Toute famille a ses eldorados. Des lointains peuplés d'ancêtres forcément farouches, séducteurs et richissimes. Enfant, on me promenait sur les ports, on m'enivrait de Brésil et de Caraïbes, sans plus de précision. L'âge venant, j'ai décidé d'aller y voir. Elle s'appelait Villademoros, papetière. Il se prénommait Augustino, négociant. Mes arrière-grands-parents. Ils habitaient La Havane, où ils étaient nés. Cent vingt ans plus tard, Cuba coupe le souffle tellement les gens, les lieux sont beaux, et serre le coeur tant l'échec est criant. Un grand Fidel est passé par là. Il voulait édifier le paradis sur terre... On peut construire des écoles, des hôpitaux. On ne force pas un peuple au bonheur. Surtout quand ce peuple le possède en lui. Vous l'aviez deviné : en même temps que l'arbre généalogique, nous avons visité les ruines du rêve.
Nombre de pages
177
Date de parution
08/04/2005
Poids
220g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782020799065
Titre
Mésaventure du paradis. Mélodie cubaine
ISBN
2020799065
Auteur
Orsenna Erik ; Matussière Bernard
Editeur
POINTS
Largeur
108
Poids
220
Date de parution
20050408
Nombre de pages
177,00 €
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« Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime. Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase. Il me sembla qu'elle nous parlait : - Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose. - Allons, allons, Je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied. Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi. Tout le monde dit et répète « Je t'aime ». Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. »
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Il n'y a de géographie qu'intime. Après avoir promené sa curiosité au fil des fleuves du monde, Erik Orsenna revient à la source. La première : celle qui nous irrigue. Sang, sueur, larmes et salive, il y en a tant, de ces circulations - de ces fluides qui font jaillir la vie... Et que penser des pensées, des émotions - torrents eux-mêmes dont il s'agit de remonter le cours, jusqu'aux origines des mythes ? Aux confluents de la science et de la poésie, l'académicien nous invite à une nouvelle croisière intérieure, sur ces fleuves qui coulent en nous.
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