La nuit sera noire et blanche. Barthes, La Chambre claire, le cinéma
Narboni Jean
AMSTERDAM
17,00 €
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EAN :9782350961156
En 1980, La Chambre claire. Note sur la photographie de Roland Barthes est le premier livre à paraître au sein d'une collection née d'une coédition entre Gallimard et les Cahiers du cinéma. C'est aussi le dernier livre de Barthes, qui meurt des suites d'un accident le 25 mars de la même année. Depuis, La Chambre claire est devenu un classique, et ses hypothèses sur la photographie ont depuis été reprises et discutées partout, à commencer par la distinction entre punctum et studium. Mais l'histoire de ce livre n'a quant à elle jamais été dûment racontée. Les circonstances de son écriture, le caractère particulier du lieu double et même triple - aux Cahiers et à Gallimard il faut en effet ajouter le Seuil - restent peu ou mal commentés. Tantôt on sousévalue, tantôt au contraire on surestime le rapport de Barthes au cinéma et à la photographie. On parle d'une collection "Cahiers du cinéma" au sein de Gallimard ; on attache peu d'importance au choix des photos, et notamment au fait que la première, un polaroïd de Daniel Boudinet, est et devait être en couleurs... En cette année du centenaire Barthes, Jean Narboni a voulu revenir sur cette histoire. Critique et historien du cinéma, celui-ci la connaît bien, puisqu'après avoir été rédacteur en chef de la revue il fut à la fois fondateur des éditions au sein des Cahiers du cinéma et éditeur de La Chambre claire au sein de cette collection où paraîtront d'autres classiques (La Rampe de S. Daney, L'Homme ordinaire du cinéma de J.-L. Schefer...). Narboni fut donc un témoin privilégié. Il a suivi pas à pas l'élaboration du livre, échangeant des lettres avec Barthes, recherchant les droits des photos que celui-ci avait retenues, accompagnant le choix définitif de certaines et le rejet d'autres... S'aidant aujourd'hui de ces documents demeurés inédits - photos, lettres...-, Narboni propose de retracer la "genèse d'un livre" dans un texte extrêmement personnel qui tient à la fois du récit et de l'essai. Il raconte la fabrication du livre, il s'attarde sur le compagnonnage ancien - remontant au début des années 1960 - entre Barthes et les Cahiers. Il livre une lecture approfondie de ce grand texte qu'est La Chambre claire, sous un angle tantôt génétique et tantôt biographique, et sous plusieurs signes à la fois : l'autobiographie et la théorie ; la photographie et le cinéma ; Jean-Paul Sartre auquel le livre est dédié et le grand absent de celui-ci, dont l'ombre plane pourtant au-dessus de chaque page, André Bazin, critique, théoricien et co-fondateur des Cahiers du cinéma.
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Nombre de pages
155
Date de parution
08/10/2015
Poids
230g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782350961156
Titre
La nuit sera noire et blanche. Barthes, La Chambre claire, le cinéma
Auteur
Narboni Jean
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
149
Poids
230
Date de parution
20151008
Nombre de pages
155,00 €
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Naruse qui reste à ce jour le moins connu du public occidental. Pourtant, Ma femme, sois comme une rose ! fut élu meilleur film de l'année au Japon en 1935, et le premier film parlant japonais distribué aux USA ; pourtant encore, La Mère, sorti en France en 1954 a toujours été répertorié dans les catalogues des ciné-club comme l'un des fleurons du cinéma japonais. Mais il faudra attendre les années 1980 pour voir reconnu Naruse comme un grand auteur, et la présentation à la Cinémathèque française en 2001, de 37 des 79 films pour voir le cinéaste définitivement consacré. Vingt-trois autres de ses films ont été récemment redécouverts à l'occasion du centenaire de sa naissance en 1995. Il réalise ses premiers films - muets - en 1927 pour la major company japonaise la Toho et sa carrière prolifique se termine en 1967 avec Nuages épars ; il travaille alors pour l'autre grande major company, la Sochiku. Nuages flottants, son film aujourd'hui le plus connu, est l'un de ses six films adaptés des livres de la célèbre romancière Fumiko Hayashi avec l'oeuvre de laquelle il entretient une véritable complicité.L'auteur nous permet non seulement de resituer Mikio Naruse dans le cinéma japonais, et particulièrement par rapport à Ozu auquel il fut souvent comparé, mais plus globalement dans l'histoire du cinéma mondial, en construisant des ponts audacieux avec des cinéastes comme Dreyer, Bergman, Antonioni, Truffaut.Pour mieux analyser son style et sa mise en scène, Jean Narboni nous entraîne sur les pas de Tchekov pour l'éthique de ses personnages, et de Schubert pour son tempo.«Le naturel comme qualité de la forme, la sensation du temps qui ne cesse de passer comme effets d'un art du récit si peu voyant qu'on l'a longtemps tenu pour facile : c'est à ces deux constantes que son cinéma doit sa continuité et a tenue. A entendre musicalement et moralement.»Par cet ouvrage, et à l'encontre des idées reçues, Jean Narboni restitue à Mikio Naruse, la place qui lui est due, auprès des plus grands cinéastes du XXe siècle.8874393202
Dans son livre, Jean Narboni passe d'une scène (le rasage, le prologue pendant la Première Guerre Mondiale...) à un point d'Histoire ou à un auteur (Bazin, Benjamin, Adorno, Genet...), il entre et sort du film, change sans cesse d'échelle et de point de vue. Ecrit dans un style où description, analyse et humour subtil se relancent en permanence,...Pourquoi les coiffeurs? apporte des éclairages nouveaux sur des éléments fréquemment discutés du Dictateur (réalisé en 1940): la ressemblance entre la moustache de Chaplin et Hitler, le rôle et le sens du discours final... Il s'attarde aussi sur des aspects souvent négligés; notamment la fonction de la musique, particulièrement celle de Brahms et de Wagner. En plus de la question de l'actualité du Dictateur, toujours débattue, ces notes sont aussi actuelles parce que le livre est écrit avec tout le savoir accumulé sur la Shoah et sur Chaplin depuis 1940, et à une époque où les controverses autour de la représentation du nazisme, du statut du rire restent particulièrement vives.
Résumé : Le Port de la drogue, Shock Corridor, Dressé pour tuer... Les films de Samuel Fuller, à l'instar de sa vie, ont prêté à bien des malentendus : sur la violence, la politique, la guerre, les hommes, les femmes, les Etats-Unis. Des cinéastes de sa génération (Robert Aldrich, Richard Brooks ou Nicholas Ray), Fuller est en effet celui qui a suscité au fil du temps les évaluations et les jugements les plus contradictoires. Il y a superbement survécu : indépendant jusqu'à l'intransigeance, rageur, lyrique, tendre, conteur fabuleusement inventif, inconvenant, drôle, en un mot libre. S'il revendiquait un cinéma de basse extraction quant à ses budgets et au matériau qu'il privilégiait, il tenait avec orgueil à inscrire au fronton de ses films qu'il les écrivait, les réalisait et souvent les produisait lui-même. L'énergie extrême que tout le monde s'accordait à lui reconnaître a longtemps fait elle-même l'objet d'une méprise. Loin d'être une force brute et aveugle, elle doit s'entendre, ainsi que chez Balzac dont il était fou, comme ultime puissance créatrice.
Pourquoi La Chambre claire, dernier livre de Roland Barthes, parut-il sous triple pavillon, Gallimard, Cahiers du cine ? ma et Seuil ? Pourquoi est-il organise ? en deux fois 24 sections, d' "un jour" a` "un soir" ? Quelle logique guida le choix des illustrations, et pourquoi fallait-il que la premie`re d'entre elles soit, seule, en couleurs ? Quel ro^le de ? clencheur y tient le Casanova de Fellini, alors me^me que Barthes de ? cre`te d'emble ? e aimer la photographie contre le cine ? ma ? Qu'est-ce que l'incident de l'Atrium ? Quel drame se joue dans ces pages, et quelle confrontation secre`te avec la pense ? e d'Andre ? Bazin ? Jean Narboni a e ? te ? l'e ? diteur de La Chambre claire. S'appuyant sur des documents ine ? dits, il retrace une aventure e ? ditoriale et intellectuelle encore mal connue. L'ouvrage propose e ? galement deux lectures du texte, l'une dramatique et l'autre the ? orique, qui viennent l'e ? clairer d'un jour neuf. Plus largement, La nuit sera noire et blanche e ? tudie et repense la relation changeante, contrarie ? e, complexe que, tout au long de son oeuvre, Roland Barthes a entretenue avec le cine ? ma.
Entreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie Occitan
Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.