La belle à dos d'âne sur la route de Chang'an; Combat dans la peupleraie; Menottes de pouces; La femme au bouquet de fleurs. Ces quatre récits s'inscrivent dans la lignée de la longue nouvelle La joie, où Mo Yan porte un regard critique sur la société contemporaine, en particulier sur le monde des campagnes (trop souvent oublié de nos jours, alors que l'on ne songe plus qu'au fantastique essor urbain de la Chine). On y retrouve le même sens du tragique, la même intensité des sensations qui s'exacerbent au contact de la nature, la même prédilection pour le réalisme magique ainsi que l insidieuse présence de la mort.Ainsi, cette étrange nouvelle, Menottes de pouces, dont le protagoniste est un enfant de huit ans qui a perdu son père, frappe par la richesse des sensations, la profusion des couleurs, les visions fantastiques de cet enfant face à une nature peuplée d esprits qui semblent habiter les hiboux, les corbeaux, les arbres. Il fera une mauvaise rencontre qui sera la source de son malheur: attaché à un arbre, il comprend alors qu il a perdu sa liberté. Cette arrestation est-elle une allégorie de sa triste condition paysanne? L indifférence et l impuissance générales face à cette capture insolite laissent perplexes: l enfant orphelin, faute d argent pour soigner sa mère, n échappera pas en effet à un destin tragique. Attendries par cet enfant sans défense, quelques femmes apportent ici une touche d humanité à ce monde implacable, où chacun lutte dans la solitude pour sa propre survie.
Commandé avant 16h, livré demain
Date de parution
08/09/2011
Poids
200g
Largeur
131mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782809702651
Titre
LA BELLE A DOS D'ANE DANS L'AVENUE DE CHANG'AN
Auteur
MO YAN
Editeur
PICQUIER
Largeur
131
Poids
200
Date de parution
20110908
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : "Entre réalisme et fantastique, rêve, cauchemar et réalité, Mo Yan déroule les vagues d'un récit prodigieux qui charrie l'histoire et la légende". Télérama Jintong, né après huit soeurs, est l'Enfant d'Or de sa mère. Autour de lui, la Chine rurale est confrontée à l'invasion japonaise, au maoïsme et enfin au néo-capitalisme sauvage. Fort heureusement Jintong, affligé d'un amour obsessionnel du sein maternel et des fesses des jolies filles, vit ces tragédies avec un certain recul... Une fresque délirante et sensuelle, truculente et poétique, longtemps interdite en Chine. Né en 1955 dans une province rurale de Chine, Mo Yan a publié plus de quatre-vingts romans et nouvelles, dont Le Pays de l'alcool, La Dure Loi du karma et Le Clan du sorgho rouge, disponibles en Points. En 2012, il a reçu le prix Nobel de littérature. Traduit par Noël Dutrait et Liliane Dutrait Prix Nobel de littérature
Deux des plus célèbres récits de l'auteur du Clan du sorgho. Mais le " Noiraud " du Radis de cristal semble tout droit sorti d'un conte mystérieux. Dans l'univers fruste d'une campagne chinoise, un enfant vagabond qui ne communique jamais par la parole s'émeut d'une caresse, d'un crépitement, de brèves émotions furtives : à travers son regard, les sons, les odeurs, les matières et les couleurs prennent une intensité poétique poignante. En un monde d'adultes terre à terre, les descriptions de Mo Yan sont encore plus chamelles et émouvantes et les rapports entre les humains décrits dans leur plus grande tendresse comme dans leur plus grande cruauté.
Le simple monologue d'un fâcheux rencontré sur le boulevard est le point de départ de ce récit éblouissant de virtuosité. Entraîné malgré lui dans un restaurant de raviolis, notre héros n'aura pas d'autre issue que de subir la conversation volubile et le verbiage désopilant d'un ami d'enfance. De fil en aiguille et du coq à l'âne, la conversation du bavard prend le tour d'une logorrhée où s'entremêlent brèves de comptoir et considérations métaphysiques. Le lecteur déconcerté par cet étrange banquet le sera encore davantage quand il apprendra qu'une moustache de tigre dans un ravioli peut conduire presque naturellement à un précieux grimoire. Un récit tourbillonnant et fantasque dont la bouffonnerie et les éclats de rire sont un délice pour le lecteur pris au piège. Né en 1956 ; de son vrai nom Guan Moye, Mo Yan préfère être connu sous le nom qu'il s'est choisi, qui signifie paradoxalement " ne parle pas ". Devenu écrivain au sein de l'Armée populaire de libération pour échapper à la misère, il vit aujourd'hui de sa plume. Il est l'auteur d'une dizaine de romans et de plus de soixante-dix récits.
Cela fait un an que Penny a franchi pour la première fois les portes du Grand Magasin des Rêves, cet univers fabuleux où les dormeurs viennent chaque nuit choisir les rêves qu'ils désirent vivre. Dans le "quartier des compagnies" , les producteurs inventent sans relâche des rêves qui ressembleraient à une forêt tropicale, qui auraient l'odeur du riz cuit ou encore la couleur du bleu de la nuit : rêves primés ou rêves en solde, rêves de souvenirs, rêves de sieste ; ils sont tous de véritables créations artistiques. Penny découvre aussi le Service des Réclamations auquel s'adressent les rêveurs insatisfaits car certains ont cessé tout bonnement de se rendre au Grand Magasin des Rêves. Comment expliquer que certains dormeurs ne reviennent jamais ? Penny va lever le voile sur les aspirations secrètes des rêveurs en quête d'expériences immersives fabuleuses et surtout de sens à leur vie. Car s'il est vrai que le rêve permet de s'évader, il permet aussi de s'émanciper. Il réconcilie le dormeur avec lui-même en lui permettant de retrouver sa propre voix, parfois de manière imprévue. Et donne au lecteur la liberté de rêver.
Ochi Tsukiko ; Bescond Sophie ; Noriko Oto ; Tsuki
Elles sont cinq femmes à partager une maison dans la ville de Kamakura. Cinq femmes de trente-sept à soixante-treize ans, qui ne se connaissent pas, sauf Kara, la propriétaire, et sa grande amie Mikiko, qui a lancé cette idée inattendue de créer une colocation pour femmes à 8 minutes à pied de la gare de Kamakura, comme le dit l'annonce, dans une vieille demeure de style occidental. Elle s'appelle le Café Ouchi car Kara y sert à de trop rares clients de délicieux cafés dont elle moud elle-même les grains et compose les mélanges de saveurs. Dans cette maison qui devient vite un refuge, il y a un grand jardin foisonnant de cerisiers et de fleurs bleues ; elle bourdonnera bientôt des récits des nouvelles locataires, toutes un peu malmenées par la vie et souvent à bout de souffle. Dans cette pension de famille recomposée, elles prennent la parole à tour de rôle et interrogent les fantômes de leur passé en même temps que leurs espoirs réprimés et recouverts de silences ; elles vont apprendre à s'accepter, à partager leurs savoir-faire ainsi que le café, entre amertume des souvenirs et douceur des bavardages. Certaines apprendront à écouter le chant des oiseaux, d'autres découvriront les currys de palourdes de Chieko ou l'art de fabriquer des feuilles de cerisier confites au sel. Pour réapprendre à aimer.
Les gestes simples - cueillir des herbes aromatiques dans le jardin, faire bouillir de l’eau pour le thé, s’occuper du potager - sont autant d’actes qui éloignent la peur et les angoisses. Ode à la lenteur, à l’émerveillement, à la transmission.
Un voyage tout en douceur à Kamakura, non loin de Tokyo avec Hatoko dit Poppo et sa belle papeterie. La jeune fille est également écrivain public. Avec elle, l'écriture devient un art : support, plume, système d'écriture, encre, enveloppe, timbre; absolument tout est choisi avec le plus grand soin pour convenir parfaitement au destinataire. Une délicieuse invitation à prendre la plume et à offrir des mots à son tour !