
L'objet d'amour
La nouvelle est la discipline maîtresse dans le monde anglophone : Edna O'Brien, à la fin de sa vie, confiait " my short stories are better than my novels ". A l'entendre, ses nouvelles seraient meilleures que ses romans. Il est certain que les trente et un textes de L'Objet d'amour, sélectionnés parmi la centaine publiée pendant plus de soixante ans d'écriture, sont magistraux. Fête irlandaise, qui inaugure le recueil, date de 1962 : Mary, dix-sept ans, s'éloigne à vélo de sa ferme familiale dans un élan de liberté pour se rendre à sa première fête au village. L'humour avec lequel la jeune autrice de trente-deux ans (Edna O'Brien est née en 1930) décrit la manière dont les attentes de sa protagoniste, qui repartira à pied au petit matin, seront déçues, son évocation vive et nuancée de cette petite société rurale et la finesse de ses notations font déjà autorité. La pluralité des styles et la variété des thèmes abordés frappent d'emblée chez la grande nouvelliste qu'était Edna O'Brien : allant de sombres critiques sociales à des effusions romantiques, sa palette narrative lui permet de passer par des écritures érotiques audacieuses, des jeux parodiques et même de brèves incursions dans le réalisme magique. Mais jamais elle ne se départit de la distance qu'elle conserve vis-à-vis de l'ensemble de ses personnages, faisant jaillir une dose calculée de comique, y compris dans les scènes les plus bouleversantes. A cet égard, la nouvelle-titre est un coup de maître : Martha, présentatrice télé, contemple son " objet d'amour ", un avocat célèbre, marié et père de famille. Tout en le décrivant, elle relate les états émotionnels successifs qu'elle traverse au cours de leur liaison amoureuse, de leur première rencontre à leur séparation. Si cette dernière la plonge dans une dépression fulgurante, elle s'en trouve délivrée par une conversation avec son plombier. Erotisme, irrévérence, attention fascinante prêtée aux objets, mêlés à une sincérité dévastatrice, sont ici très représentatifs de la manière de l'autrice. Ces trente et une nouvelles avaient été publiées dans les années 1990 en France dans divers recueils, depuis longtemps épuisés. Leur extraordinaire qualité méritait que les traducteurs habituels d'Edna O'Brien, Pierre-Emmanuel Dauzat et Aude de Saint-Loup, s'en emparent : c'est une véritable fête de la littérature que leur version française de ce florilège. @font-face {font-family : "Cambria Math" ; panose-1 : 2 4 5 3 5 4 6 3 2 4 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1107305727 0 0 415 0 ; }@font-face {font-family : Palatino ; panose-1 : 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ; mso-font-charset : 77 ; mso-generic-font-family : auto ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -1610611969 2013274202 341835776 0 403 0 ; }@font-face {font-family : Garamond ; panose-1 : 2 2 4 4 3 3 1 1 8 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 647 2 0 0 159 0 ; }@font-face {font-family : Georgia ; panose-1 : 2 4 5 2 5 4 5 2 3 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 3 0 0 0 1 0 ; }@font-face {font-family : Times ; panose-1 : 0 0 5 0 0 0 0 2 0 0 ; mso-font-alt : "Times New Roman" ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : auto ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1342185562 0 0 415 0 ; }p. MsoNormal, li. MsoNormal, div. MsoNormal {mso-style-unhide : no ; mso-style-qformat : yes ; mso-style-parent : "" ; margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : Times ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; }p. MsoBodyText, li. MsoBodyText, div. MsoBodyText {mso-style-priority : 99 ; mso-style-unhide : no ; mso-style-link : "Corps de texte Car" ; margin : 0cm ; text-align : justify ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : Palatino ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; }span. CorpsdetexteCar {mso-style-name : "Corps de texte Car" ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-unhide : no ; mso-style-locked : yes ; mso-style-link : "Corps de texte" ; mso-ansi-font-size : 12. 0pt ; font-family : Palatino ; mso-ascii-font-family : Palatino ; mso-hansi-font-family : Palatino ; }. MsoChpDefault {mso-style-type : export-only ; mso-default-props : yes ; font-size : 10. 0pt ; mso-ansi-font-size : 10. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : Times ; mso-ascii-font-family : Times ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-hansi-font-family : Times ; mso-font-kerning : 0pt ; mso-ligatures : none ; }div. WordSection1 {page : WordSection1 ; }
| Nombre de pages | 660 |
|---|---|
| Date de parution | 06/11/2025 |
| Poids | 540g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782848055879 |
|---|---|
| Auteur | O'Brien Edna ; Saint Loup Aude de ; Dauzat Emmanue |
| Editeur | SABINE WESPIESE |
| Largeur | 140 |
| Date de parution | 20251106 |
| Nombre de pages | 660,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Girl
O'Brien EdnaRésumé : Girl est un roman sidérant, qui se lit d'un souffle et laisse pantois. Ecrivant à la première personne, Edna O'Brien se met littéralement dans la peau d'une adolescente enlevée par Boko Haram. Depuis l'irruption d'hommes en armes dans l'enceinte de l'école, on vit avec elle son rapt, en compagnie de ses camarades de classe ; la traversée de la jungle en camion, sans autre échappatoire que la mort pour qui veut tenter de sauter à terre ; l'arrivée dans le camp, avec obligation de revêtir uniforme et hijab. La faim, la terreur, le désarroi et la perte des repères sont le lot quotidien de ces très jeunes filles qui, face aux imprécations de leurs ravisseurs, finissent par oublier jusqu'au son de leurs propres prières. Mais le plus difficile commence quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s'évader, avec l'enfant qu'elle a eu d'un de ses bourreaux. Après des jours de marche, un parcours administratif harassant lors de son arrivée en ville, celle qui a enfin pu rejoindre son village et les siens se retrouve en butte à leur suspicion et à l'hostilité de sa propre mère. Victime, elle est devenue coupable d'avoir introduit dans leur descendance un être au sang souillé par celui de l'ennemi. Ecrit dans l'urgence et la fièvre, Girl bouleverse par son rythme et sa fureur à dire, une fois encore, le destin des femmes bafouées. Dans son obstination à survivre et son inaltérable confiance en la possible rédemption du coeur humain, l'héroïne de ce très grand roman s'inscrit dans la lignée des figures féminines nourries par l'expérience de la jeune Edna O'Brien, mise au ban de son pays alors qu'elle avait à peine trente ans. Devenue un des plus grands écrivains de ce siècle, elle nous offre un livre d'une sombre splendeur avec, malgré tout, au bout du tunnel, la tendresse et la beauté pour viatiques.Sur commandeCOMMANDER21,00 € -

Qui étais-tu, Johnny ?
O'Brien EdnaQui étais-tu, Johnny ? est l'histoire d'une femme qui assassine son amant _ le meilleur ami de son fils. Lyrique et sensuelle, la prose d'Edna O'Brien révèle un monde où l'amour et l'espérance vont de pair avec une violence et un désespoir à peine dissimulés ; où une femme est conduite, en dépit d'elle-même, à réclamer vengeance de la souffrance. " Son triomphe, cette fois-ci ", écrit M. Blumberg dans The Times, " outre qu'elle demeure un des plus lucides poètes contemporains de la dépossession, consiste à sonder obstinément la compulsion à la violence, à l'exorcisme et à la réparation _ et sa prose est plus belle que jamais. " Edna O'Brien est née en Irlande, dans le comté de Clare, mais c'est à Londres, où elle s'installe très jeune, qu'elle commence à écrire. Elle est l'auteur de plusieurs romans, dont sa trilogie des Filles de la campagne et les Grands Chemins, du recueil de nouvelles Un coeur fanatique, enfin de nombreux scénarios et pièces de théâtre.Sur commandeCOMMANDER15,50 € -

Le joli mois d'août
O'Brien EdnaRésumé : Séparée de son mari, Ellen vit avec son jeune fils dans une banlieue de Londres. Au début d'août, le père et le fils partent camper dans le Pays de Galles. Ellen, restée seule, disponible, décide de s'évader sur la Côte d'Azur, de s'amuser follement, moins par ennui ou désespoir que par vif désir de vivre. La vie dont elle rêvait commence bientôt avec une gigantesque "party" organisée par un groupe d'Américains. Après une nuit débridée, elle apprend la mort accidentelle de son fils. Cynique, elle reste sur la Riviera dans les bras d'un play-boy. Un mois plus tard, c'est une femme sans mari, sans enfant, sans amant qui rentre à Londres. Mais elle est bien vivante, libérée de tout et peut-être plus forte qu'avant son joli mois d'août.Sur commandeCOMMANDER19,05 €
Du même éditeur
-

Passagères de nuit
Lahens YanickDans ce nouveau roman, comme arraché au chaos de son quotidien à Port-au-Prince, Yanick Lahens rend un hommage d'espoir et de résistance à la lignée des femmes dont elle est issue. La première d'entre elles, Elizabeth Dubreuil, naît vers 1820 à La Nouvelle-Orléans. Sa grand-mère, arrivée d'Haïti au début du siècle dans le sillage du maître de la plantation qui avait fini par l'affranchir, n'a plus jamais voulu dépendre d'un homme. Inspirée par ce puissant exemple, la jeune Elisabeth se rebelle à son tour contre le désir prédateur d'un ami de son père. Elle doit fuir la ville, devenant à son tour une "passagère de nuit" sur un bateau à destination de Port-au-Prince. Ce qui adviendra d'elle, nous l'apprendrons quand son existence croisera celle de Régina, autre grande figure de ce roman des origines. Née pauvre parmi les pauvres dans un hameau du sud de l'île d'Haïti, Régina elle aussi a forcé le destin : rien ne la déterminait à devenir la maîtresse d'un des généraux arrivé en libérateur à Port-au-Prince en 1867. C'est à "mon général, mon amant, mon homme" qu'elle adresse le monologue amoureux dans lequel elle évoque sa trajectoire d'émancipation : la cruauté mesquine des maîtres qu'elle a fuis trouve son contrepoint dans les mains tendues par ces femmes qui lui ont appris à opposer aux coups du sort une ténacité silencieuse. Cette ténacité silencieuse, Elizabeth et Régina l'ont reçue en partage de leurs lointaines ascendantes, ces "passagères de nuit" des bateaux négriers, dont Yanick Lahens évoque ici l'effroyable réalité, de même qu'elle nous plonge - et ce n'est pas la moindre qualité de ce très grand livre - dans les convulsions de l'histoire haïtienne. Lorsque les deux héroïnes se rencontreront, dans une scène d'une rare qualité d'émotion, nous, lectrices et lecteurs, comprendrons que l'histoire ne s'écrit pas seulement avec les vainqueurs, mais dans la beauté des gestes, des regards et des mystères tus, qui à bas bruit montrent le chemin d'une résistance forçant l'admiration. @font-face {font-family : "Cambria Math" ; panose-1 : 2 4 5 3 5 4 6 3 2 4 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1107305727 0 0 415 0 ; }@font-face {font-family : "Arial Unicode MS" ; panose-1 : 2 11 6 4 2 2 2 2 2 4 ; mso-font-charset : 128 ; mso-generic-font-family : swiss ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -134238209 -371195905 63 0 4129279 0 ; }@font-face {font-family : Garamond ; panose-1 : 2 2 4 4 3 3 1 1 8 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 647 2 0 0 159 0 ; }@font-face {font-family : Palatino ; panose-1 : 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ; mso-font-charset : 77 ; mso-generic-font-family : auto ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -1610611969 2013274202 341835776 0 403 0 ; }@font-face {font-family : "@Arial Unicode MS" ; panose-1 : 2 11 6 4 2 2 2 2 2 4 ; mso-font-charset : 128 ; mso-generic-font-family : swiss ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -134238209 -371195905 63 0 4129279 0 ; }p. MsoNormal, li. MsoNormal, div. MsoNormal {mso-style-unhide : no ; mso-style-parent : "" ; margin : 0cm ; mso-pagination : none ; font-size : 10. 0pt ; font-family : "Times New Roman", serif ; mso-fareast-font-family : "Arial Unicode MS" ; mso-hansi-font-family : "Arial Unicode MS" ; mso-bidi-font-family : "Arial Unicode MS" ; color : black ; border : none ; mso-fareast-language : EN-US ; text-underline : black ; }. MsoChpDefault {mso-style-type : export-only ; mso-default-props : yes ; font-size : 10. 0pt ; mso-ansi-font-size : 10. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; mso-fareast-font-family : "Arial Unicode MS" ; border : none ; mso-font-kerning : 0pt ; mso-ligatures : none ; }. MsoPapDefault {mso-style-type : export-only ; }div. WordSection1 {page : WordSection1 ; }EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Rose la nuit
Desbiolles MarylineRose", le mot, couleur, fleur, prénom, habite Maryline Desbiolles : Marie-Rose, bergère rebelle et un peu sorcière, fut une figure importante de son enfance. Plus tard, ne l'a-t-on pas traitée de " Rosa Luxemburg" ? Deux figures de Rose bien éloignées de la suavité que l'on attribue ordinairement à ce prénom. Suivant son intuition, l'autrice s'invente une contrainte. Bientôt paraît l'annonce suivante : Ecrivaine cherche des personnes se prénommant Rose pour l'écriture d'un roman. Merci de prendre contact avec la maison d'édition : rose@swediteur.com. Sept Rose y répondent. Mais c'est à une Rose de fiction, "une grande bringue salement amochée", que revient le rôle de narratrice. Echouée dans un couloir d'hôpital, cette femme maigre et couverte de plaies prétend s'appeler Rose Rose (le deuxième Rose en guise de patronyme). L'infirmière ne la croit pas, pas plus qu'à ses prétendues douleurs : les examens n'ont rien révélé de grave. En réalité, le grand échalas vit dans la rue et a. envie de passer une nuit à l'abri. Comprenant qu'improviser sur le nom de Rose éveille l'attention, elle se transforme, sous nos yeux émerveillés, en moderne Shéhérazade. Entre rêve et sommeil, la voilà tantôt Rose de onze ans sous l'avocatier d'une maison niçoise, tantôt Rose-Marie avec sa grand-mère calabraise, Rose du Nigeria ou encore Rosetta, si mal accueillie avec sa famille d'Italie du Sud. Qu'elle soit Rosette née à Tunis en 1935 ou Rosy née à Orléans en 1944, ses récits murmurés à l'oreille des soignantes lui valent la nuit sauve. Rien de suave dans les destinées de ces femmes, dont la force, la grâce, l'esprit de lutte et de résistance se fondent en des motifs curieusement récurrents et s'élèvent en une joyeuse sarabande, bien dans la manière d'une Maryline Desbiolles dont ce livre éblouissant pourrait également se lire comme un art poétique.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Plomb
Zourabichvili TimothéeAssis sur le matelas de cette chambre louée pour la nuit, deux jeunes gens restent silencieux. Ils semblent ne pas se connaître. Elle est concentrée sur un puzzle qui colonise l'espace, lui n'a qu'une idée en tête : recommencer à "faire la machine" avec elle. La dernière fois qu'ils ont eu des relations sexuelles a également été la première pour chacun d'entre eux : c'était neuf mois auparavant, et elle est tombée enceinte. Lui voulait essayer, comme pour se prouver sa nouvelle masculinité, elle s'est laissé faire. Quand elle a appelé celui que, en son for intérieur, elle traite de "chien", le sentiment de puissance du jeune homme a vite cédé le pas à ce qui deviendra son unique préoccupation : trouver une solution pour se débarrasser du problème, "le fait qu'elle avait un truc dans le ventre". Or "le truc", l'enfant né de cette première et unique fois, est endormi dans un panier posé non loin d'eux. Dès le début de ce premier roman étonnant de maîtrise, le contrat de lecture est clair : l'issue du huis clos glaçant dont le cadre a été brillamment posé nous sera dévoilée par le point de vue de chacun des personnages, chacun irrémédiablement enfermé dans sa solitude. Et si l'action n'est pas située dans un lieu précis, le talent de l'auteur, qui est également réalisateur, à conjuguer tension dramatique et inquiétante étrangeté nous plonge dans un ailleurs radical. Plomb, conte cruel et ultra-contemporain, signe l'entrée en littérature d'un jeune écrivain sachant à merveille se faire le sismographe de son époque.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

La longe
Jollien-Fardel SarahTous les matins, au réveil, Rose, la narratrice du puissant deuxième roman de Sarah Jollien-Fardel, lutte pour ne pas être assaillie par la réalité crue, dans cette chambre aux parois boisées où elle vit désormais attachée par une longe. Rose est devenue folle de douleur au moment où, trois ans auparavant, des policiers sont venus lui annoncer la mort de sa petite fille, Anna. Cette douleur, elle n'est pas parvenue à la surmonter, au point de devenir un danger pour elle et pour les autres, au point de demeurer attachée et recluse. La vie était joyeuse, avant l'accident. Rose se souvient de son enfance dans un village de montagne, rythmée par la phrase inscrite sur une poutre du bistrot de sa grand-mère adorée : " Tu es d'une espèce qui aime la lumière et déteste la nuit et les ténèbres ". Son amitié immédiate avec Camil, le petit garçon qui venait passer ses vacances sur les hauteurs, devenu bien plus tard son mari et son indéfectible soutien ; leurs lectures et leurs promenades au coeur d'une nature somptueuse ; la naissance de leur enfant ; leurs métiers qu'ils aiment, lui est architecte, elle ostéopathe. Une vie apparemment sans histoires, dans laquelle Rose, ressassant le passé, traque les failles, elle qui ne s'est jamais remise de la mort longtemps inexpliquée de sa propre mère, le jour de sa première communion. Elle qui est également rongée par le remords de n'avoir pas désiré vraiment l'arrivée d'Anna. Les souvenirs de Rose vont peu à peu, dans une narration haletante, nous révéler les circonstances de l'accident, et celles de sa propre réclusion. Mais, le jour où Rose, percevant soudain une présence inconnue derrière sa porte close, entend filtrer à travers la paroi des phrases extraites d'un livre de Marguerite Duras, nous, lecteurs, avons l'intuition que la lumière pourrait gagner... Sarah Jollien-Fardel, par la manière dont elle choisit de sauver d'elle-même son personnage, nous offre un magnifique dénouement, à l'aune de son magistral portrait de femme. @font-face {font-family : "Cambria Math" ; panose-1 : 2 4 5 3 5 4 6 3 2 4 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1107305727 0 0 415 0 ; }@font-face {font-family : Garamond ; panose-1 : 2 2 4 4 3 3 1 1 8 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 647 2 0 0 159 0 ; }p. MsoNormal, li. MsoNormal, div. MsoNormal {mso-style-unhide : no ; mso-style-qformat : yes ; mso-style-parent : "" ; margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; text-autospace : none ; font-size : 10. 0pt ; font-family : "Times New Roman", serif ; mso-fareast-font-family : "Times New Roman" ; }. MsoChpDefault {mso-style-type : export-only ; mso-default-props : yes ; font-size : 10. 0pt ; mso-ansi-font-size : 10. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; mso-font-kerning : 0pt ; mso-ligatures : none ; }div. WordSection1 {page : WordSection1 ; }EN STOCKCOMMANDER18,00 €
De la même catégorie
-

Nous serons tempête
Ward Jesmyn ; Recoursé CharlesAprès six ans d'attente, Jesmyn Ward, seule femme double lauréate du National Book Award, est de retour avec un roman puissant et lyrique qui nous plonge au coeur de la tragédie de l'esclavage. La toute première arme que j'ai tenue a été la main de ma mère. Annis est encore une enfant quand sa mère est vendue à un autre propriétaire. Et n'est guère plus âgée quand son maître, qui est aussi l'homme qui a violé sa mère, se débarrasse d'elle avec d'autres esclaves. Lors de leur terrible marche vers les plantations de La Nouvelle-Orléans, Annis tente de se raccrocher à la vie et aux enseignements de sa mère : se battre, toujours, avec les armes et les sagesses qu'elle lui a transmises. Avec la mémoire aussi, celle de ces femmes qui, avant d'être arrachées à leur terre, ont été les guerrières des rois du Dahomey. Et avec la seule force qui lui reste, sa connaissance des plantes, des abeilles, de cette nature qui semble si hostile aux yeux des Blancs et qui pourtant est nourricière pour qui l'honore. Et puis, quand Annis se sent sombrer, elle peut encore implorer Aza, l'esprit de sa grand-mère, capable de faire gronder l'orage et tomber la pluie. Celle qui, quand la faim et la douleur se font trop fortes, lui murmure qu'un jour, elle et ses frères et soeurs de malheur seront tempête...EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les éléments
Boyne John ; Aslanides SophieUn véritable coup de cœur ! L’intrigue est admirablement construite. L’auteur distille savamment les informations à travers ses 4 narrateurs en jouant avec les nerfs du lecteur. Il le laisse découvrir les personnages, s’y attacher, pour mieux le surprendre en révélant certains pans dérangeants de leur passé. Il questionne les limites de sentiments tels que l’empathie, l’amour, le pardon ; au grand dam du lecteur qui ne sait plus quoi penser et ne se reconnait plus.EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

James
Everett Percival ; Tissut Anne-LaureCes gamins blancs, Huck et Tom, m'observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j'étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [... ] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu'ils veulent". Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d'humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable. James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d'aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l'histoire déchirante d'un homme qui tente de choisir son destin. Percival Everett est l'auteur d'une vingtaine de romans, de plusieurs recueils de nouvelles, de poésie et d'essais. James a reçu en 2024 le National Book Award et connaît un immense succès dans le monde entier. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne-Laure TissutEN STOCKCOMMANDER23,50 € -

Mon nom ne suffit pas
Picoult Jodi ; Chichereau CarineNew York, 2013. La jeune dramaturge Melina Green vient d'écrire une nouvelle pièce, inspirée par la vie de son aïeule, la poétesse élisabéthaine Emilia Bassano. Mais à Broadway, où les hommes détiennent les clés du théâtre, il est peu probable que son oeuvre soit mise en scène. Alors que Melina hésite à soumettre la pièce à un festival, son meilleur ami décide de l'envoyer sous un pseudonyme masculin. En 1581, à Londres, la jeune Emilia Bassano est pupille d'aristocrates anglais. Dotée d'un esprit vif, elle possède également un formidable talent pour raconter des histoires, mais comme la plupart des femmes de son époque, elle n'a pas le droit de faire entendre sa voix. Emilia commence alors à échafauder un plan pour faire jouer l'une de ses pièces, en payant secrètement un acteur pour qu'il en soit le visage public. Un certain William Shakespeare... A travers une fresque captivante sur deux héroïnes déterminées à créer quelque chose de beau malgré les préjugés et les sacrifices, Jodi Picoult nous offre une magnifique histoire de femmes, de littérature, d'amour et d'émancipation.EN STOCKCOMMANDER22,90 €

