Liminaire du Cardinal jean Honoré. 1864. Newman est seul, ignoré, presque dédaigné dans l'Eglise catholique qu'il a rejointe vingt ans plus tôt. Profitant de ces circonstances, un intellectuel anglican, Charles Kingsley, défie l'ancien leader du Mouvement d'Oxford en mettant en cause l'honnêteté intellectuelle de l'odyssée religieuse de Newman. Kingsley croyait enterrer un moribond. En réalité il venait de réveiller un lion. Newman répliqua immédiatement. Fouillant sa mémoire, réunissant lettres et documents, il produisit en quelques semaines l'histoire des raisons qui le conduisirent à rejoindre l'Eglise catholique : l'Apologia pro vita sua. Le livre retourna l'opinion de l'Angleterre. Dans la prose majestueuse et royale de l'Apologia, le catholicisme rayonnait de cette " splendeur de la vérité " pour laquelle Newman avait tout quitté en 1845. Mais ce rayonnement ne voulait pas être aveuglant. " Pour aller jusqu'au bout de ce qu'il jugeait la Vérité, écrivait le pape Paul VI, Newman a renoncé à l'Eglise d'Angleterre non pas pour se séparer d'elle, mais pour l'accomplir. Il ne cessait pas de croire ce qu'il avait cru, mais il le croyait davantage encore, il avait porté sa foi anglicane jusqu'à sa plénitude. Une conversion est un acte prophétique. Newman a vécu l'histoire de la réunion future, de cette récapitulation en Jésus Christ dont le moment nous est encore caché, mais à laquelle nous aspirons tous. "
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Date de parution
25/04/2003
Poids
572g
Largeur
125mm
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EAN
9782940090846
Titre
APOLOGIA PRO VITA SUA
Auteur
NEWMAN JOHN HENRY
Editeur
AD SOLEM
Largeur
125
Poids
572
Date de parution
20030425
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Entre 1839 et 1843, Newman prononça une série de sermons thématiques sur les grandes questions "d'actualité" qui étaient au coeur du Mouvement d'Oxford et de sa volonté de vivifier les éléments catholiques de l'Anglicanisme. Réparties tout au long de l'année liturgique, ces prédications sont d'ordre spirituel, mais concernent aussi la nature de l'Eglise, celle du christianisme par rapport au judaïsme et à son attente eschatologique, ou encore le caractère propre du chrétien, que le baptême conforme au Christ en tant que Prophète, Prêtre et Roi. Ils présentent aussi le très grand intérêt de montrer année après année l'évolution de Newman, à un moment où sa confiance dans l'enracinement apostolique de l'Eglise d'Angleterre est entamée par les réactions toujours plus hostiles de la Hiérarchie anglicane face aux idées du Mouvement d'Oxford. Ils donnent aussi la figure achevée de sa pensée théologique sur l'Eglise en tant que présence mystérieuse du Royaume dans le temps - une conception qui ne variera pas lorsqu'il deviendra catholique. En ce sens, les sermons réunis dans ce livre ont une dimension oecuménique qui dépasse leur cadre d'origine. Ils plongent à la racine de ce qui constitue l'Eglise du Christ dans sa plénitude, mais que l'Eglise anglicane ne conservait que de manière fragmentaire et équivoque. Le cycle de ces sermons s'achève sur l'un des plus émouvants sermons de Newman, "L'adieu aux amis", le dernier qu'il prononça dans son Eglise d'origine, en juillet 1843.
Le Cardinal Newman est l'auteur de deux méditations sur le Chemin de Croix. L'une de ces méditations, dites " brèves ", a été choisie par le pape Jean-Paul II pour accompagner son Chemin de Croix, le Vendredi Saint 2001. C'est ce texte que nous sommes heureux de proposer aux lecteurs qui souhaitent accompagner la prière du Saint-Père, ou découvrir la profondeur spirituelle de cette méditation de Newman.
En 1865, Edward Pusey, chanoine anglican de Christ Church et ancien acteur du Mouvement d'Oxford au côté de Newman, publie une lettre sous la forme d'un essai à l'adresse des catholiques anglais, appelant à la réunion des deux Eglises. Comme condition préalable, Pusey demande aux catholiques de reconsidérer la place que Marie occupe dans leur culte et formule les linéaments d'une " mariologie œcuménique " qui soit acceptable pour les anglicans comme pour les catholiques. Cette adresse aux catholiques, en apparence pacifique et bienveillante dans ses intentions, d'où le nom d'Eirenicon que lui donna son auteur, revenait en fait à une remise en cause radicale de la théologie mariale de l'Eglise, ainsi que de la dévotion qui l'accompagne. Face à ce défi, Newman prit la plume, comme il l'avait fait dans l'Apologia, et produisit en quelques semaines un chef d'œuvre d'intelligence et de finesse théologiques : la Lettre à Pusey. Défait et confus, Pusey se retira de la lice. La cause de l'" Union des Eglises " fit cependant son chemin, au point de devenir, un siècle plus tard, la préoccupation première du concile Vatican II. Pusey prit-il alors sa revanche ? Tout au contraire, car l'on découvrira dans ce livre que Newman, par son recours aux Pères de l'Eglise, anticipait d'un siècle la théologie mariale élaborée par la constitution Lumen Gentium.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).