Lire en extraits. Lecture et production des textes de l'Antiquité à la fin du Moyen Age
Morlet Sébastien
SUP
28,01 €
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EAN :9782840509813
Les lettrés de l?Antiquité et du Moyen Age avaient l?habitude de composer des notes de lecture. Ces notes prenaient souvent la forme d?extraits compilés dans des recueils. Ces recueils étaient parfois lus et copiés pour eux-mêmes. Les lettrés s?envoyaient leurs extraits ou s?en faisaient lire. Ces extraits permettaient de prendre connaissance rapidement du contenu essentiel d?un ouvrage, de ses "beaux passages" ou de ses passages les plus utiles. Ils avaient aussi un intérêt pédagogique ou polémique. Ils servaient souvent de matière première à la composition d?ouvrages anthologiques. Ils sont même à l?arrière-plan d?un grand nombre de textes dont le caractère anthologique n?est pas toujours facilement détectable. C?est dire combien les extraits étaient au coeur de la vie des lettrés de l?Antiquité et du Moyen Age. Ce livre se propose de repenser les pratiques de lecture et de composition, de l?Antiquité au Moyen Age, en tentant de préciser la place exacte que les "extraits" ont pu jouer jusqu?à l?aube de la Renaissance. Il est fondé sur une double approche à la fois comparatiste et historique. Il rassemble des contributions portant sur des aires culturelles différentes (l?Egypte pharaonique, le monde grec classique et hellénistique, le monde romain, l?Antiquité tardive, Byzance, le Moyen Age occidental) et s?applique à retracer l?émergence et la diffusion d?une pratique apparue avant tout en Grèce, à l?époque classique, et qui ne se cesse de prendre de l?importance dans les usages lettrés, dès l?époque hellénistique, et plus encore à l?époque du christianisme.
Nombre de pages
498
Date de parution
03/09/2015
Poids
797g
Largeur
160mm
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EAN
9782840509813
Titre
Lire en extraits. Lecture et production des textes de l'Antiquité à la fin du Moyen Age
Auteur
Morlet Sébastien
Editeur
SUP
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160
Poids
797
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20150903
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Le christianisme a-t-il été une menace pour la culture gréco-romaine ? Audelà de ce questionnement, ce livre engage une réflexion sur le rapport du christianisme naissant avec l'idée même de culture, telle qu'elle existait avant le christianisme et telle qu'elle s'est modifiée par la suite. En passant en revue chacune des disciplines du septénaire constituant les arts libéraux, c'est-à-dire le socle culturel de tout lettré que les Grecs nomment egkuklios paidéia (grammaire, rhétorique, dialectique, arithmétique, géométrie, musique, astronomie), ce livre montre que, si la culture grecque suscite des oppositions R elle apparaît souvent comme l'expression du polythéisme ou des prétentions des Grecs à atteindre le savoir sans Dieu -, elle peut aussi être défendue par les chrétiens en tant qu'elle forme l'esprit et le rend capable de comprendre les données de la foi. Les auteurs patristiques reprennent ainsi à leur compte une conception ancillaire de la culture qui avait déjà cours dans certains courants philosophiques grecs, mais qui suppose un tri : la culture peut servir d'introduction à la foi, à condition qu'on n'en prenne que ce qui est bon. Mais au-delà de cette réflexion qui vise à déterminer ce qui, de la culture, doit être sauvé ou rejeté, les auteurs chrétiens tendent à présenter la doctrine chrétienne comme une culture à part entière, et dissocient pour la première fois dans l'histoire la notion de culture de celle d'hellénisme. Paradoxalement peut-être, ils donnent ainsi corps à une idée de culture globale dont christianisme et hellénisme n'apparaissent en définitive que comme deux composantes possibles. La réflexion des auteurs chrétiens aboutit donc à la fois à une relativisation du concept de culture R passage de la culture, forcément grecque, aux cultures, la grecque et les barbares R et à son extension R passage de telle ou telle culture à la culture en général : devient " culture " tout ce qui contribue à nourrir l'esprit, qu'il soit grec ou non. Le christianisme, à l'issue de cette étude, n'apparaît plus tant comme un obstacle à la transmission de l'idéal grec et romain de culture que comme un vecteur essentiel dans la façon dont la notion de culture s'est frayée un chemin jusque dans la Modernité.
La polémique religieuse représente une page importante dans l'histoire des relations entre juifs et chrétiens. L'Antiquité en a laissé de nombreux témoignages littéraires, dont des dialogues mettant aux prises un juif et un chrétien. Ces textes se présentent en général comme des compte rendus de débats réels. Les deux adversaires discutent sur les points essentiels de désaccord : Jésus est-il le Messie ? L'Evangile s'est-il substitué à la Loi juive ? Qui, des juifs ou des chrétiens, est le peuple de Dieu ? Mais, composés par des chrétiens, ces dialogues ont toujours pour but de montrer la supériorité du christianisme. Ils sont adressés avant tout aux chrétiens et servent à les instruire dans la foi. Le Dialogue de Timothée et Aquila, composé par un auteur inconnu, peut-être sous le règne de l'empereur byzantin Justinien (VIe siècle), constitue, en grec, l'un des témoins les plus importants de ce genre littéraire dans l'Antiquité tardive. Ce texte se présente comme la relation d'un débat organisé à Alexandrie entre le chrétien Timothée et le juif Aquila. Au terme d'une controverse consacrée avant tout à la question du Christ, le juif admet sa défaite et reçoit le baptême. Reflétant davantage une discussion idéale qu'une controverse réelle, ce texte est un témoignage capital sur la façon dont les chrétiens se représentaient leur position par rapport au judaïsme dans les derniers temps de l'Empire romain. Cet ouvrage offre la première traduction française du dialogue dans sa forme longue.
Très tôt dans la littérature grecque apparaît l'idée que certains textes « résonnent » entre eux et que d'autres, au contraire, sont en dissonance. Les commentateurs des Classiques postulent leur harmonie parfaite pour les éditer ou pour les interpréter, tandis qu'ils s'interrogent sur leur accord ou leur désaccord avec d'autres auteurs. Dans l'écriture de l'histoire, l'accord des sources est souvent allégué comme un critère de vérité. Les philosophes réfléchissent à la concorde ou au dissentiment qui règnerait chez les grands maîtres, dans les écoles qu'ils ont fondées, ou entre courants philosophiques. Les juifs puis les chrétiens poursuivent ce questionnement sur la concorde des textes et des doctrines en l'appliquant au texte biblique, dans son rapport à lui-même ou aux textes non bibliques.À la volonté d'interpréter, de comprendre et de juger s'ajoute au cours du temps un souci de systématisation qui s'impose de plus en plus aux lettrés de l'Antiquité, mais qui ne fera jamais disparaître l'intention profonde de ces réflexions sur l'accord : établir la vérité des textes ou des idées qu'ils sont censés exprimer.Cet axe fondamental de la pensée grecque, qui culmine dans l??uvre du chrétien Origène (v. 185-v. 254), n'est donc pas seulement au c'ur de la genèse du comparatisme et du concordisme comme attitudes intellectuelles. Lié à une certaine représentation de la vérité, pensée comme fille du consensus, il constitue une page essentielle dans l'histoire de nos pratiques de véridiction, écrite par des « païens », des juifs puis des chrétiens, qui, au-delà de leurs divergences religieuses, étaient tous des auteurs grecs.Ce livre est consacré à la préhistoire d'une histoire plus longue. Il s'arrête juste avant l'apparition du néoplatonisme et quelques décennies avant le « siècle d'or » de la patristique, deux traditions qui, l'une du côté païen, l'autre du côté chrétien, écriront une autre page des rapports entre concorde et vérité.
Biographie de l'auteur Sébastien Morlet est un ancien élève de l’École Normale Supérieure, il est agrégé de Lettres classiques, Docteur en langue et littérature grecques (qualifié, 8e section), Maître de conférences en langue et littérature grecques.
Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.