
Pourquoi les coiffeurs ? Notes actuelles sur Le Dictateur
Dans son livre, Jean Narboni passe d'une scène (le rasage, le prologue pendant la Première Guerre Mondiale...) à un point d'Histoire ou à un auteur (Bazin, Benjamin, Adorno, Genet...), il entre et sort du film, change sans cesse d'échelle et de point de vue. Ecrit dans un style où description, analyse et humour subtil se relancent en permanence,...Pourquoi les coiffeurs? apporte des éclairages nouveaux sur des éléments fréquemment discutés du Dictateur (réalisé en 1940): la ressemblance entre la moustache de Chaplin et Hitler, le rôle et le sens du discours final... Il s'attarde aussi sur des aspects souvent négligés; notamment la fonction de la musique, particulièrement celle de Brahms et de Wagner. En plus de la question de l'actualité du Dictateur, toujours débattue, ces notes sont aussi actuelles parce que le livre est écrit avec tout le savoir accumulé sur la Shoah et sur Chaplin depuis 1940, et à une époque où les controverses autour de la représentation du nazisme, du statut du rire restent particulièrement vives.
| Nombre de pages | 127 |
|---|---|
| Date de parution | 01/04/2010 |
| Poids | 158g |
| Largeur | 123mm |
| EAN | 9782918040187 |
|---|---|
| Titre | Pourquoi les coiffeurs ? Notes actuelles sur Le Dictateur |
| Auteur | Narboni Jean |
| Editeur | CAPRICCI |
| Largeur | 123 |
| Poids | 158 |
| Date de parution | 20100401 |
| Nombre de pages | 127,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La grande illusion de Céline
Narboni JeanRésumé : Est-il possible que quelqu'un ait menacé Jean Renoir de le faire fusiller par les Allemands pour avoir réalisé La Grande Illusion, deux ans avant le début de la Deuxième Guerre mondiale et l 'occupation nazie ? Oui, c'est possible. Est-il possible qu'un autre, ami du premier, ait préconisé d 'opérer la "circoncision nasale" sur les femmes appartenant à l 'ethnie qu'il qualifie de "putain" ? Oui, c 'est possible, et un film de Joseph Losey le campe durement. Est-il possible qu'un troisième, ami des deux autres, ait plongé dans des archives et hanté les cimetières pour s 'efforcer de prouver que Bernanos, Robespierre et de Gaulle étaient de sang impur ? Oui, c'est possible. Il ne s'agissait pas de délirants obscurs, de marginaux, d'illuminés ou de cracheurs de haine anonymes comme il s'en répand tous les jours sur Internet, ni de personnages d'une uchronie morbide. Mais d'un écrivain célèbre, d'un ethnologue occupant des fonctions officielles à la tête d'institutions d ' importance et d'un expert en onomastique renommé à l'époque. "Le temps du désastre se déroule en sens inverse du temps chronologique. Au lieu de nous en éloigner, il nous en rapproche" , écrit Rachel Ertel. Roman noir, fable, conte cruel plutôt qu'essai ou pamphlet, ce livre traverse comme un cauchemar des temps sans pitié.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER17,00 € -

La nuit sera noire et blanche. Barthes, La Chambre claire, le cinéma
Narboni JeanEn 1980, La Chambre claire. Note sur la photographie de Roland Barthes est le premier livre à paraître au sein d'une collection née d'une coédition entre Gallimard et les Cahiers du cinéma. C'est aussi le dernier livre de Barthes, qui meurt des suites d'un accident le 25 mars de la même année. Depuis, La Chambre claire est devenu un classique, et ses hypothèses sur la photographie ont depuis été reprises et discutées partout, à commencer par la distinction entre punctum et studium. Mais l'histoire de ce livre n'a quant à elle jamais été dûment racontée. Les circonstances de son écriture, le caractère particulier du lieu double et même triple - aux Cahiers et à Gallimard il faut en effet ajouter le Seuil - restent peu ou mal commentés. Tantôt on sousévalue, tantôt au contraire on surestime le rapport de Barthes au cinéma et à la photographie. On parle d'une collection "Cahiers du cinéma" au sein de Gallimard ; on attache peu d'importance au choix des photos, et notamment au fait que la première, un polaroïd de Daniel Boudinet, est et devait être en couleurs... En cette année du centenaire Barthes, Jean Narboni a voulu revenir sur cette histoire. Critique et historien du cinéma, celui-ci la connaît bien, puisqu'après avoir été rédacteur en chef de la revue il fut à la fois fondateur des éditions au sein des Cahiers du cinéma et éditeur de La Chambre claire au sein de cette collection où paraîtront d'autres classiques (La Rampe de S. Daney, L'Homme ordinaire du cinéma de J.-L. Schefer...). Narboni fut donc un témoin privilégié. Il a suivi pas à pas l'élaboration du livre, échangeant des lettres avec Barthes, recherchant les droits des photos que celui-ci avait retenues, accompagnant le choix définitif de certaines et le rejet d'autres... S'aidant aujourd'hui de ces documents demeurés inédits - photos, lettres...-, Narboni propose de retracer la "genèse d'un livre" dans un texte extrêmement personnel qui tient à la fois du récit et de l'essai. Il raconte la fabrication du livre, il s'attarde sur le compagnonnage ancien - remontant au début des années 1960 - entre Barthes et les Cahiers. Il livre une lecture approfondie de ce grand texte qu'est La Chambre claire, sous un angle tantôt génétique et tantôt biographique, et sous plusieurs signes à la fois : l'autobiographie et la théorie ; la photographie et le cinéma ; Jean-Paul Sartre auquel le livre est dédié et le grand absent de celui-ci, dont l'ombre plane pourtant au-dessus de chaque page, André Bazin, critique, théoricien et co-fondateur des Cahiers du cinéma.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -

Mikio Naruse. Les temps incertains
Narboni JeanNaruse qui reste à ce jour le moins connu du public occidental. Pourtant, Ma femme, sois comme une rose ! fut élu meilleur film de l'année au Japon en 1935, et le premier film parlant japonais distribué aux USA ; pourtant encore, La Mère, sorti en France en 1954 a toujours été répertorié dans les catalogues des ciné-club comme l'un des fleurons du cinéma japonais. Mais il faudra attendre les années 1980 pour voir reconnu Naruse comme un grand auteur, et la présentation à la Cinémathèque française en 2001, de 37 des 79 films pour voir le cinéaste définitivement consacré. Vingt-trois autres de ses films ont été récemment redécouverts à l'occasion du centenaire de sa naissance en 1995. Il réalise ses premiers films - muets - en 1927 pour la major company japonaise la Toho et sa carrière prolifique se termine en 1967 avec Nuages épars ; il travaille alors pour l'autre grande major company, la Sochiku. Nuages flottants, son film aujourd'hui le plus connu, est l'un de ses six films adaptés des livres de la célèbre romancière Fumiko Hayashi avec l'oeuvre de laquelle il entretient une véritable complicité.L'auteur nous permet non seulement de resituer Mikio Naruse dans le cinéma japonais, et particulièrement par rapport à Ozu auquel il fut souvent comparé, mais plus globalement dans l'histoire du cinéma mondial, en construisant des ponts audacieux avec des cinéastes comme Dreyer, Bergman, Antonioni, Truffaut.Pour mieux analyser son style et sa mise en scène, Jean Narboni nous entraîne sur les pas de Tchekov pour l'éthique de ses personnages, et de Schubert pour son tempo.«Le naturel comme qualité de la forme, la sensation du temps qui ne cesse de passer comme effets d'un art du récit si peu voyant qu'on l'a longtemps tenu pour facile : c'est à ces deux constantes que son cinéma doit sa continuité et a tenue. A entendre musicalement et moralement.»Par cet ouvrage, et à l'encontre des idées reçues, Jean Narboni restitue à Mikio Naruse, la place qui lui est due, auprès des plus grands cinéastes du XXe siècle.8874393202Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,95 € -

SAMUEL FULLER, UN HOMME A FABLES
NARBONI JEANRésumé : Le Port de la drogue, Shock Corridor, Dressé pour tuer... Les films de Samuel Fuller, à l'instar de sa vie, ont prêté à bien des malentendus : sur la violence, la politique, la guerre, les hommes, les femmes, les Etats-Unis. Des cinéastes de sa génération (Robert Aldrich, Richard Brooks ou Nicholas Ray), Fuller est en effet celui qui a suscité au fil du temps les évaluations et les jugements les plus contradictoires. Il y a superbement survécu : indépendant jusqu'à l'intransigeance, rageur, lyrique, tendre, conteur fabuleusement inventif, inconvenant, drôle, en un mot libre. S'il revendiquait un cinéma de basse extraction quant à ses budgets et au matériau qu'il privilégiait, il tenait avec orgueil à inscrire au fronton de ses films qu'il les écrivait, les réalisait et souvent les produisait lui-même. L'énergie extrême que tout le monde s'accordait à lui reconnaître a longtemps fait elle-même l'objet d'une méprise. Loin d'être une force brute et aveugle, elle doit s'entendre, ainsi que chez Balzac dont il était fou, comme ultime puissance créatrice.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 €
Du même éditeur
-

Faire un film
Lumet Sidney ; Villalon CharlesComment choisit-on un scénario ? Qu'est-ce qui détermine le style d'un film ? Comment gérer un tournage en extérieur avec une centaine de figurants ? Que faire pour maintenir la concentration d'un acteur au bout de la dixième prise ? Etape par étape, Sidney Lumet aborde tous les aspects de la création cinématographique, de l'écriture à la post-production : le casting, les répétitions, le choix des décors et des costumes, le tournage et le montage, la conception de la bande-son..., jusqu'au moment fatidique de la première projection. Auteur de nombreux classiques (Serpico, Un après-midi de chien, 12 hommes en colère), Lumet offre avec ce livre le point de vue rare d'un cinéaste sur son propre travail et sur son art, nourri d'une longue expérience à Hollywood où il a tourné avec les plus grandes stars (de Katharine Hepburn à Al Pacino). A la fois mémoires professionnelles fourmillant d'anecdotes et guide pour apprenti réalisateur, Faire un film est une plongée saisissante dans les coulisses du cinéma.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

John Wayne. La classe américaine
Szames BorisRésumé : De John Wayne, on connaît la démarche chaloupée, les duels au soleil et bien sûr les films. Mais bien avant de porter colts et stetson, Duke fut Marion Morrison, un gamin de l'Iowa qui rêvait d'être footballeur et se retrouva promu jeune premier de série B. Seul un homme de la trempe de John Ford, père de substitution tyrannique, pouvait le rhabiller en super-héros à éperons. Cowboy presque malgré lui, John Wayne n'a jamais pris les armes ailleurs que sur grand écran. Il s'est rêvé en pilote intrépide comme en Gengis Khan, a rebâti le Fort Alamo et défié les communistes de Hollywood. Une chevauchée fantastique entachée par un conservatisme forcené dans un monde irrémédiablement appelé à disparaître. Boris Szames est journaliste et critique de cinéma (Sofilm, Métal hurlant). Il a cosigné Il était une fois Deneuve aux éditions Marabout.EN STOCKCOMMANDER11,50 € -

Joaquin Phoenix. L'angoisse est un métier
Sadat YalRésumé : Certains arrivent à Hollywood pour entrer dans un rêve. Lui a grandi là-bas, auprès de hippies menant leur existence comme un songe ésotérique, virant parfois au cauchemar. Avec cette famille qui a fait de lui un enfant acteur des années 80, c'est à la vie, à la mort. Celle de son frère River a failli le pousser à disparaître. Mais le nouveau millénaire l'a réinventé en tragédien aux yeux gorgés d'énigmes. De Gladiator aux torrents de noirceur du cinéma de James Gray, et jusqu'au rire sanglant du Joker, il a traîné une angoisse si vive qu'elle est devenue sa muse. Elle lui dicte ses actions : ricaner, pleurer, grogner, grossir, maigrir, mourir, pour mieux ressusciter, sous un visage qui n'est peut-être qu'un masque. Peu importe : chacun y lit ses propres douleurs, si bien que Joaquin Phoenix est devenu l'éternel frère de tous les inquiets.EN STOCKCOMMANDER11,50 € -

Géant. Vie et mort de Rock Hudson
Gombeaud AdrienA la fin de l'été 1985, à 59 ans, un roi se meurt dans son palais de Beverly Hills. Avec stupéfaction, le monde entier vient d'apprendre que Rock Hudson est atteint du sida. L'acteur de Tout ce que le ciel permet, Ecrit sur du vent et Confidences sur l'oreiller a passé sa vie à cacher son homosexualité au grand public. Par sa mort, il s'apprête à changer l'image de la maladie. Géant retrace l'existence tourmentée de l'une des grandes idoles de l'histoire du cinéma, passée d'une petite ville du Michigan aux studios de Californie, des palaces de Paris à la Maison-Blanche et aux nuits de San Francisco. Superstars (James Dean, Elizabeth Taylor, John Wayne...), médecins, détectives privés, maîtres chanteurs et autres paparazzis scandent un destin tissé de secrets, qui épouse l'évolution du mouvement gay à Hollywood, puis les premières années de l'une des pandémies les plus meurtrières du XXe siècle.EN STOCKCOMMANDER18,00 €
