La trilogie mésopotamienne. Tome 1, Mahmud et Yezida
Mungan Murathan ; Cavaillès Sylvain
KONTR
15,00 €
En stock
EAN :9782491221003
Mahmud et Yezida, c'est l'histoire d'amour impossible entre un Musulman et une Ezidie. Impossible car les Ezidis ne peuvent se marier en dehors de leur communauté et parce que les rapports entre Musulmans et Ezidis ont toujours été nourris d'inimitié. Comme si cela ne suffisait pas, l'amour des deux jeunes gens est contrarié par une querelle de terres. Pour accéder à un terrain fertile située au-delà du village de leurs ennemis, les hommes de Havvas Agha vont profiter d'une croyance ézidie pour assiéger le village entier afin de s'approprier les terres qu'ils convoitent. Mais lorsque Mahmud est abattu en essayant de la rejoindre, Yezida s'enferme dans un cercle qu'elle dessine elle-même afin de s'y laisser mourir. Cette pièce de théâtre, qui a marqué l'histoire du théâtre turc contemporain, est de plus le tout premier livre publié de son auteur. Avec ce texte, Murathan Mungan pose la première pierre d'une oeuvre monumentale qui continue de s'écrire aujourd'hui et qui a fait de lui l'un des écrivains fondamentaux de la Turquie contemporaine. Mahmud et Yezida est le premier volet d'une "trilogie mésopotamienne" dont Kontr a publié le second, Taziye. Cérémonie funèbre, en 2018.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
112
Date de parution
21/01/2021
Poids
170g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782491221003
Titre
La trilogie mésopotamienne. Tome 1, Mahmud et Yezida
Auteur
Mungan Murathan ; Cavaillès Sylvain
Editeur
KONTR
Largeur
145
Poids
170
Date de parution
20210121
Nombre de pages
112,00 €
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Les microfictions de Murathan Mungan n'ont rien à envier au plus dense des romans. Chacun de ces très courts récits contient une, voire plusieurs vies, une ou plusieurs expériences qu'il nous est donné d'apercevoir à la faveur d'un craquement d'allumette et de partager le temps de sa consomption. Signaux de fumée ou instantanés pris sur le vif, elles nous interrogent sur ce qui fait une histoire, sur ce qui fait qu'elle nous interpelle et nous investit plus ou moins intensément et pour plus ou moins longtemps, sur le pouvoir du récit et, en nos temps où l'on communique en messages de plus en plus brefs et virtuels, sur l'art même de la fiction.
Biographie de l'auteur Né en 1955 à Mardin, Muratban Mungan est une exception dans le paysage littéraire turc, comme auteur de romans, de récits, de nouvelles, de poèmes et de pièces de théâtre ; son uvre prolifique et profonde est saluée par tous les critiques. Muratban Mungan vit actuellement à Istanbul
Istanbul, à l'orée des années 1980. Fatma Aliye vit seule avec sa mère et son grand-père sénile dans leur vieille demeure ottomane, ultime symbole de leur grandeur passée. La visite de sa soeur Talia vient raviver de vieilles rancoeurs et des douleurs encore tenaces, tandis que sourdent en arrière-plan les remous politiques annonciateurs du coup d'Etat du 12 septembre. Dans son hammam où s'organise la sociabilité homosexuelle stambouliote de l'époque, Madame vit elle aussi avec ses fantômes : le traumatisme des pogroms anti-grecs de 1955 et l'absence de son fils. E5ber, Reha et Suat Bey évoluent entre frigidarium et pierre ventrale, trouvant en Madame une figure de mère protectrice, échappant dans ce refuge aux menaces qui pèsent sur eux du fait de leur identité.
C'est avec ce recueil paru en 1992 que Murathan Mungan a acquis la renommée dont il jouit depuis en Turquie et qui n'a jamais été démentie. Passe l'été est, dans son oeuvre poétique foisonnante (22 recueils entre 1981 et aujourd'hui), son recueil le plus populaire. Composé de trois parties, il aborde successivement le thème de la séparation amoureuse, celui de l'univers maritime (non sans évoquer l'Ode maritime de Pessoa) et celui de la fin de l'été. Cette langue poétique élégante et exigeante, traversée d'images fortes et saisissantes, a imposé Mungan comme l'un auteur primordial de la poésie turque de ces quarante dernières années.
Mikasa est un pauvre corniaud vivant dans les rues d'Arkanya, bourgade imaginaire située à l'Est d'un pays non nommé. Rejeté par sa mère alors qu'il n'était qu'un chiot, il trouve refuge auprès d'une bande de chiens marginaux et tombe amoureux de la belle Melsa, mascotte du parti de ces "gens de l'Est" qui mènent contre l'Etat une drôle de guerre sur le point de basculer dans l'horreur. Kidnappé, au moment où il allait s'unir à son amante, par un tortionnaire de la contre-guérilla, Mikasa va devenir démineur et se retrouver affecté à une caserne dans ses montagnes d'origine. Témoin privilégié des atrocités de cette sale guerre d'hommes, pire démineur que le règne canin ait jamais connu, amoureux transi dont le nom de Melsa ne quitte jamais les lèvres, Mikasa raconte son histoire tragique aux chiens du refuge où il s'est retrouvé après un mystérieux accident qui l'a laissé aux portes de la mort, le privant de ses pattes arrière. Grâce à une narration à deux voix qui tient en haleine jusqu'au bout, Ouâf transmet la vérité de ce qui fut vécu dans le Kurdistan turc au cours des années 1990, une vérité qui éclaire les enjeux du conflit kurde en Turquie mais aussi les événements plus récents. Kemal Varol s'y révèle un romancier de premier plan sachant manier humour et engagement.
Née en 1974 au Kurdistan irakien, la poétesse Choman Hardi est aussi une enseignante-chercheuse travaillant sur la question des inégalités du point de vue de l'intersectionnalité. Elle a trouvé refuge au Royaume-Uni en 1993 où elle a étudié dans les universités d'Oxford, de Londres et du Kent. Son ouvrage post-doctoral, Gendered Experiences of Genocide : Anfal Survivors in Kurdistan-Iraq (Routledge, 2011), a été nommé "UK Core Title" par le Yankee Book Peddler. Depuis 2010, des poèmes de son premier recueil en anglais, Life for us (Bloodaxe, 2004) sont étudiés dans l'enseignement secondaire. Son second recueil, Considering the women (Bloodaxe, 2015), a été nominé par la Poetry Book Society et sélectionné pour le Forward Prize for Best Collection. Sa traduction de Butterfly Valley de Sherko Beka a reçu le prix PEN translation.
Istanbul, à l'orée des années 1980. Fatma Aliye vit seule avec sa mère et son grand-père sénile dans leur vieille demeure ottomane, ultime symbole de leur grandeur passée. La visite de sa soeur Talia vient raviver de vieilles rancoeurs et des douleurs encore tenaces, tandis que sourdent en arrière-plan les remous politiques annonciateurs du coup d'Etat du 12 septembre. Dans son hammam où s'organise la sociabilité homosexuelle stambouliote de l'époque, Madame vit elle aussi avec ses fantômes : le traumatisme des pogroms anti-grecs de 1955 et l'absence de son fils. E5ber, Reha et Suat Bey évoluent entre frigidarium et pierre ventrale, trouvant en Madame une figure de mère protectrice, échappant dans ce refuge aux menaces qui pèsent sur eux du fait de leur identité.
C'est avec ce recueil paru en 1992 que Murathan Mungan a acquis la renommée dont il jouit depuis en Turquie et qui n'a jamais été démentie. Passe l'été est, dans son oeuvre poétique foisonnante (22 recueils entre 1981 et aujourd'hui), son recueil le plus populaire. Composé de trois parties, il aborde successivement le thème de la séparation amoureuse, celui de l'univers maritime (non sans évoquer l'Ode maritime de Pessoa) et celui de la fin de l'été. Cette langue poétique élégante et exigeante, traversée d'images fortes et saisissantes, a imposé Mungan comme l'un auteur primordial de la poésie turque de ces quarante dernières années.