Lalo Schifrin. Entretiens sur la musique, le cinéma et la musique de cinéma
Michel Georges ; Schifrin Lalo
ROUGE PROFOND
23,30 €
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EAN :9782915083163
Lalo Schifrin est l'un des très importants compositeurs de la modernité cinématographique et de l'espace hollywoodien en son entier - du film fantastique comme Amityville à Opération Dragon (Tarantino ne cache pas qu'il adore cette musique) et Rush Hour, sans oublier les génériques de séries télévisées passés à la postérité : ceux de Mannix, de Starsky and Hutch et celui de Mission impossible, le plus célèbre thème de série jamais conçu pour la télévision. Créateur prolifique dans le domaine de la bande-son (plus de trois cents partitions), il est aussi musicien de jazz : il fut, comme pianiste, compositeur et arrangeur, l'un des compagnons privilégiés de Dizzy Gillespie - pour qui il a écrit, en 1961, la célèbre suite Gillespiana. Il a également donné des partitions classiques et des pièces contemporaines pour cordes. Georges Michel s'est entretenu avec Lalo Schifrin à Los Angeles. Durant une semaine, l'artiste a évoqué son apprentissage, sa fréquentation du milieu du jazz, ses idées sur la musique de films, ses liens à Hollywood (notamment ses collaborations marquantes : avec Don Siegel, John Boorman, Georges Lucas, Clint Eastwood, Peter Yates, Sam Peckinpha), ses méthodes compositionnelles. Il livre des anecdotes passionnantes à propos des personnalités qu'il a côtoyées (Gillespie, Count Basie, Quincy Jones...), revient sur sa collaboration houleuse avec William Friedkin pour L'Exorciste (dont il a composé la première bande originale). Le livre d'entretiens issu de cette rencontre est accompagné de la discographie complète de l'artiste, et enrichi d'une iconographie largement nourrie par les archives personnelles de Schifrin.
Nombre de pages
204
Date de parution
26/01/2006
Poids
423g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782915083163
Titre
LALO SCHIFRIN - ENTRETIENS AVEC GEORGES MICHEL
Auteur
Michel Georges ; Schifrin Lalo
Editeur
ROUGE PROFOND
Largeur
155
Poids
423
Date de parution
20060126
Nombre de pages
204,00 €
Disponibilité
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La collection de ces confe rences constituerait une documentation pre cieuse" e crit Jacques Berque en 1962 dans le "Maghreb entre deux guerres" . Je n'ai toujours pas a ce jour rassemble tout le corpus des confe rences des "Amis de Fe s" , dont j'ignore d'ailleurs le nombre mais ce troisie me tome propose 12 nouvelles confe rences faites a Fe s entre 1938 et 1952. Elles ne couvrent pas la totalite des sujets traite s, pendant la pe riode, par les "Amis de Fe s" mais sont davantage le re sultat de mes recherches ; elles confirment la qualite et l'e rudition des confe renciers, et la richesse de leur programme d'e tudes. Les confe rences des "Amis de Fe s" , ce sont aussi vingt-cinq anne es de sauvegarde du patrimoine, de transmission de connaissances, de culture partage e et de dialogue chaleureux. Je souhaite en publiant ce livre contribuer une nouvelle fois a la re alisation d'un des souhaits des "Amis de Fe s" : constituer des archives destine es aux futurs chercheurs a partir des diffe rentes confe rences et e tudes. Mon ambition est toujours de mieux faire connai tre Fe s a ceux qui l'aiment et de la faire de couvrir aux autres ! Les textes ici rassemble s sont la reproduction exacte, des textes d'origine tels qu'ils ont e te remis aux adhe rents des "Amis de Fe s" ou publie s dans la presse locale. Le docteur Kai s Ghomri, lui aussi porte par la passion de la ville de Fe s, a bien voulu re diger la pre face.
La collection de ces conférences constituerait une documentation précieuse " écrit Jacques Berque en 1962 dans " Le Maghreb entre deux guerres ". Cette réflexion a conduit l'auteur à rechercher, avec le soutien des associations " Les Amis de Marcel Vicaire " et AdaFès, dont il est adhérent, les textes de ces conférences, disparus sans jamais avoir été publiés en dehors de l'association " Les Amis de Fès ". À l'occasion du centenaire de la création de Fès Ville-Nouvelle (1916), un premier tome regroupant 14 conférences données entre 1938 et 1955 est proposé. Nous espérons ainsi contribuer à la réalisation d'un des objectifs des " Amis de Fès " : " constituer des archives pour les futurs chercheurs " ; notre ambition est également de mieux faire connaître Fès à ceux qui l'aiment ? pour qu'ils l'aiment davantage et la faire découvrir aux autres !
L'association des "Amis de Fès", association culturelle créée en 1932, regroupe Français et Marocains soucieux de sauvegarder les sites et les monuments de la "vieille" ville de Fès, de faire mieux connaître la ville, son histoire, ses habitants, aux Fassis et de la faire découvrir aux étrangers. Les conférenciers marocains et français ont réalisé des études de terrain où ils recueillent des renseignements précieux sur tous les aspects de la vie quotidienne, les pratiques artisanales, les traditions de Fès. Cette réappropriation commune du patrimoine culturel fassi permet d'appréhender l'histoire de Fès de manière authentique, sans les préjugés des documents issus de certaines recherches européennes et donne toute leur valeur à ces communications. L'association cesse ses activités en 1956. Le quatrième tome des Conférences des " Amis de Fès " propose quatorze textes de conférences faites à Fès entre 1933 et 1954. Ils ne couvrent pas tout le champ des sujets traités par les "Amis de Fès" mais sont davantage le résultat de mes dernières découvertes qui confirment la qualité et l'érudition des conférenciers et la richesse du programme présenté. Ces textes m'ont été donnés par les familles des conférenciers ou des adhérents des "Amis de Fès". Amine Bourdellah, connaisseur averti de l'histoire passée et présente de Fès a bien voulu rédiger la préface. Son père était un des conférenciers des "Amis de Fès".
La collection de ces conférences constituerait une documentation précieuse" écrit Jacques Berque en 1962 dans le "Maghreb entre deux guerres". Le deuxième tome propose 12 nouvelles conférences faites à Fès entre 1947 et 1955. Elles ne couvrent pas tout le champ des sujets traités par les "Amis de Fès" ; elles sont davantage le résultat de mes recherches, mais confirment outre la qualité et l'érudition des conférenciers, la richesse du programme présenté. Les textes ici rassemblés sont la reproduction exacte, mis à part l'orthographe des noms propres arabes, des textes d'origine, tels qu'ils ont été remis aux adhérents des "Amis de Fès" ou publiés dans la presse locale. Mme Amina Chraïbi, enseignante, née à Fès, a revu, corrigé, harmonisé et modernisé l'orthographe des noms propres arabes cités dans les textes. Elle a accepté de rédiger la préface. Nous souhaitons en publiant ce livre contribuer une nouvelle fois à la réalisation d'un des souhaits des "Amis de Fès" : constituer des archives destinées aux futurs chercheurs à partir des différentes conférences et études. Notre ambition est toujours de mieux faire connaître Fès à ceux qui l'aiment et de la faire découvrir aux autres !
En décembre 1976, dans le mythique Filmstudio de Traste-vere à Rome, un jeune homme de vingt-trois ans projetait lui-même son premier long métrage tourné en Super 8. Il s'agissait de Nanni Moretti et le film s'intitulait de manière prémonitoire Je suis un autarcique. Ainsi, dans un cinéma italien marqué par la difficulté à se renouveler, faisait irruption un surdoué égocentrique, un cinéaste passionné qui allait s'imposer très vite comme la figure dominante de sa génération. Metteur en scène exigeant que la conscience de son talent et la rigueur de ses positions morales et politiques rendent souvent incommode, Moretti a d'abord exploré l'introspection autobiographique cristallisant les angoisses existentielles d'un individu plongé dans une société privée de repères éthiques et idéologiques. Sous l'identité de Michele Apicella, il a été membre d'une troupe de théâtre (Je suis un autarcique), étudiant (Ecce Bombo), cinéaste (Sogni d'oro), professeur de lycée (Bianca), prêtre (La messe est finie), homme politique joueur de water-polo (Palombella rossa). Dans Journal intime et Aprile, Michele Apicella cède la place à Nanni Moretti lui-même. Il sera désormais à la fois un homme public intervenant dans le débat politique et un homme privé évoquant le cadre de ses préoccupations intimes (La Chambre du fils, Le Caïman, Habemus Papam, Mia madre). Dans cet ouvrage, l'artiste se confie à Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, et revient sur toute sa production cinématographique, s'imposant comme un créateur protéiforme, un intellectuel vigilant et un producteur, distributeur, directeur de salle, opérateur culturel omniprésent.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.