Paroles et pensées féminines dans le champ littéraire francophone. Mélanges offerts au professeur Al
Paki Sale rosine ; Ondoa Ndo sylvie marie berthe ;
L'HARMATTAN
36,00 €
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EAN :9782140343988
Cet ouvrage en hommage au professeur Alice Delphine Tang, Revisite la pensée féminine telle qu'elle éclot des uvres littéraires du Champ francophone. Il apparaît de manière générale, que les écrivaines développent une esthétique à la fois transgressive et affective qui permet l'émergence d'une voix dissonante dans le concert des idées établies. Cette démarche de recherche est une mise en cause du phallologocentrisme qui sert de fondement à plusieurs institutions sociopolitiques et idéologiques, pour militer en faveur d'une communauté épanouie dans l'accord (vous avez dit à-coups ? ) parfait des genres. C'est dire en définitive que l'esthétique féminine est toujours peu ou prou féministe. L'ouvrage se veut être une trajectoire des écritures féminines, mosaïques des situations de femmes et aussi décryptage des imaginaires féminins sous le regard double du masculin et du féminin.
Nombre de pages
350
Date de parution
05/04/2023
Poids
553g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140343988
Titre
Paroles et pensées féminines dans le champ littéraire francophone. Mélanges offerts au professeur Al
Auteur
Paki Sale rosine ; Ondoa Ndo sylvie marie berthe ;
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
553
Date de parution
20230405
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
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La trajectoire sémantique dans laquelle engage la réception de l'oeuvre romanesque de Ndinda Ndinda traduit la volonté de l'auteur de libérer l'Afrique de la servitude du colonialisme et de ses effets dévastateurs sur la pensée des colonisés, en remodelant les offres de la modernité à l'aune des exigences endogènes des sociétés postcoloniales. S'il est vrai, qu'en littérature, la signification n'est que la partie visible de l'iceberg, la visée esthétique ouvre la signifiance aux défis sociaux multiples. Une telle précision appelle à assumer le courage d'affronter l'oeuvre, au-delà de l'ouvrage qui, sans prétention, la présente. La trajectoire littéraire de l'auteur de référence en donne la pleine mesure de réception. Sa production trace de nouvelles voies de réception et de relation d'un imaginaire meublé de savoirs. Ce livre-hommage permet de retrouver l'éclat d'une pensée curieuse, ouverte, généreuse, jamais repliée ni encastrée dans les replis sombres du ratatinement. On y redécouvre une inspiration féconde, poreuse aux souffles du monde et collant au temps sans jamais se faire prisonnière de l'instant.
Amougou Ndi Stéphane ; Paki Sale Rosine ; Ngwe Rap
Cet ouvrage s'intéresse à la transgression comme expression de l'ambivalence de l'homme, être fini mais dont la prétention à l'infini est irrémédiable. Dans cette dialectique de l'enfermement et de l'ouverture, la notion de transgression, analysée sur la base d'un corpus littéraire fort diversifié, à partir de grilles méthodologiques différentes, rend compte de la violence qui structure et déstructure les rapports humains. Celle-ci est respectivement préventive (à travers les interdits et les lois qui fixent la ligne rouge à ne pas dépasser) ; transgressive (lorsqu'elle se déploie en termes d'actes dissidents qui remettent en cause les canons établis) et curative (entendue comme sanction qui n'est rien d'autre que la ritualisation cathartique de la violence pour [se] guérir de ses méfaits). Il apparaît alors que l'aptitude transgressive est le fondement de toute vie sociale, c'est-à-dire la capacité d'un peuple à revoir ses références, à les renouveler, pour ne pas suffoquer sous le bâillon des lois figées comme des idoles.
Le roman de Charles Salé peut se définir comme une exploration horizontale et verticale de la condition humaine. Il s'agit d'un récit épisodique fait de véritables tranches historiques, qui illustrent le destin à la fois d'un homme — La'afal —, d'un pays imaginaire — Lombachi —, et au-delà, d'un continent — l'Afrique. L'auteur exploite, évoque, relate la réalité politique au point d'en constituer l'un des motifs privilégiés de son oeuvre. Il s'agit en effet d'un regard scrutateur profond, d'une introspection culturelle de la génération d'aujourd'hui à travers ses acteurs représentatifs qui sont autant d'interprètes de nos sociétés. Cet ouvrage se veut la mise en perspective de ce roman dont la trame prend le lecteur à contre-pied. A travers un éclairage pluriel nourri à la sociolinguistique, l'"oraliture", la sociologie politique, la mythocritique, la sociocritique, les différents contributeurs nous entraînent dans une visite guidée qui débouche sur un univers riche en découvertes. Misogynie larvée, oralité omniprésente, cheminement politique, quête mystique... autant de déclinaisons que ces universitaires, "chacun sous sa lunette", dévoilent comme une guirlande. C'est à ce titre que cet ouvrage contribue à une meilleure appréhension de la littérature africaine dans sa thématique éclatée et son esthétique protéiforme, en même temps qu'il offre une grille pertinente de lecture de l'histoire sociopolitique des Etats africains.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...