Extrait Première soirée Camille est assise sur une armoire où elle a installé une sorte de belvédère. Friandises, boissons, jouets, télescope d'enfant pointé vers un vasistas. L'oeil dans le télescope, elle parle à un interlocuteur invisible. CAMILLE Du fond de ton étang, tu ne pouvais peut-être pas la voir... (Coassement.) L'heure bleue. Celle où tout le ciel bleuit. Une heure mystérieuse et calme. Si calme qu'elle donne envie de pleurer de joie. (Coassement.) Pendant l'heure bleue du matin, les animaux de la nuit s'endorment, ceux du jour se réveillent lentement. Pendant l'heure bleue du soir, les animaux du jour s'endorment et ceux de la nuit se réveillent. C'est la seule heure de silence dans la nature. Tu savais ? Regarde ! (Elle approche une grenouille de l'oeilleton du télescope.) Qu'est-ce que tu en penses ? (Coassement.) Demain je t'emmène à l'école mais tu devras rester cachée dans ma poche et ne pas faire de bruit, d'accord ? Comme une espionne !... (Porte d'entrée qui claque. Camille sursaute, lâche la grenouille.) Fin de l'heure bleue, les mamans se réveillent ! Tu vas voir, elle va chanter : «Camille ! Je suis là.» TALMA, off Camille ! Je suis là ! Sacs brutalement jetés à terre au loin. Une porte claque. Les murs tremblent. CAMILLE Maman camion. (Vlan ! Chaussures que l'on jette l'une après l'autre. Vlan !) Maman lance-pierre. (Clés qui tombent.) Maman fouillis. (Interjections de la mère au loin.) Mamaaaaaaan, je sais que tu es là, j'ai reconnu ton chant. TALMA, idem Où es-tu ... CAMILLE, à la grenouille Cache-toi ! Le vent se lève. TALMA Camille ? (Elle la cherche partout.) Montre-toi, je n'ai pas le temps ! CAMILLE Trop de nuages te bouchent la vue, maman. Le ciel est plombé dans la vallée mais, sur les sommets, nous avons grand bleu... Lève les yeux, maman terrestre.
Nombre de pages
47
Date de parution
26/03/2014
Poids
70g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782211217415
Titre
Maman Typhon
Auteur
Paquet Dominique
Editeur
MEDIUM EDL
Largeur
125
Poids
70
Date de parution
20140326
Nombre de pages
47,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La beauté est un art, légué, dit la Genèse, par l'ange Azazel qui, après la chute d'Eve, montra aux femmes " l'art de se peindre le tour des yeux à l'antimoine ". Un art dont les critères ont évolué selon les époques, les croyances, la morale les techniques. Vains et onguents en Egypte, éclat du fard et de la couleur, véritable emplâtre de séduction à Rome, dictature du rouge et du blanc ; austérité retrouvée dans les premiers temps du christianisme ; et la découverte, fabuleuse, des archives de la beauté orientale ramenés par les croisés au Moyen Age ; céruse, rouge aux joues, et mouches à l'âge classique, retour à la beauté naturelle au XVIIIe siècle ; enfin apparition des premières industries cosmétiques au XIXe, prélude à une beauté moderne qui multiplie aujourd'hui ses modèles. Dominique Paquet raconte l'histoire d'une fascination et d'une espérance qui, depuis la plus haute Antiquité, préside à l'hommage que chaque humain, homme ou femme, se doit de rendre à la maladroite nature et, ce faisant, à l'autre sexe. Des objets de toilette antiques, des miniatures médiévales, des tableaux, des " réclames " du siècle dernier aux photos des défilés de mode. Une évocation des beautés de toutes les époques. En tout, plus de 120 illustrations pour retracer l'histoire fabuleuse et tyrannique de la beauté.
Deux adolescents sont enfermés dans une grange et se livrent à une étrange cérémonie. Ligoté par Razou, Radieux a pour obligation de raconter, voire d'inventer l'histoire de son ami d'infortune: ils ont été abandonnés l'un et l'autre dès la naissance. La souffrance de Razou est telle qu'elle ne peut se dire que par le chaos. Radieux double de lui-même a les mots que l'autre n'a pas. Peu importe lesquels, pourvu qu'ils donnent à Razou un destin. La machine s'emballe. Jusqu'où peuvent-ils aller...
Trita a du chagrin et même des chagrins. Elle a toutes les raisons d'avoir de la peine. Surtout qu'elle a un frère jumeau malade qui s'appelle Sinan et qu'elle n'a pas le droit de voir. Comment vivre sans lui ? Comment vivre sans avoir peur du noir ? Comment se consoler d'avoir de mauvaises notes ? Comment ne pas penser sans cesse à Sinan ? Comment en finir avec le chagrin ? Trita ne sait pas et se désespère. Soudain une inconnue sort de son armoire et lui propose de l'aider. Qui est-elle ? Une fée ? Peut-être.
Les parfums et les odeurs ont tardivement fait leur apparition sur la scène théâtrale occidentale. Leur occultation tient à des raisons spécifiques : la physiologie de l'olfaction, son évanescence, sa singularité et le mépris dans lequel cette sensorialité a été longtemps tenue. Pourtant à partir de 1980, les artistes conçoivent pour certains spectacles des mises en scène d'odeurs dont certaines marquent la naissance d'un théâtre olfactif et d'une nouvelle esthétique. En se fondant sur ces expériences menées à partir de 1986 et sur les témoignages de créateurs, cet ouvrage se propose de réfléchir à la spécificité d'un théâtre olfactif, en analysant successivement la dramaturgie, l'interprétation, la théâtralité mises en jeu au cours d'une représentation dans laquelle la dimension olfactive est exaltée.
Louis Feyrières doit faire un stage d'une semaine, comme tous les élèves de troisième. Où ? Il n'en sait rien. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'aime pas l'école et qu'il ne se sent bon à rien. " J'ai ma coiffeuse qui prend des apprentis, dit Bonne-Maman, lors d'un repas de famille. Stagiaire, c'est presque pareil. " Coiffeur ? C'est pour les ratés, les analphabètes, décrète M. Feyrières qui, lui, est chirurgien. Louis se tait. Souvent. Mais il observe. Tout le temps. Comme il n'a rien trouvé d'autre, il entre comme stagiaire chez Maïté Coiffure. Et le voilà qui se découvre ponctuel, travailleur, entreprenant, doué ! L'atmosphère de fièvre joyeuse, les conversations avec les clientes, les odeurs des laques et des colorants, le carillon de la porte, les petits soucis et les grands drames de Mme Maïté, Fifi, Clara et Garance, tout l'attire au salon. Il s'y sent bien, chez lui. Dès le deuxième jour, Louis sait qu'il aura envie de rester plus d'une semaine chez Maïté Coiffure. Même si son père s'y oppose. A partir de 12 ans.
Chap n'a pas cherché à se faire passer pour un autre, il a simplement laissé faire... Dans ce foyer d'urgence pour jeunes paumés où il refusait obstinément de donner son nom, les gens du centre sont venus le voir avec une photo, celle d'un ado porté disparu qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Chap a fini par dire ce que les autres attendaient, que c'était bien lui Cassiel Roadnight ! Et puis tout s'est enchaîné, la soeur de Cassiel est venue le chercher pour le ramener chez lui, dans sa maison, où l'attendaient sa mère et son grand frère. Chap n'a pas pensé qu'il allait vivre sous leur regard, chaque jour, chaque heure, chaque seconde et qu'il ne pourrait jamais se détendre ni se laisser aller. Un geste déplacé, un mot de travers, une mauvaise réaction risqueraient de donner l'alarme et de tout faire basculer ! Il n'a pas imaginé non plus que Cassiel pouvait cacher un secret monstrueux, et que c'est lui, Chap, qui allait en hériter...4e de couverture : Chap n'a pas cherché à se faire passer pour un autre, il a simplement laissé faire... Dans ce foyer d'urgence pour jeunes paumés où il refusait obstinément de donner son nom, les gens du centre sont venus le voir avec une photo, celle d'un ado porté disparu qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Chap a fini par dire ce que les autres attendaient, que c'était bien lui Cassiel Roadnight ! Et puis tout s'est enchaîné, la soeur de Cassiel est venue le chercher pour le ramener chez lui, dans sa maison, où l'attendaient sa mère et son grand frère. Chap n'a pas pensé qu'il allait vivre sous leur regard, chaque jour, chaque heure, chaque seconde et qu'il ne pourrait jamais se détendre ni se laisser aller. Un geste déplacé, un mot de travers, une mauvaise réaction risqueraient de donner l'alarme et de tout faire basculer ! Il n'a pas imaginé non plus que Cassiel pouvait cacher un secret monstrueux, et que c'est lui, Chap, qui allait en hériter...Notes Biographiques : Pour rien au monde, Jenny Valentine ne renoncerait à l'une de ses activités. Le jour, elle vend des produits bio dans le magasin d'alimentation qu'elle vient d'ouvrir dans une bourgade du Pays de Galles. Le soir, une fois ses enfants couchés, cette jeune auteur, épouse du musicien Alex Valentine, écrit des romans. Et cela lui réussit plutôt bien. Son premier livre, Ma rencontre avec Violet Park, s'est vu décerner en 2007 le Guardian Children's Fiction Price.
Dans un ghetto, des soldats s'amusent à tendre un piège aux derniers survivants cachés dans les égouts. Ce sont des enfants qui surgissent. Ils sont quatre et ils ne sont déjà plus des enfants mais des êtres détruits qui regardent sans pitié ce monde qui les a faits et les condamne. On les emmène à Bourg-Pourri, ou la Vallée des Ossements. Mais Grol, un soldat, dit Monsieur Fugue, décide de monter dans le camion, avec eux. Pour leur inventer, malgré l'horreur, une ultime fois, l'aventure de toute une vie. Il n'a qu'une heure. Cette pièce, « Monsieur Fugue ou le mal de terre », a été traduite dans de nombreuses langues et jouée dans de nombreux pays.
Il y a quelques semaines encore, je grattais la guitare avec Jeremy dans le garage. On se rêvait en rockstar pendant que P'pa, couché dans le cambouis, trafiquait ses moteurs. Il a fallu qu'on croise les sergents recruteurs, sur le parking du supermarché, un jour où on avait soif de Coca. Ils ont promis à Jeremy qu'il aurait un bon job, qu'il construirait des ponts. Alors il a signé. "Le soldat spécialiste de première classe Jeremy O'Neil est définitivement affecté à la compagnie Sygma du 3e bataillon du 504e régiment de parachutistes de la 82e division aéroportée", dit le papier. En clair, ça veut dire que Jeremy part là-bas. Là où la guerre fait rage. Il y va pour tuer ou pour se faire tuer. On ne va pas le revoir avant des mois. Il a promis de m'écrire. Et tous ses mails, il les termine par cette formule : Be safe. Reste en vie.