Recherche publique : les années de destruction. Décrypter pour refonder
Pacteau Chantal
SYLLEPSE
11,00 €
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EAN :9782849503751
On verra, grâce aux textes et aux avertissements que le Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU) n’a pas cessé de lancer pendant cette période, toute l’accumulation des mesures qui ont littéralement désagrégé nos conditions de travail comme chercheurs scientifiques, enseignants-chercheurs, ingénieurs et techniciens. Soi-disant « autonomie et responsabilité » des universités, mensonges répétés sur le budget, détournement des crédits des organismes de recherche vers des agences irresponsables (mais néanmoins toute puissantes), mise en compétition à tous les niveaux… Tout ceci chapeauté par quelques étages d’institutions nouvelles sorties tout droit du cerveau de politiques avides de tout piloter par le haut, voilà pourquoi, aujourd’hui, nous passons la plus grande partie de notre temps à lutter, au jour le jour, contre la disparition de nos laboratoires, au lieu de nous consacrer, avec la sérénité qui conviendrait, à nos travaux de recherche. En désignant solennellement toutes ces structures nuisibles, le SNCS-FSU montre comment, à peu de frais, en faisant même des économies (supprimons la « prime d’excellence scientifique » !), on peut rendre à l’enseignement supérieur et à la recherche l’oxygène qui leur fait cruellement défaut aujourd’hui. Cet ouvrage livre un diagnostic Ce diagnostic est nécessairement politique. C’est celui d’une recherche étouffée par des politiques ignorants et des intérêts financiers ; celui de la science au temps du libéralisme ultra. Aujourd’hui le constat est là : troisième puissance mondiale pour l’effort de recherche à la fin du gaullisme, cinquième en 1985, septième en 1995, la France est désormais à la quatorzième place mondiale pour la dépense intérieure de recherche et de développement par rapport au PIB. Depuis 2002 la part de la recherche dans le PIB n’a pas augmenté en France, si bien qu’en dix ans, le retard en matière de recherche (publique et privée) par rapport à des pays qui nous devançaient déjà, s’est accru de l’ordre de 30 %. Il en est de même de la recherche industrielle alors que le taux d’aide directe ou fiscale de l’État au privé est en France le premier au monde (5 milliards d’euros de crédit impôt recherche). En l’absence d’obligation de résultats, les grands groupes ont recyclé ces aides dans leurs profits. Dans cet ouvrage sont présentés différents articles que le SNCS a publiés depuis 2004. Il y livre ses analyses sur la destruction de la recherche en France, ainsi que ses revendications et propositions pour une autre politique de la recherche.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
180
Date de parution
02/12/2012
Poids
170g
Largeur
115mm
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EAN
9782849503751
Titre
Recherche publique : les années de destruction. Décrypter pour refonder
Auteur
Pacteau Chantal
Editeur
SYLLEPSE
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115
Poids
170
Date de parution
20121202
Nombre de pages
180,00 €
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Résumé : Ce manuel présente la justice s'exerçant en France contre l'action administrative. Son ambition est de faire comprendre et connaître l'organisation du contentieux administratif, son originalité et son évolution. Le développement théorique est appuyé sur des exemples concrets.
Sirey, un nom très familier aux juristes, qu'ils soient avocats, magistrats, professeurs, étudiants, et aux justiciables eux-mêmes, voire aux simples observateurs de la justice en France, comme à tous ceux qui sont attentifs à son histoire et à ses gloires. Sans aucun doute, c'est même parmi les hommes de Droit les plus connus et les plus souvent prononcés dans nos amphis ou dans nos salles de bibliothèque, ainsi que dans les prétoires, peut-être même plus haut et plus fort que celui de bien des maîtres de l'Université. Sirey, c'est aussi de ces noms propres devenus mots communs. Ainsi entend-on parler d'un ou du Sirey davantage encore que de Sirey, tant l'étude et l'édition du contentieux moderne relèvent de l'étiquette même Sirey, celle-ci entendue d'un point de vue institutionnel et matériel, comme désincarnée, plus que sous l'angle personnel et donc physique. Pourtant, l'homme Sirey a existé. A tous niveaux, il fut un personnage extraordinaire et même exceptionnel.
Choisir d'enseigner en Section d'enseignement général et professionnel adapté, (SEGPA), c'est choisir d'affronter la grande difficulté scolaire des élèves qui y sont orientés. C'est aussi, consciemment ou non, faire un choix social. Les enfants en grand échec scolaire sont marqués socialement. Ces constats ne donnent cependant pas, à l'échelle individuelle, les outils pour agir. Pourtant, il faut agir. Nombre d'erreurs sont statistiquement trop systématiques pour ne pas être révélatrices d'une discordance entre les intentions de l'enseignant et l'appropriation faite par l'élève. Pourquoi dès lors ne pas s'autoriser à interroger les contenus eux-mêmes ? Pourquoi ne pas convoquer les sciences de la cognition, de la mémoire, du fonctionnement cérébral, les neurosciences, sans oublier les Anciens souvent si modernes ? C'est ainsi que l'on reviendra sur le zéro et la virgule, respectivement clef de voûte de la compréhension de la numération de position indienne et des additions et soustractions, sur les interférences entre savoirs anciens et récents et l'importance de l'inhibition de la pensée intuitive spontanée, sur la dysorthographie de surface et le style cognitif logique-séquentiel, sur les problèmes à deux informations une question par lesquels la logique de l'élève est jugée alors que l'enseignement prodigué est rigoureusement analogique... Existe-t-il une axiologie du savoir ? ou les découpages pédagogiques sont-ils innocents ? L'auteur de ces lignes propose ici une réflexion s'appuyant sur différents auteurs reconnus et donne des pistes concrètes de travail avec les enfants en difficulté dans les apprentissages scolaires.
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
Résumé : La pédagogie de l'émancipation défendue dans cet ouvrage insiste non seulement sur l'importance du féminisme dans les salles de cours mais aussi sur la nécessité d'articuler la théorie et la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. bell hooks nous rappelle qu'il existe un important corpus de textes qui nous aident à mieux comprendre comment les différents systèmes de domination fonctionnent à la fois de manière indépendante et interdépendante, pour perpétuer et soutenir l'exploitation et l'oppression. En s'appropriant ce point de vue, de nombreuses personnes ont changé significativement leur mode de pensée pour transformer leur vie : les Blancs ont travaillé à devenir antiracistes, les hommes à remettre en question le sexisme et le patriarcat et les hétérosexistes à réellement défendre la liberté sexuelle. De fait, de nombreuses étapes, parfois imperceptibles, ont marqué ces évolutions. Afin de les valoriser, il faut les nommer tout en continuant à les critiquer rigoureusement. Ces deux choses, nommer le problème et l'articuler pleinement et profondément aux pratiques pour aborder et trouver des solutions, sont nécessaires pour générer et inspirer un esprit de résistance permanent. Au travers de seize leçons, bell hooks présente l'éducation progressiste comme une pratique de la liberté qui permet de faire face au sentiment de perte de sens et de restaurer les relations entre les individus et entre les groupes. En définitive, c'est ce qui peut conduire à apprendre à créer du commun, apprendre ensemble. Elle nous invite, en nous livrant les outils pour le faire, à mettre en oeuvre une sagesse pratique visant à concevoir la salle de cours comme un lieu thérapeutique et révélateur, un lieu de libération mutuelle où l'enseignant et l'étudiant travaillent en partenariat. Pointer l'inégalité, en se passant d'envisager un objectif constructif de résolution, empêche l'espoir et la création d'une société fondée sur la justice. Ce qui ne peut que contribuer à maintenir une culture de domination.
Y a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.