Ce livre ressemble à l'histoire qu'il raconte. Écrit après une longue et dure incarcération politique, au tout début de l'expérience de l'exil en France, il s'attache avant tout à décrire le parcours de perte, de doute et de peur dans lequel Job est pris. Un récit de solitude, donc, qui court à travers les lignes du Livre de Job; mais aussi un récit qui renvoie pour Negri, dans cet exil parisien qui est le sien comme il est celui de toute une tranche d'âge, à l'échec du mouvement de contestation et de transformation politique et sociale qui a secoué l'Italie dans les années 70.Mais Job, c'est aussi autre chose. À la faveur d'un commentaire serré du texte biblique, Negri cherche à repérer ce qui, dans cette expérience extrême de doute et de souffrance, se donne pourtant, envers et contre tout, comme une positivité. Job nous raconte l'histoire d'un défi qui est aussi celle d'un rapport privilégié avec Dieu, c'est-à-dire un moment de joie. Ce défi affirme la puissance des hommes, y compris dans le dénuement le plus total. Ou peut-être est-ce précisément le dénuement - ce que Negri appelle aussi l'expérience ontologique de la « pauvreté » - qui, seul, peut nous montrer ce qu'il y a de joie à vouloir non seulement résister mais changer le monde.Le Livre de Job est pour Negri l'histoire de ce double parcours: perte radicale et puissance constituante, solitude et joie, doute et amour.
Nombre de pages
188
Date de parution
08/06/2005
Poids
158g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782012791329
Titre
Job, la force de l'esclave
Auteur
Negri Antonio
Editeur
PLURIEL
Largeur
110
Poids
158
Date de parution
20050608
Nombre de pages
188,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Critique radicale de l'idéalisme dont les valeurs transcendantales sont encore dominantes aujourd'hui, cet essai pose à nouveau une question essentielle : les pauvres, c'est-à-dire les sans-pouvoir, pourront-ils un jour décider du destin de l'humanité et construire, en tant qu'hommes libres, une vie sous le signe du commun ? Le parcours philosophique d'Antonio Negri, tout en maintenant toujours en toile de fond cette interrogation, interroge l'événement de la connaissance dans sa relation au temps (kairos, le moment juste), mais aussi l'expérience de la nomination (donner un nom aux choses) et une nouvelle forme de rapport entre les êtres. Ainsi, à travers la volonté commune (Alma Venus) et l'expérimentation de la multitude, nous découvrons une autre mesure de la liberté. Avec ce texte écrit en prison, Antonio Negri cherche à trouver au sein du matérialisme une source de résistance et le fondement d'une constitution éthique.
Dans cet ouvrage Antonio Negri rassemble des essais spinoziens écrits depuis 1981, année de publication de la première édition de son livre L'Anomalie sauvage. Dans ces nouveaux essais Negri approfondit son interprétation du concept de " puissance " de Spinoza, et la confronte aux lectures spinoziennes de Gilles Deleuze, Alexandre Matheron, Pierre Macherey, Etienne Balibar et autres interprètes contemporains, surtout en s'attardant sur le concept de démocratie. Les recherches de Negri portent essentiellement sur la question du politique chez Spinoza, en l'intégrant principalement dans une dimension de critique de la modernité - de la modernité dans sa genèse et dans sa crise, de Leopardi à Heidegger. Last not least : pourquoi le retour de Spinoza sur la crise de la pensée politique de la gauche ? Pourquoi Spinoza réussit-il encore à décliner une pensée de la transformation radicale ...
Antonio Negri livre une synthèse de son oeuvre philosophique à travers une lecture marxiste de la composition du capital, de son rapport au travail, des rapports sociaux de production et du lien entre politique et économie.
Des prix bas tous les jours" est, aux États-Unis, le maître mot de la chaîne de magasins Wal-Mart. Parti d'un simple échoppe en 1962, Sam Waltor a créé, sur ce principe, la plus grande entreprise du monde qui emploie (aujourd'hui plus de deux millions de salariés d'un bout à l'autre de la planète. Wal-Mart, acteur de la mondialisation, en est aussi l'enfant. La firme de l'Arkansas, présente notamment en Chine, au Mexique, au Canada, au Brésil et en Grande-Bretagne, a réalisé un chiffre d'affaires de 374 milliards de dollars en 2007, soit plus que Ford, Boeing, IBM et Microsoft réunis! Ses méthodes: salaires et couverture santé minimum, syndicats tenus à distance, flexibilité à outrance, lourdes pressions sur les fournisseurs, importation massive de Chine et des pays émergents. Le groupe américain n'exclut pas de s'installer en France. Et ses méthodes sont à méditer par tous ceux qui ne jurent, comme le géant américain de la distribution, que par le pouvoir d'achat. Biographie de l'auteur Gilles Biassette, diplômé de l'ESSEC, est journaliste à La Croix depuis 1997. Il a reçu le prix Louis-Hachette pour la presse écrite 2009 pour son reportage Les cou-leurs de l'Amérique. Lysiane J. Baudu est journaliste à La Tribune depuis 1992. Elle a été correspondante à New York pendant trois ans.
La passion et les querelles d'école ont accumulé bien des légendes, noires ou roses, sur la france des années qui précédèrent la Révolution. Mais ici, nulle légende. François bluche ne s'embarrasse pas de stéréotypes. Sans cacher les défauts ou les grippages de l'ancien régime, il nous promène dans un pays riche et envié, dont la production industrielle rivalise avec celle de l'angleterre. Un petit français sur deux est passé par l'école. Si leurs terres sont souvent parcellaires, 90 % des paysans sont propriétaires. L'éducation et le mode de vie rapprochent, chaque jour davantage, la bourgeoisie de la noblesse. De la cour de versailles aux plus pauvres villages du forez, des évêques mondains jusqu'aux bagnards de brest ou de toulon, des chasses du roi jusqu'aux actes d'association des épiciers parisiens, l'auteur nous invite à un passionnant tour de france.
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