Recherche publique : les années de destruction. Décrypter pour refonder
Pacteau Chantal
SYLLEPSE
11,00 €
Impression à la demande
EAN :9782849503751
La recherche et l'enseignement supérieur, en France, sont à reconstruire. Comment, au cours des dix années écoulées, en est-on arrivé là... On verra, grâce au rapprochement des avertissements que le Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU) n'a pas cessé de lancer pendant cette période, toute l'accumulation des mesures qui ont littéralement désagrégé les conditions de travail des chercheurs scientifiques, enseignants-chercheurs, ingénieurs et techniciens. Soi-disant «?autonomie et responsabilité?» des universités, mensonges répétés sur le budget, détournement des crédits des organismes de recherche vers des agences irresponsables (mais néanmoins toute puissantes), mise en compétition à tous les niveaux... Tout ceci chapeauté par quelques étages d'institutions nouvelles sorties tout droit du cerveau de politiques avides de tout piloter par le haut, voilà pourquoi, aujourd'hui, les chercheurs passent la plus grande partie de leur temps à lutter, au jour le jour, contre la disparition de leurs laboratoires, au lieu de se consacrer, avec la sérénité qui conviendrait, à leurs travaux de recherche. En désignant solennellement toutes ces structures nuisibles, le SNCS-FSU montre comment, à peu de frais, en faisant même des économies (supprimons la «prime d'excellence scientifique» !), on peut rendre à l'enseignement supérieur et à la recherche l'oxygène qui leur fait cruellement défaut aujourd'hui. Encore faut-il un peu de courage politique, pour remettre en cause en premier lieu les pouvoirs parasitaires qui se sont installés.
Nombre de pages
180
Date de parution
02/12/2012
Poids
170g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782849503751
Titre
Recherche publique : les années de destruction. Décrypter pour refonder
Auteur
Pacteau Chantal
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
115
Poids
170
Date de parution
20121202
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
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L'existence du contentieux administratif est la marque de dysfonctionnements dans le cadre des activités administratives, il a un coût pour les finances publiques. L'efficacité administrative en souffre autant que la qualité de la vie publique, et des contestations aboutissant à des procès administratifs traduisent ou expriment des affrontements très privés. L'auteur part d'une vision large du contentieux administratif, décrit qui et ce que sont les juges, analyse le processus général des jugements puis étudie le statut de la chose jugée qui en résulte. Un manuel complet et parfaitement à jour.
Ce manuel présente la justice s'exerçant en France contre l'action administrative. Son ambition est de faire comprendre et connaître l'organisation du contentieux administratif, son originalité et son évolution. Le développement théorique est appuyé sur des exemples concrets.
Choisir d'enseigner en Section d'enseignement général et professionnel adapté, (SEGPA), c'est choisir d'affronter la grande difficulté scolaire des élèves qui y sont orientés. C'est aussi, consciemment ou non, faire un choix social. Les enfants en grand échec scolaire sont marqués socialement. Ces constats ne donnent cependant pas, à l'échelle individuelle, les outils pour agir. Pourtant, il faut agir. Nombre d'erreurs sont statistiquement trop systématiques pour ne pas être révélatrices d'une discordance entre les intentions de l'enseignant et l'appropriation faite par l'élève. Pourquoi dès lors ne pas s'autoriser à interroger les contenus eux-mêmes ? Pourquoi ne pas convoquer les sciences de la cognition, de la mémoire, du fonctionnement cérébral, les neurosciences, sans oublier les Anciens souvent si modernes ? C'est ainsi que l'on reviendra sur le zéro et la virgule, respectivement clef de voûte de la compréhension de la numération de position indienne et des additions et soustractions, sur les interférences entre savoirs anciens et récents et l'importance de l'inhibition de la pensée intuitive spontanée, sur la dysorthographie de surface et le style cognitif logique-séquentiel, sur les problèmes à deux informations une question par lesquels la logique de l'élève est jugée alors que l'enseignement prodigué est rigoureusement analogique... Existe-t-il une axiologie du savoir ? ou les découpages pédagogiques sont-ils innocents ? L'auteur de ces lignes propose ici une réflexion s'appuyant sur différents auteurs reconnus et donne des pistes concrètes de travail avec les enfants en difficulté dans les apprentissages scolaires.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.