La France en éclats. Ecrire la débâcle de 1940, d'Aragon à Claude Simon
Avout Aurélien d'
IMPRESSIONS NOU
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EAN :9782390700258
La débâcle de 1940 constitue l'une des séquences les plus frappantes de l'histoire de France, où le destin du pays bascule en quelques semaines face à l'offensive allemande. Retraite d'une armée, exode d'un peuple, chute d'un régime, morcellement d'un territoire : la séquence est rapide, le sort implacable. Occupant une place paradoxalement discrète dans la mémoire collective, ces événements n'en ont pas moins inspiré un grand nombre d'écrivains, à l'instar d'Aragon, Gracq, Saint-Exupéry, Simon, Sartre, de Gaulle, Némirovsky et tant d'autres. Qu'il s'agisse de romans ou de mémoires, de témoignages ou d'essais, leurs oeuvres révèlent les multiples moyens par lesquels l'écriture saisit le laps de temps restreint où la France sombre dans le chaos. Dressant une passerelle féconde entre géographie et histoire littéraire, cet essai montre à quel point les événements et les récits qui s'y rapportent ont redéfini l'imaginaire de l'espace national. De fait, les auteurs ne font pas que décrire un temps d'exception où les consciences vacillent et les repères s'effondrent ? ; ils recomposent aussi, plume à la main et cartes à l'appui, une France dont nul ne peut plus dire quels sont les contours. Accompagné d'un riche cahier iconographique, cet ouvrage passionnant jette une lumière nouvelle sur un épisode incontournable de notre passé et invite à redécouvrir des oeuvres littéraires à la fois classiques et méconnues. Aurélien d'Avout est ancien élève de l'Ecole normale supérieure et docteur en Littérature française. Ses recherches portent principalement sur la prose narrative du xxe siècle, les écritures de soi et les liens entre littérature et cartographie. La France en éclats est son premier livre.
Nombre de pages
390
Date de parution
21/04/2023
Poids
558g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782390700258
Titre
La France en éclats. Ecrire la débâcle de 1940, d'Aragon à Claude Simon
Auteur
Avout Aurélien d'
Editeur
IMPRESSIONS NOU
Largeur
145
Poids
558
Date de parution
20230421
Nombre de pages
390,00 €
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Dans la ligne éditoriale de la collection « Étude de style », l'ouvrage met en valeur la singularité et la force de la prose de Saint-Exupéry, à partir d'un extrait de Pilote de guerre (1942). Le passage retenu est original en ce qu'il présente l'aviateur non pas en pleine action, mais en train de méditer sur son expérience, son époque, sa civilisation au moment où il allume, à l'aube, un feu dans sa chambre. Cette pièce d'étude soulève plusieurs enjeux ? stylistique, historique, politique, anthropologique ? dont le croisement fait tout l'intérêt de notre ouvrage. L'analyse de l'extrait permet en premier lieu de faire ressortir la qualité de l'écriture exupéryenne, à la fois simple et sensible, empreinte de poésie, émaillée d'images, fondée sur un rythme entraînant, des tournures frappantes et une solide sagesse. Pour autant, l'étude ne s'en tient pas à une analyse de détail : elle réinscrit plus largement l'extrait dans son contexte historique, en montrant de quelle manière il constitue un contrepoint à « l'étrange défaite » de 1940 (selon l'expression de Marc Bloch). En cela, le texte est emblématique de la résistance spirituelle que l'auteur entend transmettre à ses compatriotes à travers son livre, publié pendant l'Occupation. Le présent ouvrage apporte donc un éclairage original sur Saint-Exupéry et donne envie au lecteur de le redécouvrir. Si l'auteur est apprécié du public et jouit d'une forte notoriété, Pilote de guerre constitue une ?uvre plus discrète dans sa production. Par conséquent, notre étude permet de présenter Saint-Exupéry sous un nouveau jour, en mettant notamment en lumière son rôle d'intellectuel engagé. Enfin, Pilote de guerre, par son thème principal, fait écho à notre actualité, au retour de la guerre aux portes de l'Europe et au Proche-Orient. Cette conjoncture est susceptible de favoriser l'intérêt du lectorat pour notre étude, centrée sur la poétique du récit de guerre.
C'est ce paradoxe cartographique que le présent ouvrage entend interroger, à travers le prisme de la littérature et du cinéma. Aux cartes proprement invisibles ? restées dans les coulisses de la création ? répond l'invisibilité caractérisant l'image qu'est la carte en tant que telle : ses zones d'ombre, ses points aveugles, parfois sciemment orchestrés à des fins politiques. Mais à tout pouvoir, son contre-pouvoir, comme le montre l'émergence récente d'une cartographie alternative et engagée visant à rendre justice à des acteurs ou à des phénomènes invisibilisés par le corps social. Les quatorze contributions composant ce volume explorent ainsi les différentes facettes (géographiques, esthétiques, politiques) de l'énigme posée au regard par ce qui, dans l'image censée capturer le réel, se dérobe à elle. Aurélien d'Avout est ancien élève de l'ENS (Paris), agrégé de Lettres modernes et docteur en Littérature française. Actuellement chargé de recherches du F.R.S.-FNRS à l'UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, ses travaux portent principalement sur la prose du XXe siècle, sur les rapports entre littérature et géographie, ainsi que sur la poétique du récit de guerre. Cécile Chatelet est ancienne élève de l'ENS de Lyon et agrégée de lettres modernes. Enseignante, elle a soutenu une thèse sur les formes du pouvoir et le motif de la révolte dans le roman contemporain français. Elle s'intéresse aux modes d'inscription du politique dans la littérature actuelle. Isabelle Ost est professeur ordinaire en littérature et en philosophie à l'UCLouvain Saint-Louis Bruxelles. Elle co-dirige le Centre Prospéro. Langage, image et connaissance. Elle a dirigé l'ouvrage Cartographier. Regards croisés sur des pratiques littéraires et philosophiques contemporaines (2018) et codirigé avec A. d'Avout le dernier numéro de la revue Phantasia "Décrire la carte, écrire le monde" (2023).
Le 31 juillet 1358, le massacre d'Etienne Marcel marqua la fin de la première Révolution de la bourgeoisie française. Grâce à l'étude approfondie des événements militaires, politiques, financiers consécutifs à la défaite et à la capture du roi Jean le Bon à Poitiers par les Anglais, ainsi que l'état économique et social de la France à l'époque, Jacques d'Avout donne tout son relief à la tentative d'Etienne Marcel et à son échec. Il dépouille le célèbre prévôt des marchands de ses couleurs d'image d'Epinal et nous présente un chef politique se heurtant à des adversaires supérieurs en habileté ou en duplicité.
Rédigés en hommage à un juriste dont les travaux scientifiques ont marqué son époque, les Mélanges sont l'occasion de proposer des articles inédits portant sur les fondements et l'actualité de cette discipline. Figure incontournable du droit des marchés et de l'arbitrage, Claude Lucas de Leyssac a dirigé pendant presque 15 ans l'Institut d'études judiciaires Jean Domat, et dans le cadre de cette fonction s'est employé avec succès à resserrer les liens entre le monde judiciaire et le monde académique. Directeur du Master 2 de Droit des affaires et de l'économie, Il a également enseigné successivement à l'Université de Reims de 1976 à 1980, à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense de 1980 à 1991 puis à l'Université Panthéon-Sorbonne de 1991 à 2015. Avocat au Barreau de Paris, il est également connu pour son rôle dans la construction comme dans l'application du ""droit des marchés"" (concurrence, consommation, régulation), ainsi que pour son expertise en matière d'arbitrage.
En 1965, dans l'épisode bien nommé The Town of No Return de la série déjà culte Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), une certaine EMMA PEEL fait son apparition. Incarnée par une actrice de théâtre remarquée, la sublime Diana Rigg, c'est elle qui impose le fétichisme de ses longues bottes de cuir, balaie d'un regard incendiaire tous les autres personnages de la série, forme un inoubliable et sulfureux duo avec le flegmatique John Steed (Patrick Macnee). Cinquième partenaire de cet agent, la jeune femme intrépide devient instantanément une immense icône de la culture pop des années 60. Sa personnalité flamboyante cristallise à jamais l'esprit de son époque : l'effervescence du swinging London, le kitsch des James Bond, l'exotisme des arts martiaux asiatiques, l'enthousiasme pour la physique quantique, l'insolence de la mode vestimentaire et, bien sûr, la libéralisation sexuelle. Car, faut-il le rappeler, Emma Peel est d'abord un jeu de mots avec "Man appeal" . A travers ses audaces, jamais femme n'a été aussi fatale. Stephen Sarrazin est enseignant, critique, essayiste et curateur d'expositions. Spécialiste du cinéma japonais contemporain et des arts vidéos et électroniques, circulant et travaillant sans relâche entre Londres, Paris et Tokyo, il a collaboré à de nombreux magazines en France et à l'étranger dont Art Press, HK Extrême Orient, Flash Art, et Mondes du cinéma. Il est l'auteur de Réponses du cinéma japonais contemporain (Lettmotif, 2013) et a co-dirigé l'ouvrage Mamoru Oshii, rencontre(s) (Moutons électriques, 2021).
Amiel Vincent ; Moure José ; Thomas Benjamin ; Vas
Depuis longtemps il existe une Europe du cinéma qui dépasse naturellement les frontières nationales : les échanges technologiques, économiques, mais aussi artistiques ont produit des films, et parfois des courants entiers dont on peut dire qu'ils sont européens plutôt que nationaux. Ainsi les techniciens allemands et russes dans les années 1930 (exil oblige) impriment leur marque sur les productions des studios français jusqu'à fonder une esthétique particulière, le «?réalisme poétique?»?; de la même manière, ce sont les techniciens juifs allemands qui permettent aux premiers films portugais parlants de voir le jour. Après la Deuxième Guerre mondiale, les échanges entre la France et l'Italie se multiplient, donnant naissance à des ?uvres majeures.Les réalisateurs profitent des diversités culturelles sans les séparer vraiment : Antonioni tourne à Munich, Barcelone, Londres aussi bien qu'à Milan, Wenders tourne à Lisbonne comme à Berlin, Skolimovski plante sa caméra à Bruxelles et à Londres, comme Kieslowski à Genève et Paris...Au travers de situations précisément documentées, d'analyses de films et d'enquêtes historiques, ce livre collectif veut montrer la réalité de cette Europe du cinéma, si vivante depuis plus d'un siècle.
Ce sont nos "princes charmants" ordinaires, modèles courants de mufles, rouleurs de mécaniques, coqs de basse-cour et goujats patentés. Les voici à l'oeuvre tels qu'en eux-mêmes. Mais pour Violette, Marilou, Adolphine et quelques autres il n'est plus l'heure de se laisser faire.
Qui était " René avant Magritte " ? Une énigme, que personne, jusqu'ici, n'avait cherché à éclaircir. C'est ce qu'a voulu découvrir Jacques Roisin, au cours de l'investigation qu'il a menée pendant treize années (de 1985 à 1998), en rencontrant les témoins encore vivants de la jeunesse du peintre et en fréquentant les lieux de ses vingt-huit premières années. Le compte-rendu de ce travail colossal de recherche a été rédigé sur le ton d'une enquête policière. Le récit nous fait revivre, dans le cadre du " Pays noir " de Charleroi puis à Bruxelles, ses frasques cruelles avec ses frères, sa fascination pour les images, ses lectures et ses séances de cinéma muet, les circonstances du suicide de sa mère - tout ce passé dont le peintre refusera toujours de parler - et, enfin, sa rencontre avec un peintre dans un cimetière et le choc de la découverte du Chant d'amour de Giorgio de Chirico. Tout au long de ce livre, vivant comme un reportage, passionnant comme un roman, apparaît en filigrane l'esprit subversif d'un " Ceci n'est pas une pipe ", véritable manifeste surréaliste, en germe dans l'enfance et la jeunesse turbulentes de René Magritte. Les innombrables témoignages de première main, recueillis auprès de ceux qui ont bien connu le jeune René, étayent l'enquête de terrain et permettent d'éclairer d'un jour totalement nouveau une oeuvre qui ne cesse de nous interpeller. De nombreux documents iconographiques, eux-mêmes inédits, concernant René, sa famille, son quartier, les lieux et les gens qu'il a fréquentés, enrichissent l'intérêt de la lecture. Le portrait de René minutieusement recomposé par Jacques Roisin nous apparaît comme la face cachée du peintre Magritte.