'auteur s'est également efforcé de mettre en valeur tous les aspects nouveaux de la recherche héraldique: étude des armoiries en tant que documents d'histoire sociale; étude de la fréquence et de la signification des couleurs et des figures du blason; étude des phénomènes de vogue et de mode dans les armoiries d'une région, d'une époque, d'une classe sociale; étude des armoiries attribuées à des personnages imaginaires; étude du blason en tant que système de signes. Une autre originalité du livre vient de ce qu'il ne se limite pas à la France, mais s'étend à toute l'Europe occidentale. Les phénomènes héraldiques ne se limitent pas aux frontières, et l'héraldique comparée se révèle un domaine particulièrement neuf et instructif. De même, si la priorité a été donnée à l'époque médiévale, la période moderne n'a pas été oubliée, et l'auteur souligne, pour la première fois, tout ce que l'étude des armoiries des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles peut apporter à l'historien de l'art, à l'historien de la société, à l'historien des mentalités et de la sensibilité. Biographie de l'auteur Né en 1947, Michel Pastoureau est archiviste paléographe et directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Sorbonne, IVe section), où il est depuis 1983 titulaire de la chaire d'histoire de la symbolique occidentale. Vice-président de la Société française d'héraldique et de sigillographie, membre de l'Académie internationale d'héraldique, il est depuis de nombreuses années une autorité reconnue en ce domaine. Outre l'étude des armoiries, ses recherches actuelles portent, d'une part, sur l'anthropologie historique des couleurs, de l'autre, sur l'histoire de la zoologie et des rapports entre l'homme et l'animal.
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Nombre de pages
407
Date de parution
01/01/2007
Poids
1 485g
Largeur
193mm
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EAN
9782708408074
Titre
Traité d'héraldique. 5e édition
Auteur
Pastoureau Michel
Editeur
PICARD
Largeur
193
Poids
1485
Date de parution
20070101
Nombre de pages
407,00 €
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Dernière visite chez le roi Arthur Il est des publications dont on parle rarement ou jamais, des livres "ordinaires" , rapidement tombés dans l'oubli. Michel Pastoureau s'intéresse à l'un de ces livres discrets mais non des moindres puisqu'il s'agit de son premier ouvrage, paru en 1976 : La Vie quotidienne au temps des chevaliers de la Table Ronde. Il étaitconsacré à la société chevaleresque des XIIe et XIIIe siècles. Raconter aujourd'hui l'histoire de cet ouvrage de jeunesse est pour l'auteur l'occasion d'évoquer un certain nombre de souvenirs, de rendre une dernière visite au roi Arthur, et surtout de faire oeuvre historiographique.
Pour les sciences humaines, le blanc est une couleur à part entière, au même titre que le rouge, le bleu, le vert ou le jaune. De l'Antiquité jusqu'au coeur du Moyen Age, il a même constitué, avec le rouge et le noir, une triade chromatique jouant un rôle de premier plan dans la vie quotidienne et dans le monde des représentations. Dans ce sixième opus consacré à l'histoire culturelle des couleurs en Europe, Michel Pastoureau parcourt tous les aspects de cette couleur et en retrace la richesse symbolique, bien plus positive que négative : couleur des dieux, du Christ et des rois, elle s'apparente autant à la pureté qu'à la paix, la sagesse ou la propreté.
Cet ouvrage présente la couleur au Moyen Age sous tous ses aspects : le lexique et les faits de nomination, la chimie des pigments et des colorants, les techniques de peinture et de teinture, les systèmes vestimentaires et les codes qui les sous-tendent, la place de la couleur dans la vie quotidienne, les règlements émanant des autorités, les moralisations des hommes d'Eglise, les spéculations des hommes de science, les créations artistiques et littéraires, le monde des emblèmes et des symboles. Etudier l'histoire des couleurs n'est jamais un exercice facile. Le Moyen Age ne fait pas exception, bien au contraire. Sur les objets, les images et les oeuvres d'art qu'il nous a laissés, nous voyons les couleurs non pas dans leur état d'origine mais tel que le temps les a transformées ; l'écart est parfois considérable. Nous les voyons en outre dans des conditions de lumière sans rapport avec les éclairages anciens, tous produits par des flammes. A ces difficultés documentaires et matérielles s'ajoute l'impossibilité de projeter dans le passé, sans précaution aucune, nos connaissances actuelles, nos définitions, nos classifications, nos sensibilités. Ce n'étaient pas celles du Moyen Age, ni celles de l'Antiquité ou des temps modernes. Le danger d'anachronisme est là qui guette l'historien à chaque coin de document. Le présent dictionnaire tente de cerner ce qu'est la couleur au Moyen Age, tantôt matière, tantôt lumière, tantôt vocable, tantôt concept. Pour ce faire, il nous propose un ensemble d'environ deux cents notices, prenant en compte tous les domaines où la couleur est à l'oeuvre : le lexique et les faits de nomination, la chimie des pigments et des colorants, les techniques de peinture et de teinture, les systèmes vestimentaires et les codes qui les sous-tendent, la place de la couleur dans la vie quotidienne, les règlements émanant des autorités, les moralisations des hommes d'Eglise, les spéculations des hommes de science, les créations artistiques et littéraires, le monde des emblèmes et des symboles. Le dictionnaire lui-même est accompagné d'un ensemble de trente-deux documents iconographiques, commentés avec précision et mettant en valeur les différentes fonctions de la couleur dans les images médiévales.
LE SPORT COMME ON NE L'A JAMAIS VU ! Les ouvrages racontant l'histoire du sport moderne sont fort nombreux. Rares toutefois sont ceux qui envisagent cette histoire sous un angle proprement culturel, et plus rares encore ceux qui consacrent quelques pages aux mouvements, aux gestes, aux formes. aux tenues, aux codes et aux couleurs qui ont accompagné le sport au fil des décennies. Michel Pastoureau et Georges Vigarello tentent ici de combler cette lacune. Spécialistes des pratiques corporelles et des systèmes de signes, ils étudient l'évolution des unes et des autres sur plus d'un siècle et demi. Que le sport soit spectaculaire et exaltant par les affrontements qu'il met en scène est indéniable. Mais encore faut-il un décor, un cadre, un "milieu". une traduction visible des prouesses des acteurs et des enjeux des compétitions. C'est ce que ce livre met en valeur, en s'appuyant sur un abondant matériel iconographique, fait de photographies, d'affiches, de tableaux, de dessins de presse, de cartes postales, d'archives cinématographiques.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.