Modernités de Charlie Chaplin. Un cinéaste dans l’oeil des avant-gardes
Moure José ; Lebossé Claire
IMPRESSIONS NOU
22,00 €
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EAN :9782874499678
Première star internationale de l'histoire du cinéma, Charlie Chaplin n'a cessé de fasciner, et ce dès l'apparition du personnage de Charlot sur les écrans, en 1914. Immédiatement, les artistes, écrivains et intellectuels d'avant-garde (de Louis Aragon à Walter Benjamin, de Robert Desnos à Alexandre Rodchenko, de Fernand Léger à Yvan Goll, d'Henri Michaux à James Agee, de Tristan Tzara à Pablo Picasso, de Philippe Soupault à Sergueï M. Eisenstein. . . ) se sont enthousiasmés pour le personnage qu'il a créé et l'ont reconnu comme l'un des leurs. Sujet iconographique et littéraire récurrent, Charlot/Chaplin (l'un et l'autre se confondent) est une source d'admiration et d'inspiration. Au-delà de ces citations explicites, se dessine une affinité entre le regard que Chaplin porte sur son époque et les préoccupations des avant-gardes, entre la démarche créatrice du cinéaste et celle des artistes qui lui sont contemporains : subversion des codes, déplacement de sens, détournement d'objets, métamorphoses. . . Ce sont ces affinités que ce livre s'attache à explorer en questionnant le dialogue qui s'est instauré entre la modernité de Charlot/Chaplin et celle des avant-gardes artistiques. Un dialogue qui se noue entre un petit homme avec sa moustache, sa canne, son melon, son pantalon trop large, ses godillots et sa drôle de démarche et la pointe la plus avancée de l'art de son temps, entre des films qui ont fait rire le monde entier et les oeuvres plastiques et poétiques qu'ils ont inspirées ou leur font écho, entre une forme en mouvement, muette, blanche et noire, imprimée dans les sels d'argent de la pellicule et le mythe auquel elle a donné naissance.
Nombre de pages
288
Date de parution
19/05/2022
Poids
500g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782874499678
Titre
Modernités de Charlie Chaplin. Un cinéaste dans l’oeil des avant-gardes
Auteur
Moure José ; Lebossé Claire
Editeur
IMPRESSIONS NOU
Largeur
144
Poids
500
Date de parution
20220519
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288,00 €
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Cet essai vise à décliner et illustrer, par l'exemple, diverses manières dont peut s'analyser et s'écrire le cinéma. Variant les modes d'approche des ?uvres (par le plan, par la séquence, par le film, par l'auteur...), alternant les standards et rythmes d'écriture (formes courtes/formes longues), modulant regard analytique et regard critique, couvrant un éventail très large de cinéastes et de films (du cinéma muet au cinéma le plus contemporain), il propose, plus qu'une méthode illustrée de l'analyse filmique, une poétique des films, une réflexion en acte sur l'art du film. Un art qui s'éprouve au contact des ?uvres, au plus près de ce qui se joue au c'ur des images en mouvement, dans le passage d'un plan à l'autre, dans la façon de raconter et de mettre en scène une histoire, dans ce rapport tendu et souvent mystérieux entre les partis pris du cinéaste et la sensibilité et l'intelligence du spectateur.
À la différence des arts immémoriaux qui n’ont pas laissé de témoignages de leur naissance, le cinéma a la chance d’avoir eu des témoins qui, assistant à ses premiers pas, ont écrit le roman de ses origines et rendu compte de l’expérience de la proximité des hommes avec un art en train de naître. Ce livre invite à découvrir les textes où se sont formulées les réceptions premières du Cinématographe et cristallisés une bonne partie des imaginaires qui ont irrigué l’idée de cinéma. De Platon à Kipling, de la camera obscura au Cinématographe, mais surtout du Cinématographe au cinéma, il se propose de remonter aux commencements du cinéma, à ces moments-seuils, pluriels et premiers, où quelque chose de l’idée du cinéma s’est joué et a été énoncé. Où l’idée d’un art nouveau est devenue possible et a commencé à être pensée et à prendre corps en ouvrant un avenir aux images en mouvement et à leurs réceptions.
En 1965, dans l'épisode bien nommé The Town of No Return de la série déjà culte Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), une certaine EMMA PEEL fait son apparition. Incarnée par une actrice de théâtre remarquée, la sublime Diana Rigg, c'est elle qui impose le fétichisme de ses longues bottes de cuir, balaie d'un regard incendiaire tous les autres personnages de la série, forme un inoubliable et sulfureux duo avec le flegmatique John Steed (Patrick Macnee). Cinquième partenaire de cet agent, la jeune femme intrépide devient instantanément une immense icône de la culture pop des années 60. Sa personnalité flamboyante cristallise à jamais l'esprit de son époque : l'effervescence du swinging London, le kitsch des James Bond, l'exotisme des arts martiaux asiatiques, l'enthousiasme pour la physique quantique, l'insolence de la mode vestimentaire et, bien sûr, la libéralisation sexuelle. Car, faut-il le rappeler, Emma Peel est d'abord un jeu de mots avec "Man appeal" . A travers ses audaces, jamais femme n'a été aussi fatale. Stephen Sarrazin est enseignant, critique, essayiste et curateur d'expositions. Spécialiste du cinéma japonais contemporain et des arts vidéos et électroniques, circulant et travaillant sans relâche entre Londres, Paris et Tokyo, il a collaboré à de nombreux magazines en France et à l'étranger dont Art Press, HK Extrême Orient, Flash Art, et Mondes du cinéma. Il est l'auteur de Réponses du cinéma japonais contemporain (Lettmotif, 2013) et a co-dirigé l'ouvrage Mamoru Oshii, rencontre(s) (Moutons électriques, 2021).
La débâcle de 1940 constitue l'une des séquences les plus frappantes de l'histoire de France, où le destin du pays bascule en quelques semaines face à l'offensive allemande. Retraite d'une armée, exode d'un peuple, chute d'un régime, morcellement d'un territoire : la séquence est rapide, le sort implacable. Occupant une place paradoxalement discrète dans la mémoire collective, ces événements n'en ont pas moins inspiré un grand nombre d'écrivains, à l'instar d'Aragon, Gracq, Saint-Exupéry, Simon, Sartre, de Gaulle, Némirovsky et tant d'autres. Qu'il s'agisse de romans ou de mémoires, de témoignages ou d'essais, leurs oeuvres révèlent les multiples moyens par lesquels l'écriture saisit le laps de temps restreint où la France sombre dans le chaos. Dressant une passerelle féconde entre géographie et histoire littéraire, cet essai montre à quel point les événements et les récits qui s'y rapportent ont redéfini l'imaginaire de l'espace national. De fait, les auteurs ne font pas que décrire un temps d'exception où les consciences vacillent et les repères s'effondrent ? ; ils recomposent aussi, plume à la main et cartes à l'appui, une France dont nul ne peut plus dire quels sont les contours. Accompagné d'un riche cahier iconographique, cet ouvrage passionnant jette une lumière nouvelle sur un épisode incontournable de notre passé et invite à redécouvrir des oeuvres littéraires à la fois classiques et méconnues. Aurélien d'Avout est ancien élève de l'Ecole normale supérieure et docteur en Littérature française. Ses recherches portent principalement sur la prose narrative du xxe siècle, les écritures de soi et les liens entre littérature et cartographie. La France en éclats est son premier livre.
Amiel Vincent ; Moure José ; Thomas Benjamin ; Vas
Depuis longtemps il existe une Europe du cinéma qui dépasse naturellement les frontières nationales : les échanges technologiques, économiques, mais aussi artistiques ont produit des films, et parfois des courants entiers dont on peut dire qu'ils sont européens plutôt que nationaux. Ainsi les techniciens allemands et russes dans les années 1930 (exil oblige) impriment leur marque sur les productions des studios français jusqu'à fonder une esthétique particulière, le «?réalisme poétique?»?; de la même manière, ce sont les techniciens juifs allemands qui permettent aux premiers films portugais parlants de voir le jour. Après la Deuxième Guerre mondiale, les échanges entre la France et l'Italie se multiplient, donnant naissance à des ?uvres majeures.Les réalisateurs profitent des diversités culturelles sans les séparer vraiment : Antonioni tourne à Munich, Barcelone, Londres aussi bien qu'à Milan, Wenders tourne à Lisbonne comme à Berlin, Skolimovski plante sa caméra à Bruxelles et à Londres, comme Kieslowski à Genève et Paris...Au travers de situations précisément documentées, d'analyses de films et d'enquêtes historiques, ce livre collectif veut montrer la réalité de cette Europe du cinéma, si vivante depuis plus d'un siècle.
Ce sont nos "princes charmants" ordinaires, modèles courants de mufles, rouleurs de mécaniques, coqs de basse-cour et goujats patentés. Les voici à l'oeuvre tels qu'en eux-mêmes. Mais pour Violette, Marilou, Adolphine et quelques autres il n'est plus l'heure de se laisser faire.