Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. Tome 6, Lyon : Le Lyonnais - Le Beaujo
MONTCLOSXAVIER DE
BEAUCHESNE
42,00 €
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EAN :9782701013053
Ce sixième tome du Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine est consacré à l'actuel département du Rhône. Quelques personnalités de l'Ain et de la Loire y apparaissent cependant en raison de l'histoire commune que vécut l'archidiocèse de Lyon avec les pays de l'Ain et de la Loire jusqu'à la restauration du diocèse de Belley en 1821 et à la création de celui de Saint- Etienne en 1970. On ne s'étonnera pas que la majorité des quatre cent six notices biographiques présentées dans cet ouvrage concernent des catholiques, clercs et laïcs, mais on notera la place significative qui a été faite aux autres confessions - protestante, orthodoxe, juive - et à certaines formes de pensée déviantes ou opposées comme l'occultisme et l'anticléricalisme. Les choix ont en outre été déterminés par les limites chronologiques de la collection : toutes les personnalités retenues ont joué un rôle notable à un moment ou à un autre de la période qui va de 1800 à 1962. Le soin qui a été mis à la rédaction de l'introduction et des notices, de même qu'à la confection des notes documentaires et des index, fait de cet ouvrage un instrument de travail précieux pour les chercheurs, et, plus largement, une initiation à l'histoire religieuse du Rhône dans la période contemporaine. A cet égard, il s'adresse non seulement aux historiens mais encore au public cultivé, particulièrement à celui qui s'intéresse à l'histoire de la région lyonnaise.
Nombre de pages
456
Date de parution
01/04/1994
Poids
748g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782701013053
Titre
Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. Tome 6, Lyon : Le Lyonnais - Le Beaujo
Auteur
MONTCLOSXAVIER DE
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
161
Poids
748
Date de parution
19940401
Nombre de pages
456,00 €
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L'ancienne bourgeoisie en France apparaît dans la seconde moitié du XVe siècle en s'appuyant sur le négoce, l'industrie ou les offices royaux. Heurté de plein fouet par la Révolution, ce groupe social cherche à préserver sa cohésion en épousant pour partie les thèses contre-révolutionnaires et en manifestant par la suite une hostilité durable à ce que l'on appelle au XIXe siècle le "monde moderne", celui des philosophes et des démocrates. Composé de dynasties provinciales avocats, propriétaires terriens, négociants, industriels, ce milieu a été très peu étudié tant du point de vue social que sous l'angle idéologique. A partir du dépouillement des archives de la Bibliothèque nationale (testaments, correspondances, discours, plaidoiries, articles de journaux), cette recherche sur quatre cents ans d'histoire révèle que l'ancienne bourgeoisie, qui manifeste un attachement fidèle à l'Eglise, s'est maintenue jusqu'au XXe siècle avec une étonnante permanence. Entrer dans l'histoire sociale de l'ancienne bourgeoisie permet d'étudier l'évolution de la société française et de plonger au coeur de stratégies familiales établies depuis l'Ancien Régime, qui s'expriment notamment au siècle par le légitimisme, le catholicisme social ou encore l'Action française au début du XXe siècle. Cet ouvrage, dont la première édition a été saluée par René Rémond, a été remanié par l'auteur pour en accentuer l'étude historique et présente plusieurs familles de l'ancienne bourgeoisie sous la forme d'un récit.
En huit chapitres clairs et concis, Xavier de Montclos retrace l'histoire de l'Église catholique en France, des origines jusqu'au seuil du troisième millénaire. Il analyse avec rigueur les relations de l'Église de France avec Rome. Il souligne le rôle des grandes figures du catholicisme dans l'histoire de la nation.
La réforme est une donnée constante de l'histoire de l'Eglise. Au cours des derniers siècles, cependant, les catholiques ont souvent pensé que leur Eglise avait acquis une forme en quelque sorte immuable. Dans un monde dont l'évolution s'accélérait, l'institution devait se préserver absolument de toute variation pour rester fidèle à sa mission. Tel fut, du moins, le sentiment que l'on eut dès le lendemain du concile de Trente, au XVIe siècle, et la conviction dans laquelle vécurent généralement les fidèles jusqu'à Vatican II. En réalité, l'idée de réforme courut durant toute la période, se manifestant sous des formes diverses. C'est de ce réformisme que le présent ouvrage entend brosser l'histoire, depuis les débuts de la Révolution française jusqu'à la fin du XXe siècle. Ceux qui, clercs ou théologiens, y furent favorables ne constituèrent ni courant ni école, mais eurent en commun plusieurs traits essentiels : une aspiration à des formes moins autoritaires et plus communautaires de la vie interne de l'Eglise, une considération attentive du monde et une ouverture œcuménique. La question est de savoir si ce réformisme fut pris en compte par l'autorité romaine et s'il parvint à préparer ou à provoquer cette " réforme permanente " à laquelle l'Eglise est appelée " au cours de son pèlerinage ".
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.