Lent genêt. Essai sur l'ontologie de Giacomo Leopardi
Negri Antonio ; Gailius Nathalie ; Passerone Giorg
KIME
32,50 €
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EAN :9782841743889
Est-il possible de développer un discours qui soit à la fois philosophique, poétique et politique à propos d'un auteur de la grandeur de Leopardi ? Est-il possible de s'engager dans une lecture qui fasse de la rencontre paradoxale entre critique philologique et critique philosophique la ligne d'une interprétation politique du poète qu'est Leopardi. Tel est l'objectif poursuivi par ce livre. Ce livre est né dans d'étranges conditions. Je commençai à relire Leopardi (un auteur de prédilection de mon adolescence) en prison. Cette lecture me contraignit ironiquement (mais pas seulement) à me confronter à une situation analogue de solitude théorique et de défaite politique. En même temps que Leopardi, je lisais le Livre de lob. Pourtant ni l'un ni l'autre de ces textes ne me poussaient vers des conclusions pessimistes vis-à-vis de la solitude et de la défaite. Pourquoi ? Le Livre de lob, cette formidable pâte mythico-théologique, était parcouru par une instance immanentiste et une perception de l'éternité qui brisaient toute détermination catastrophiste et/ou eschatologique : dans la douleur et dans la solitude, Job " voyait ", et ainsi se réappropriait son Dieu. Dans le gigantesque Zibaldone où il exprimait sa pensée, ponctuellement interrompu et illuminé par de prodigieuses pièces poétiques, Leopardi construisait un discours philosophique et politique entièrement ouvert sur l'à-venir. Là où la douleur et la solitude deviennent la condition réaliste de la vie, il est possible d'ouvrir un espace d'espérance, d'inventer une désutopie active et d'entrevoir une praxis constitutive d'un monde nouveau : ainsi, Leopardi se réappropriait son Dieu. Cette lecture de Leopardi me fut utile pour résister. Mais était-elle vraie, était-elle adéquate à la réalité dans laquelle se mouvait sa poésie ? Antonio Negri
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
412
Date de parution
08/03/2006
Poids
534g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841743889
Titre
Lent genêt. Essai sur l'ontologie de Giacomo Leopardi
Auteur
Negri Antonio ; Gailius Nathalie ; Passerone Giorg
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
534
Date de parution
20060308
Nombre de pages
412,00 €
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Ce livre ressemble à l?histoire qu?il raconte. Écrit après une longue et dure incarcération politique, au tout début de l?expérience de l?exil en France, il s?attache avant tout à décrire le parcours de perte, de doute et de peur dans lequel Job est pris. Un récit de solitude, donc, qui court à travers les lignes du Livre de Job; mais aussi un récit qui renvoie pour Negri, dans cet exil parisien qui est le sien comme il est celui de toute une tranche d?âge, à l?échec du mouvement de contestation et de transformation politique et sociale qui a secoué l?Italie dans les années 70.Mais Job, c?est aussi autre chose. À la faveur d?un commentaire serré du texte biblique, Negri cherche à repérer ce qui, dans cette expérience extrême de doute et de souffrance, se donne pourtant, envers et contre tout, comme une positivité. Job nous raconte l?histoire d?un défi qui est aussi celle d?un rapport privilégié avec Dieu, c?est-à-dire un moment de joie. Ce défi affirme la puissance des hommes, y compris dans le dénuement le plus total. Ou peut-être est-ce précisément le dénuement - ce que Negri appelle aussi l?expérience ontologique de la « pauvreté » - qui, seul, peut nous montrer ce qu?il y a de joie à vouloir non seulement résister mais changer le monde.Le Livre de Job est pour Negri l?histoire de ce double parcours: perte radicale et puissance constituante, solitude et joie, doute et amour.
Résumé : Dans cet ouvrage Antonio Negri rassemble des essais spinoziens écrits depuis 1981, année de publication de la première édition de son livre L'Anomalie sauvage. Dans ces nouveaux essais Negri approfondit son interprétation du concept de " puissance " de Spinoza, et la confronte aux lectures spinoziennes de Gilles Deleuze, Alexandre Matheron, Pierre Macherey, Etienne Balibar et autres interprètes contemporains, surtout en s'attardant sur le concept de démocratie. Les recherches de Negri portent essentiellement sur la question du politique chez Spinoza, en l'intégrant principalement dans une dimension de critique de la modernité - de la modernité dans sa genèse et dans sa crise, de Leopardi à Heidegger. Last not least : pourquoi le retour de Spinoza sur la crise de la pensée politique de la gauche ? Pourquoi Spinoza réussit-il encore à décliner une pensée de la transformation radicale ?
Antonio Negri livre une synthèse de son oeuvre philosophique à travers une lecture marxiste de la composition du capital, de son rapport au travail, des rapports sociaux de production et du lien entre politique et économie.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Résumé : Au tournant du XIXe et du XXe siècle, le livre illustré acquiert en Europe une place inédite. Soumis aux constantes mutations dues à l'apparition de nouvelles techniques de reproduction de l'image, le livre illustré se fige en un monument plastique sous les espèces du livre d'artiste au XXe siècle. Privilégier la production des grands peintres-illustrateurs qui ont permis cette évolution tend cependant à occulter la façon dont a pu se constituer un langage illustratif au sein d'un ensemble plus global de pratiques. Le présent ouvrage, qui réunit un ensemble de chercheurs européens, tente de restituer la diversité des formes d'illustration, en une époque de transition qui permet à la fois la synthèse des traditions et l'émergence des innovations. Les études concernent certes des artistes liés à des écrivains de renom (Fernand Khnopff, Aubrey Beardsley, Alfred Kubin, Edvard Munch, Charles Baudelaire, Victor Hugo, Emile Verhaeren, Romain Rolland, Pierre-Jean Jouve, etc.) mais en montrant la manière dont ils sont soumis aux influences passées et présentes, et en relation avec des domaines connexes comme les sociétés de bibliophilie, la presse illustrée, l'illustration photographique, l'album, le livre pour enfants, et enfin le livre d'artiste. L'accent est donc mis non sur les singularités mais sur les passages entre les différents types d'image et sur les rémanences des formes du passé.