Naruse qui reste à ce jour le moins connu du public occidental. Pourtant, Ma femme, sois comme une rose ! fut élu meilleur film de l'année au Japon en 1935, et le premier film parlant japonais distribué aux USA ; pourtant encore, La Mère, sorti en France en 1954 a toujours été répertorié dans les catalogues des ciné-club comme l'un des fleurons du cinéma japonais. Mais il faudra attendre les années 1980 pour voir reconnu Naruse comme un grand auteur, et la présentation à la Cinémathèque française en 2001, de 37 des 79 films pour voir le cinéaste définitivement consacré. Vingt-trois autres de ses films ont été récemment redécouverts à l'occasion du centenaire de sa naissance en 1995. Il réalise ses premiers films - muets - en 1927 pour la major company japonaise la Toho et sa carrière prolifique se termine en 1967 avec Nuages épars ; il travaille alors pour l'autre grande major company, la Sochiku. Nuages flottants, son film aujourd'hui le plus connu, est l'un de ses six films adaptés des livres de la célèbre romancière Fumiko Hayashi avec l'oeuvre de laquelle il entretient une véritable complicité.L'auteur nous permet non seulement de resituer Mikio Naruse dans le cinéma japonais, et particulièrement par rapport à Ozu auquel il fut souvent comparé, mais plus globalement dans l'histoire du cinéma mondial, en construisant des ponts audacieux avec des cinéastes comme Dreyer, Bergman, Antonioni, Truffaut.Pour mieux analyser son style et sa mise en scène, Jean Narboni nous entraîne sur les pas de Tchekov pour l'éthique de ses personnages, et de Schubert pour son tempo.«Le naturel comme qualité de la forme, la sensation du temps qui ne cesse de passer comme effets d'un art du récit si peu voyant qu'on l'a longtemps tenu pour facile : c'est à ces deux constantes que son cinéma doit sa continuité et a tenue. A entendre musicalement et moralement.»Par cet ouvrage, et à l'encontre des idées reçues, Jean Narboni restitue à Mikio Naruse, la place qui lui est due, auprès des plus grands cinéastes du XXe siècle.8874393202
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
285
Date de parution
18/05/2006
Poids
684g
Largeur
165mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782866422837
Titre
Mikio Naruse. Les temps incertains
Auteur
Narboni Jean
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
165
Poids
684
Date de parution
20060518
Nombre de pages
285,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
En 1980, La Chambre claire. Note sur la photographie de Roland Barthes est le premier livre à paraître au sein d'une collection née d'une coédition entre Gallimard et les Cahiers du cinéma. C'est aussi le dernier livre de Barthes, qui meurt des suites d'un accident le 25 mars de la même année. Depuis, La Chambre claire est devenu un classique, et ses hypothèses sur la photographie ont depuis été reprises et discutées partout, à commencer par la distinction entre punctum et studium. Mais l'histoire de ce livre n'a quant à elle jamais été dûment racontée. Les circonstances de son écriture, le caractère particulier du lieu double et même triple - aux Cahiers et à Gallimard il faut en effet ajouter le Seuil - restent peu ou mal commentés. Tantôt on sousévalue, tantôt au contraire on surestime le rapport de Barthes au cinéma et à la photographie. On parle d'une collection "Cahiers du cinéma" au sein de Gallimard ; on attache peu d'importance au choix des photos, et notamment au fait que la première, un polaroïd de Daniel Boudinet, est et devait être en couleurs... En cette année du centenaire Barthes, Jean Narboni a voulu revenir sur cette histoire. Critique et historien du cinéma, celui-ci la connaît bien, puisqu'après avoir été rédacteur en chef de la revue il fut à la fois fondateur des éditions au sein des Cahiers du cinéma et éditeur de La Chambre claire au sein de cette collection où paraîtront d'autres classiques (La Rampe de S. Daney, L'Homme ordinaire du cinéma de J.-L. Schefer...). Narboni fut donc un témoin privilégié. Il a suivi pas à pas l'élaboration du livre, échangeant des lettres avec Barthes, recherchant les droits des photos que celui-ci avait retenues, accompagnant le choix définitif de certaines et le rejet d'autres... S'aidant aujourd'hui de ces documents demeurés inédits - photos, lettres...-, Narboni propose de retracer la "genèse d'un livre" dans un texte extrêmement personnel qui tient à la fois du récit et de l'essai. Il raconte la fabrication du livre, il s'attarde sur le compagnonnage ancien - remontant au début des années 1960 - entre Barthes et les Cahiers. Il livre une lecture approfondie de ce grand texte qu'est La Chambre claire, sous un angle tantôt génétique et tantôt biographique, et sous plusieurs signes à la fois : l'autobiographie et la théorie ; la photographie et le cinéma ; Jean-Paul Sartre auquel le livre est dédié et le grand absent de celui-ci, dont l'ombre plane pourtant au-dessus de chaque page, André Bazin, critique, théoricien et co-fondateur des Cahiers du cinéma.
Dans son livre, Jean Narboni passe d'une scène (le rasage, le prologue pendant la Première Guerre Mondiale...) à un point d'Histoire ou à un auteur (Bazin, Benjamin, Adorno, Genet...), il entre et sort du film, change sans cesse d'échelle et de point de vue. Ecrit dans un style où description, analyse et humour subtil se relancent en permanence,...Pourquoi les coiffeurs? apporte des éclairages nouveaux sur des éléments fréquemment discutés du Dictateur (réalisé en 1940): la ressemblance entre la moustache de Chaplin et Hitler, le rôle et le sens du discours final... Il s'attarde aussi sur des aspects souvent négligés; notamment la fonction de la musique, particulièrement celle de Brahms et de Wagner. En plus de la question de l'actualité du Dictateur, toujours débattue, ces notes sont aussi actuelles parce que le livre est écrit avec tout le savoir accumulé sur la Shoah et sur Chaplin depuis 1940, et à une époque où les controverses autour de la représentation du nazisme, du statut du rire restent particulièrement vives.
Résumé : Le Port de la drogue, Shock Corridor, Dressé pour tuer... Les films de Samuel Fuller, à l'instar de sa vie, ont prêté à bien des malentendus : sur la violence, la politique, la guerre, les hommes, les femmes, les Etats-Unis. Des cinéastes de sa génération (Robert Aldrich, Richard Brooks ou Nicholas Ray), Fuller est en effet celui qui a suscité au fil du temps les évaluations et les jugements les plus contradictoires. Il y a superbement survécu : indépendant jusqu'à l'intransigeance, rageur, lyrique, tendre, conteur fabuleusement inventif, inconvenant, drôle, en un mot libre. S'il revendiquait un cinéma de basse extraction quant à ses budgets et au matériau qu'il privilégiait, il tenait avec orgueil à inscrire au fronton de ses films qu'il les écrivait, les réalisait et souvent les produisait lui-même. L'énergie extrême que tout le monde s'accordait à lui reconnaître a longtemps fait elle-même l'objet d'une méprise. Loin d'être une force brute et aveugle, elle doit s'entendre, ainsi que chez Balzac dont il était fou, comme ultime puissance créatrice.
Pourquoi La Chambre claire, dernier livre de Roland Barthes, parut-il sous triple pavillon, Gallimard, Cahiers du cine ? ma et Seuil ? Pourquoi est-il organise ? en deux fois 24 sections, d' "un jour" a` "un soir" ? Quelle logique guida le choix des illustrations, et pourquoi fallait-il que la premie`re d'entre elles soit, seule, en couleurs ? Quel ro^le de ? clencheur y tient le Casanova de Fellini, alors me^me que Barthes de ? cre`te d'emble ? e aimer la photographie contre le cine ? ma ? Qu'est-ce que l'incident de l'Atrium ? Quel drame se joue dans ces pages, et quelle confrontation secre`te avec la pense ? e d'Andre ? Bazin ? Jean Narboni a e ? te ? l'e ? diteur de La Chambre claire. S'appuyant sur des documents ine ? dits, il retrace une aventure e ? ditoriale et intellectuelle encore mal connue. L'ouvrage propose e ? galement deux lectures du texte, l'une dramatique et l'autre the ? orique, qui viennent l'e ? clairer d'un jour neuf. Plus largement, La nuit sera noire et blanche e ? tudie et repense la relation changeante, contrarie ? e, complexe que, tout au long de son oeuvre, Roland Barthes a entretenue avec le cine ? ma.
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.