
Le plaisir du cinéma. Analyses et critiques de films
Cet essai vise à décliner et illustrer, par l'exemple, diverses manières dont peut s'analyser et s'écrire le cinéma. Variant les modes d'approche des oeuvres (par le plan, par la séquence, par le film, par l'auteur...), alternant les standards et rythmes d'écriture (formes courtes/formes longues), modulant regard analytique et regard critique, couvrant un éventail très large de cinéastes et de films (du cinéma muet au cinéma le plus contemporain), il propose, plus qu'une méthode illustrée de l'analyse filmique, une poétique des films, une réflexion en acte sur l'art du film. Un art qui s'éprouve au contact des oeuvres, au plus près de ce qui se joue au coeur des images en mouvement, dans le passage d'un plan à l'autre, dans la façon de raconter et de mettre en scène une histoire, dans ce rapport tendu et souvent mystérieux entre les partis pris du cinéaste et la sensibilité et l'intelligence du spectateur.
| Nombre de pages | 214 |
|---|---|
| Date de parution | 16/05/2012 |
| Poids | 238g |
| Largeur | 136mm |
| EAN | 9782252038406 |
|---|---|
| Titre | Le plaisir du cinéma. Analyses et critiques de films |
| Auteur | Moure José |
| Editeur | KLINCKSIECK |
| Largeur | 136 |
| Poids | 238 |
| Date de parution | 20120516 |
| Nombre de pages | 214,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Joseph L. Mankiewicz. Le jeu des formes
Amiel Vincent ; Binh N. T. ; Moure JoséJoseph L. Mankiewicz est un cinéaste hollywoodien qui fit briller les plus grandes stars de son époque, notamment Bette Davis, Rex Harrison, Gene Tierney, Ava Gardner, Elizabeth Taylor ou Marlon Brando. Seul auteur à avoir remporté deux années de suite les Oscars du scénario et de la mise en scène avec Chaînes conjugales (1949) et Eve (1950, également sacré meilleur film), il a été adoré par les futurs jeunes loups de la Nouvelle Vague, notamment pour La Comtesse aux pieds nus (1954) et fut associé par le grand public au tournage tumultueux de Cléopâtre (1963), tandis que les cinéphiles vouent un culte durable à L'Aventure de Mme Muir (1948). Pour la critique et les historiens du cinéma, il fut surtout reconnu pour l'ingéniosité de ses intrigues et le brio de ses dialogues, au point qu'on l'a un peu enfermé dans une telle réputation. Nous avons voulu ici associer les meilleurs spécialistes français pour rendre compte de toutes les autres dimensions du talent de ce créateur, en particulier dans l'élaboration visuelle de son oeuvre, en insistant sur son travail avec les acteurs et actrices, sur sa création de formes, sur la manière dont il convoque toutes les forces d'une industrie au sommet de son art, et si près de sa chute. De la fin des années 1940 jusqu'au début des années 1970, il cultive sa singularité tout en tournant des films qui appartiennent au courant central de la production hollywoodienne. Si bien qu'il laisse aujourd'hui une quantité d'images, de situations, de traces cinématographiques reprises par d'autres auteurs, au cinéma, en littérature, dans les arts plastiques, que ce volume permet de considérer sous un jour neuf. Vincent Amiel a publié plusieurs ouvrages sur le cinéma et l'image, dont Mankiewicz et son double (PUF, 2010, prix du Syndicat français de la critique de cinéma). T. Binh est l'auteur ou coauteur d'une vingtaine de livres, de Mankiewicz (Rivages/Cinéma, 1986), au Dictionnaire du cinéma britannique (avec Jean-François Baillon, Vendémiaire, 2023). José Moure a notamment publié Histoire vagabonde du cinéma (avec Vincent Amiel, Vendémiaire, 2020) et Aux commencements du cinéma (Presses universitaires de Rennes, 2023).EN STOCKCOMMANDER29,50 € -

Charlot : histoire d'un mythe
Banda Daniel ; Moure JoséCharlot a cent ans. Le 7 février 1914, à la sortie de Charlot est content de lui, le "petit homme" apparaît pour la première fois sur les écrans. Dans les studios de la Keystone, Mack Sennett avait réclamé au jeune embauché "un maquillage comique. N'importe quoi". "Je me suis dit, écrit Chaplin dans son autobiographie, que J'allais mettre un pantalon trop large, de grandes chaussures et agrémenter le tout d'une canne et d'un melon. Je m'ajoutai une petite moustache qui me donnerait quelques années de plus sans dissimuler mon expression". Ainsi est né ce "pantin de la rue", cette "sauterelle cinématographique", ce "dieu de la foule", dont le succès immédiat et mondial fait un "nouvel être mythologique". Capable d'unir tragédie et comédie, de faire communier en un même rire le petit peuple, les artistes et les puissants, le célèbre vagabond a suscité au fil des ans un flot de témoignages, commentaires et écrits de toutes sortes. Charlot vu et célébré par les poètes, écrivains et artistes, critiques d'art et de cinéma, intellectuels et politiques de tous les pays (l'Aragon à Desnos, de Delluc à Kracauer, de Churchill à Hannah Arendt, de Brecht à Sartre...): tel est l'objet de cette anthologie sans équivalent en France.EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

Michelangelo Antonioni. Cinéaste de l'évidement
Moure JoséD'où le cinéma de Michelangelo Antonioni tire-t-il son étrange pouvoir de fascination ? Assurément de la qualité si particulière du regard que le cinéaste, film après film, a posé sur la matière filmée : un regard qui s'exerce sur fond de vacuité, à fleur de cette béante inconsistance où les choses qu'on ne peut tenir à l'oeil, ni contenir dans un récit, se rechargent constamment de mystère et s'élèvent à la puissance de l'évidement. Cet art de porter le vide au coeur des lieux, des personnages et des événements, et de l'insuffler à l'ensemble des rapports qui régissent la mise en scène, est défini ici comme le principe dynamique qui sous-tend, dans une intime coalescence du sens et de la forme, le projet artistique d'Antonioni. Qu'il s'expose dans son évidence sensible comme objet de la représentation (filmer et raconter le vide) ou qu'il se manifeste dans et entre les plans comme effet (plastique, narratif, énonciatif) d'une poétique, l'évidement s'affirme comme le concept esthétique le plus opérant pour approcher la singularité de l'univers et du style antonionien.Sur commandeCOMMANDER18,50 €
Du même éditeur
-

L'oubli du labeur. Arendt et les théories féministes du travail
Genel KatiaSoin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.EN STOCKCOMMANDER29,00 € -

Le passage de Jan van Eyck. Le portrait des Arnolfini et quelques réflexions sur l'histoire de l'art
Lecoq Anne-MarieAcquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.EN STOCKCOMMANDER25,90 € -

Birdsong
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee JeonCe livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Chroniques de la vie rurale. Journal d'une naturaliste américaine
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; WilPrécédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".EN STOCKCOMMANDER25,50 €

